Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 01:29

 

 

Bozize171108275-copie-1.jpg

 

 

Tout dans le comportement de Bozizé et les actes qu’il pose indique que si jamais il était battu à la régulière dans les urnes à l’issue des élections présidentielles, il n’en accepterait pas les résultats. Conscient du peu de chance dont il dispose en raison du véritable phénomène de rejet massif dont il fait l’objet aux yeux de ses compatriotes, toute sa stratégie électorale ne repose non pas sur la persuasion des Centrafricains de la nécessité pour lui par ce que son bilan à la tête du pays depuis sept est satisfaisant mais plutôt sur l’intimidation de ses adversaires et comment les empêcher de le battre dans les urnes.

Pour cela, il faut multiplier les obstacles et embuches sur leur chemin. Sinon, comment peut-il justifier le recrutement de nombreux jeunes désoeuvrés pour en faire des « tontons macoutes » comme à Haïti sous la dictature des Duvalier ! Les informations qu’une source présente sur les lieux qui a souhaité conserver l’anonymat, a fournies à Centrafrique-Presse, sont effrayantes et font froid au dos. Elles méritent d’être amplement portées à la connaissance des Centrafricains et de nos fidèles lecteurs.

 Selon notre source, « vendredi 23 avril, une réunion a eu lieu à Boali, le nouveau lieu de rendez-vous hebdomadaire du clan Bozizé avec ses agents de renseignement et d'actions clandestines (ndlr : tous les vendredis à 22 heures), lieu préféré à Bangui où il peut y avoir des regards indiscrets. Les « tontons macoutes » se sont tous regroupés dans un premier temps au PK 12, sortie nord de la capitale où un pécule leur a été distribué pour qu’ils se restaurent avant de regagner Boali où ils sont arrivés vers 21 heures. Bozizé en personne les a rejoints vers 22 heures mais peu avant la réunion, deux agents sont sortis de la salle pour informer par téléphone les anciens ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio qui viennent d’être brutalement limogés, de l'arrivée impromptue de Bozizé à cette réunion. Malgré l'obscurité sur les lieux, ils ne s'étaient pas rendus compte que dans la broussaille à côté, des éléments de la Garde présidentielle veillaient et ont pu alerter le capitaine Ngaïkoisset, qui est officiellement chef de corps du Bataillon Amphibie et qui ne devrait donc pas être là. Celui-ci a fait récupérer tous les téléphones portables des « tontons macoutes » et en les vérifiant, il a donc retrouvé parmi les numéros appelés récemment, ceux de Gonda et Ouéfio considérés désormais par le clan Bozizé comme des pestiférés. Il a procédé illico à l'arrestation des deux agents - tous petits gbayas- qui ont appelé les deux personnalités. Ils sont toujours à l’heure actuelle en état d'arrestation. Tous les téléphones des agents ont été confisqués pour des vérifications plus approfondies et ne leur seront restitués qu'à la réunion de vendredi prochain à Boali.

Ensuite Bozizé a pris la parole et tenu des propos qu'on peut résumer en six points ainsi que pour leur dire que désormais il y a six antennes autonomes de renseignements gérés par  les personnes suivantes :

  

   - François BOZIZE lui-même

 

   - Jean Francis BOZIZE son fils

 

   - Claude Richard NGOUANDJIA, DG des Renseignements généraux de la Présidence de la République

   - Joël MOIDAMSE SINFEI, Chef de son cabinet particulier, général de police

 

   - Général Jules Bernard OUANDET ministre de la sécurité et actuellement intérimaire de Elie OUEIFIO

 

- Capitaine Claude NGAIKOISSET, qui bien qu'étant officiellement chef de corps du Bataillon Amphibie, est en réalité chef du service "actions" des agents tueurs de Bozizé, de qui il reçoit toujours ses ordres. Son "bureau",  où il reçoit chaque jeudi à 15 heures ses agents, est aménagé dans une pièce du garage  de Monsieur Youssouf à côté du Centre Protestant pour la Jeunesse, au carrefour Koudoukou- Martyrs,  pour tromper la vigilance des uns et des autres, et surtout pour surveiller tous les mouvements à partir de ce carrefour.

 

2- BOZIZE a remis 15 pistolets automatiques (PA) aux agents et leur a demandé de ne  les utiliser qu'en cas de nécessité absolue. Il leur a dit de ne pas tirer sur les opposants avec les PA car ce serait flagrant mais quand ils les trouveront dans la circulation, de leur appliquer la même méthode appliquée au Colonel Michel SALLE. (accident délibérément provoqué).

 

3- Un agent lui ayant dit que le lieutenant Madjitoloum qui s'était illustré contre les mercenaires de Bozizé le2 5 octobre 2002, et qui s'était entretemps exilé, est revenu et habite vers Combattant. BOZIZE a aussitôt donné l'ordre à Ngaïkoisset de s'occuper de lui et de l'éliminer.

 

4- BOZIZE a interpellé le Capitaine Anatole Ngaya en lui disant: " Toi, Ngaya, les gens disent que c'est toi qui a tué Ndjadder. Il faut que tu saches que ce sont les parents de Ndjadder qui cherchent à revenir au pouvoir. S'ils reviennent au pouvoir tu es foutu. Alors fais tout pour maîtriser et surveiller le quartier Sara, c’est ta zone de surveillance désormais".  Ensuite, il s'est retourné vers les autres lieutenants Gbayas en disant "Ce que je dis est valable pour vous aussi. Si je perds le pouvoir, je bénéficierai de la protection due aux anciens chefs d'Etat. Mais vous, vous serez menacés. Alors faites comme en 2005, il faut tout faire pour vous opposer à la démarche de ces opposants. Il faut renforcer la surveillance  devant le domicile de Tiangaye où ils se réunissent d' habitude.

Tous les véhicules utilisés par les opposants doivent être connus avec leurs numéros de plaques d'immatriculation et leurs domiciles et déplacements quotidiennement suivis et analysés".

 5- Quand BOZIZE a enfin donné la parole aux agents pour leur demander de s'exprimer librement, un agent courageux lui a  quand même demandé s'il ne pouvait pas reporter les élections pour que des opposants aient la possibilité de concourir avec lui, sinon le pays irait au devant de graves dangers, et en plus, ces élections ne seraient pas crédibles. Il n'a pas répondu.

 

6- Enfin , il a expliqué à ses interlocuteurs qu'il relevé Elie Ouefio parce qu'il lui a menti: il a dit que de retour d'une mission dans l'Ouham-Pendé et l'Ouham, Elie Ouéfio lui a assuré que tout allait bien sur le plan sécuritaire, et curieusement quelque jours après, les rebelles de l'APRD ont confisqué les listes électorales. Alors il s'est dit que quelque chose ne va pas avec Elie Ouéfio et il a décidé de le limoger parce que c'est un menteur. Pour Gonda il l'accuse d’avoir détourné les fonds du DDR. »

 

Si Bozizé et son clan estiment que ces informations qui sont d’une extrême gravité sont erronées, la rédaction de Centrafrique-Presse est disposée à publier leur démenti éventuel avec preuves à l’appui.

La Rédaction C.A.P  

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique