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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 01:13

 

 

Edouard-Patrice-Ngaissona.JPG

en bleu ciel au centre, Edouard Patrice NGAISSONA, témoin du mariage de Cyriaque GONDA

 

 

Une des présences qui posent le plus de problèmes dans le gouvernement d’union nationale est celle d’un certain Edouard Patrice NGAISSONA comme ministre de la jeunesse, des sports, arts et culture. Non seulement ce monsieur a fait son entrée au gouvernement de la République sans l’accord du Premier Ministre Nicolas TIANGAYE qui avait des motifs suffisants pour récuser sa proposition faite par BOZIZE car son nom figurait bien parmi ses douze hommes dont il a fait acheminer la liste à TIANGAYE, mais la présence au gouvernement de ce monsieur est effectivement de nature à le discréditer au regard du profil et pedigree du personnage.  Le vrai problème est que BOZIZE qui déteste les intellectuels et les personnes cultivées, est pathologiquement fasciné par les individus médiocres, proches de l’illettrisme,  et sulfureux. C’est le cas de NGAISSONA.


Il ne répond d’entrée de jeu à aucun des critères de sélection avancés par Nicolas TIANGAYE à savoir compétence, intégrité morale et être apprécié des Centrafricains pour retenir les candidatures des ministrables afin de former son gouvernement d’union nationale. Seul BOZIZE connaît le critère auquel a satisfait NGAISSONA pour qu’il puisse proposer son nom au PM mais le moins qu’on puisse dire est que BOZIZE doit être vraiment seul à trouver que ce monsieur fait l’affaire. Et c’est bien ici que le problème se pose.


Critiquer les ministres n’est pas leur vouer la haine


Car qui est Edouard Patrice NGAISSONA ? D’où sort-t-il ? Pourquoi parle-t-on de lui ? Ce n’est pas parce que Centrafrique-Presse ou son Directeur de Publication Prosper N’DOUBA ont seulement envie et une haine viscérale pour Edouard Patrice NGAISSONA, comme l’allèguent et leur en font le procès, Anicet Parfait MBAY et sa famille. Il s’agit tout simplement des affaires publiques de notre pays et de la nécessité de leur bonne gestion par ceux qui en ont la charge à un moment donné. Si ce que Parfait MBAY en tant que ministre des transports a fait avec le BARC et le GTC est critiqué, ce n’est pas  parce qu’on a la haine pour ce fils du pays. Quel concours a-t-il passé avec succès pour être ministre des transports ?


Centrafrique-Presse avait déjà, dans une de ses précédentes parutions, écrit sur comment Parfait MBAY s’était assis sur les arrêts du Conseil d’Etat pour continuer à maintenir en activité la commission  ad hoc qu’il a imposée à la tête du BARC afin de mettre la main sur les fonds de cette structure ainsi que sur la trésorerie du GTC. Centrafrique-Presse n’a rien inventé. Lorsque Parfait MBAY détourne de l’argent de GTC pour faire construire une gare routière à Bossangoa en violation des textes de ce groupement, juste histoire de faire plaisir à BOZIZE, on ne doit rien dire par peur de se faire traiter d’avoir une haine viscérale pour un ministre de la bozizie.


Le cas NGAISSONA


Revenons à NGAISSONA. Ce monsieur qui travaillait comme agent des eaux et forêts après sa formation au centre agricole de Ngoulinga près de Grimari croupissait avec d’autres complices à la prison de Ngaragba pour diverses malversations et escroquerie en bande organisée ayant gravement saigné le trésor public et occasionné un manque à gagner pour l’état d’une bagatelle de plusieurs milliards de F CFA lorsqu’est intervenu le coup d’état du 15 mars 2003 de BOZIZE qui lui a valu d’être remis en liberté. L’opération « mains propres » déclenchée naguère par le Premier Ministre Martin ZIGUELE avait permis de démanteler le réseau au cœur duquel figurait NGAISSONA et surtout Eric SORONGOPE, alors  Ministre d’Etat aux finances et bien d’autres larrons, dont un Camerounais qui a pris la fuite pour se réfugier au Canada.


Chassez le naturel, il revient au galop


L’arrivée de son parent Gbaya à la tête du pays après le 15 mars 2003 a comme regonflé à bloc NGAISSONA qui va recommencer ses activités malhonnêtes et renouer naturellement et même avec le soutien de BOZIZE en personne, sa méthode de sangsue et son mode de vie parasitaire consistant à pomper le trésor public avec de faux ordres de paiement ne correspondant à aucune prestation portant coûteusement facturée à l’état. Il réussira le coup de force jusqu’à se faire même élire député KNK dans la circonscription du quatrième arrondissement de Boy-Rabe, s’assurant ainsi une belle immunité parlementaire pour continuer à poursuivre ses juteuses affaires.


