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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 14:01

 

 

 

 

Bozizé Y

 

 

 

 

 

 

 

LIBREVILLE - AFP / 03 juin 2010 12h07 -  Le président centrafricain François Bozizé a promis de se retirer du pouvoir s'il n'était pas réélu, en indiquant soupçonner la communauté internationale de connivence avec son opposition politique, jeudi dans un entretien à Radio France Internationale (RFI).

 

 

"Gagner (à l'élection présidentielle) dépend du peuple centrafricain. Celui qui sera élu, sera élu. Moi, je vais me retirer si ce n'est pas moi", a déclaré M. Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 et élu en 2005.

 

Il est en lice pour la prochaine présidentielle, qui doit se dérouler en même temps que des législatives. Ces élections avaient été fixées au 25 avril, ensuite reportées au 16 mai, puis renvoyées une date non déterminée.

 

Regrettant d'avoir dû procéder par deux fois à leur report, François Bozizé a affirmé: "(Cette) décision n'a pas été prise par moi-même, elle a été l'objet d'une tracasserie entre le pouvoir en place, l'opposition et la communauté internationale".

 

Le report était réclamé notamment par l'opposition et recommandé par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis), alors que la Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine avait affirmé ne pas être en mesure de tenir les délais fixés.

 

Selon le président Bozizé, l'opposition, peu pressée d'aller aux élections, a argué notamment de la situation sécuritaire du pays, en "mentant" sur le blocage du programme de désarmement des ex-rebelles (DDR) en cours, pour s'attirer la sympathie de la communauté internationale en faveur de ce report.

 

 

"Qui a fait que le report soit accepté? C'est bien l'opposition, soutenue par la communauté internationale", a-t-il lancé. A la question de savoir s'il accusait la communauté internationale d'être partisane, il a répondu: "Si. J'ai reçu des ambassadeurs des pays qui représentent la communauté internationale à Bangui qui sont venus me demander de reporter les élections".

 

 

"Notre opposition ment énormément. (...) (Elle) est en perte de vitesse et s'agrippe à n'importe quoi pour faire croire qu'elle existe", a-t-il soutenu.

 

 

"J'étais animé de respecter la Constitution. (...) La communauté internationale a toujours été du côté du respect de la Constitution. Et pour le cas de la Centrafrique, il fallait que je cède et que le report ait lieu", a poursuivi M. Bozizé, qui souhaitait la tenue de la présidentielle avant la fin initiale de son mandat le 11 juin.

 

Pour le nouveau calendrier électoral, a-t-il dit, "tout dépend du chronogramme que va nous proposer la CEI ainsi que la situation sécuritaire du pays. C'est ce qu'on nous a reproché pour qu'il y ait report. Donc, nous allons tenir compte de tout cela pour que les élections se déroulent dans la transparence totale".

 

 

 

NDLR : Les promesses de Bozizé n'engagent que ceux devant qui il les annonce. Il avait promis dès après son coup d'Etat de 2003 ne pas être candidat aux élections post transition. On a vu en 2005 qu'il a menti en faisant acte de candidature et volé la victoire de Martin Ziguélé qui, bon prince, s'est incliné. Aucun Centrafricain ne peut croire aux promesses du bout des lèvres de Bozizé. Tout le monde sait qu'il va se servir de la violence armée et de ses ex "libérateurs" pour influencer les résultats des urnes. On le voit déjà avec la façon inadmissible avec laquelle il pèse sur la Commission Electorale Indépendante qui n'est indépendante que de nom. Son président, le vrai faux pasteur comme lui, est totalement sous sa botte. Une chose est sûre, si Bozizé est battu à la régulière, c'est la CPI qui l'attend.    

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique