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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 01:00

 

 

 

 

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Paris 23 sept (C.A.P) – Du 14 au 18 septembre dernier, le procès en cours du président du MLC Jean-Pierre Bemba devant la Cour Pénale Internationale de La Haye (Pays-Bas) a enregistré l’audition d’un témoin assez particulier à savoir Prosper N’douba, ancien conseiller spécial et porte-parole de feu le président Ange-Félix Patassé au moment de l’entrée des rebelles du général François Bozizé dans Bangui le 25 octobre 2002 où il a été fait prisonnier et séquestré durant trente-huit jours entre leurs mains.

 

De cette mésaventure, Prosper N’douba en a écrit un livre « L’otage du général centrafricain François Bozizé » – Journal d’un captif des « libérateurs » publié en janvier 2006 aux éditions L’Harmattan à Paris. La victime tout autant que l’auteur, y relate les exactions, les tortures, les pillages et les crimes de guerre commis par les hordes de rebelles et autres mercenaires tchadiens zakawa de Bozizé dont il a été lui-même témoin lors de leur attaque surprise du 25 octobre 2002 qui leur permis de prendre le contrôle des presque tous les quartiers nord de Bangui depuis Bégoua, PK 12 jusqu’au croisement du 4ème arrondissement notamment.

 

Est-ce l’ironie du sort ou le pur hasard mais on note néanmoins que c’est pendant que  Prosper N’douba se trouvait devant la CPI à La Haye qu’une rébellion composée notamment d’anciens mercenaires recrutés par Bozizé en 2001 – 2002 à qui il n’a pas fini de payer ce qu’il leur a promis, est encore venu jusqu’aux portes de Bangui faire de nouveau le coup de feu le week-end du 15 au 16 septembre  à Damara, Sibut et Dékoa avant de se retirer.

 

On le voit, Bozizé est rattrapé par cette même rébellion qu’il a pris la lourde responsabilité de lever en recrutant des mercenaires à qui il a promis monts et merveilles pour satisfaire ses ambitions personnelles de prise de pouvoir en renversant un régime démocratiquement élu. Dix années après, la RCA n’en a toujours pas fini avec les démons de la rébellion et de la tentation de conquête du pouvoir par des moyens antidémocratiques et la violence.

 

Au cours de son témoignage, Prosper N’douba a beaucoup insisté sur la nécessité que Bozizé réponde de ses responsabilités devant la Cour Pénale Internationale car il n’y a qu’ainsi que la vérité fera jour dans le procès actuel contre Jean-Pierre Bemba. Le président Patassé qui a fait appel aux troupes du MLPC n’étant plus de ce monde, Bozizé par qui la crise politico-militaire a vu le jour doit aussi aller témoigner sur ses responsabilités et la part de crimes de guerre qui lui revient car le processus de sa prise de pouvoir a également occasionné beaucoup de victimes.

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