Son modus operandi consiste toujours à s’organiser avec des complices bien placés au bloc finance et dans les ministères pour rafler tous les marchés de l’état BTP (ndlr : il dispose évidemment d’une entreprise bonne à tout faire qui soumissionne systématiquement tous ces marchés) ou en besoins divers en fournitures  de bureau et autres équipements informatiques etc…, en commençant toujours par se faire octroyer de rondelettes avances sur les montants globaux des factures. Il complètera cette activité en se constituant également comme l’incontournable intermédiaire par qui tout bénéficiaire de titre de paiement sur le trésor doit passer pour avoir quelque chance de toucher son magot, évidemment moyennant son pourcentage de commissions.


Un nouveau riche de la bozizie


Tous les circuits pour accéder et soutirer le maximum de fric au trésor n’ont aucun secret pour NGAISSONA. Il connaît et traite avec tous les contrôleurs et directeurs et chefs de services administratifs et financiers de presque tous les ministères. C’est à son domicile de Boy-Rabe que la plupart d’entre eux se rendent pour être servis en ramettes de papier et autres fournitures de bureau que NGAISSONA fait venir du Cameroun souvent sans acquitter la moindre taxe douanière et stocke chez lui. Il est aussi fournisseur de l’état de motocyclettes qu’il importe également du Cameroun et revend à des prix exorbitants. Voilà l’origine de sa fortune de ce nouveau riche qui possède entre autre, un pied à terre en région parisienne qu’il voulait acheter naguère en espèces sonnantes et trébuchantes, ignorant tout simplement que pour ce genre d’acquisition, on fonctionne par transaction bancaire.


S’étant aperçu que le football brassait aussi beaucoup d’argent, NGAISSONA a tout fait pour se faire bombarder à la tête de la fédération centrafricaine de cette discipline sportive où règne sous sa gestion, une totale opacité dans la gestion financière de cette fédération. C’est une des raisons de ses bisbilles avec Serge BOKASSA, l’ex-ministre de la jeunesse et des sports qui n’a pas tardé à se rendre compte que NGAISSONA était toujours hostile à toute idée d’un début de commencement de ce qui peut ressembler à un contrôle financier des fonds octroyés par le gouvernement à la fédération de football. Serge BOKASSA a fini par payer ses contradictions avec NGAISSONA, BOZIZE qui l’a pris dans son collimateur, a tranché en faveur du premier alors que lorsque Serge BOKASSA prenait ses fonction de ministre en avril 2011, le même BOZIZE l’avait pourtant mis en garde contre le « voleur » NGAISSONA. Le terme est bien de BOZIZE.


Que devient le sort du siège de l’ART


Une autre affaire qui fait beaucoup jaser à Bangui et qui est une parfaite illustration de la méthode NGAISSONA racontée ci-dessus est celle du chantier de la construction du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) au sein de la concession de l’immeuble Bangui-Sica de SOCATEL. Après avoir déjà empoché la bagatelle de 200 millions de F CFA au titre d’avance sur la facture des travaux, le chantier s’est brusquement arrêté sur ordre de BOZIZE dit-on. Pour une agence qui n’a même pas les moyens de fonctionner correctement, où a-t-elle trouvé de l’argent pour démarrer les travaux de construction d’un siège après un marché attribué à l’entreprise de NGAISSONA sans le moindre respect des règles de passation des marchés publics par le ministre des télécoms d’alors, le tristement célèbre et sulfureux Thierry MALEYOMBO.


 En prenant ses fonctions de ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, NGAISSONA est allé faire un tour au Musée BOGANDA et a déclaré à sa sortie qu’il allait présenter ultérieurement au gouvernement un projet de réhabilitation de ce musée national qui tombe en ruines. Espérons que son entreprise ne soumissionnera pas ce marché car ce serait encore un bel exemple de conflit d’intérêts comme ce fut le cas avec l’entreprise Polygone de Guillaume LAPO et autres DG du trésor de cette bozizie. Selon nos informations, certains responsables d’activités culturelles s’inquiètent déjà à Bangui et craignent que le nouveau ministre qui a beaucoup plus de penchant pour le sport et surtout le football, ne puisse laisser à la culture qu’une portion congrue de son action de ministre.


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique