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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 00:01


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BANGUI - AFP / 15 mars 2010 22h00 -  Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, sans s'opposer clairement à un report réclamé par plusieurs partis politiques et des ex-rébellions.

 

M. Bozizé, 63 ans, s'exprimait devant des milliers de militants de son parti, le Kwa na Kwa (KNK - "le travail, rien que le travail" en langue nationale sango, NDLR) rassemblés au stade Barthélemy Boganda, où un match de championnat national a été écourté pour l'occasion, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

"Aujourd'hui, les ouvrières et les ouvriers KNK me pressent de nouveau (...) de les accompagner dans les élections prochaines car ils sont déjà en ordre de bataille", a affirmé le président, arborant un ensemble taillé dans un pagne à son effigie.

 

"Ouvrières, ouvriers KNK, je vous ai compris. J'accepte encore une fois d'être votre porte-flambeau, j'accepte encore une fois de porter vos aspirations, les aspirations du peuple centrafricain", a-t-il lancé.

 

François Bozizé, un général, est arrivé au pouvoir par un coup d'Etat ayant renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. Il a été élu en mai 2005 au second tour de la présidentielle face à l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé.

 

Selon un décret qu'il a lui-même signé, la présidentielle de cette année aura lieu le 25 avril en même temps que des législatives. La campagne électorale se déroulera du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour.

 

Dans son discours, il a relevé les multiples demandes de report des scrutins. Et sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) pouvait en décider en concertation avec les représentants des tendances en son sein.

 

"Nous allons, comme le prévoit la Constitution, aux élections générales. Il nous faut respecter en effet la Loi fondamentale de notre pays. Or, des voix se sont élevées pour exiger un report qui conduirait à un vide constitutionnel, à une vacance de pouvoir et à la mise en place d'un gouvernement de transition", a estimé M. Bozizé.

 

"Il nous faut (...) prendre la mesure des propositions qui sont avancées dans le sens du report des élections prévues dans les délais constitutionnels car un report de ces échéances signifierait des lendemains incertains pour le peuple", a-t-il affirmé.

 

"Je suis persuadé que la grande majorité des partis de l'opposition saura trouver avec nous les moyens de surmonter ces obstacles afin que le processus électoral se poursuive dans la sérénité. La (CEI) constitue le seul maître d'oeuvre des opérations électorales et pourra, avec les représentants de toutes les tendances qu'elle renferme, adopter un calendrier en toute indépendance", a-t-il dit.

 

Dans un communiqué, la CEI, chargée d'organiser et superviser les scrutins, a annoncé lundi le report de l'ouverture du dépôt des dossiers de candidature pour les élections. Il était censé commencer le 12 mars.

 

L'opposition, des partis centristes et des ex-rébellions ont réclamé "le retrait du décret présidentiel" sur les scrutins, estimant que les conditions n'étaient pas réunies. La Centrafrique n'est pas complètement pacifiée et n'a pas procédé à un recensement électoral, avait-ils notamment expliqué début mars.

 

Le pays tentera de mener à son terme un processus de paix après avoir été confronté pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".

 

(©)

NDLR : Bozizé est bien obligé de se rendre à l’évidence de la réalité et du caractère totalement fantaisiste de son calendrier électoral illégal qui est une véritable fuite en avant. Est-ce par qu'il est maintenant officiellement candidat à sa succession qu'il revient à une juste compréhension des choses ou cède-t-il aux multiples pressions exercées sur lui par plusieurs poids lourds internationaux ? Dès lors, il faut remettre les pendules de la CEI à l’heure par la désignation d’un nouveau président de sa coordination nationale en remplacement du vrai faux pasteur Binguimalé qui a suffisamment fait étalage de ses limites tant intellectuelles que morales et qui doit immédiatement passer le flambeau à un autre fils du pays plus capable. La CEI doit se mettre sérieusement au travail pour tenter de rattraper tout le temps perdu dans les errements de Joseph Binguimalé en préparant véritablement les élections notamment par  le recensement du corps électoral et la confection de listes électorales dignes de ce nom. C’est le rapport de la CEI qui doit lui permettre de proposer un calendrier électoral à l’exécutif. Cela doit être aussi clair.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique