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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 14:25


bonne-annee

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Doléguélé viré de la tête de la BDEAC !

Les chefs d’Etat, membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en réunion à Bangui, en République centrafricaine, n’ont pas hésité un seul instant à défenestrer, samedi, le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Anicet Georges Doléguélé. Il a été vite remplacé par un de ses compatriotes centrafricains. D’après des organisations des droits de l’Homme et certains analystes économiques, M. Doléguélé fait l’objet de plusieurs suspicions sur les détournements de fonds à la BDEAC. Bien sûr, à l'issue de cette réunion, le président congolais Denis Sassou Nguesso a été désigné président en exercice de la CEMAC.

C’est l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a réclamé instamment, et à la dernière minute de la tenue de ce sommet des chefs d’Etat de Bangui, la tête de Doléguélé. Dans un communiqué de presse publié le 15 janvier à Brazzaville, l’OCDH avait, en effet, demandé que les chefs d’Etat démettent ce haut fonctionnaire de la BDEAC afin de permettre à la justice de bien faire son travail, sans être empêchée par ces multiples immunités qui entourent bien souvent ces hommes.

Il n’a fallu que 24h d’attente à l’OCDH pour voir leur vœux exhaussé et voir Doléguélé être défenestré de la banque. Mais dans leur communiqué, les chefs d’Etat n'ont pas précisément dit pourquoi Doléguélé a été viré de la tête de la BDEAC. Et on se demande bien si le gars va réellement se mettre à la disposition de la justice, pour vomir enfin ce qu'il sait de cette histoire de la disparition mystérieuse des 11 milliards de F CFA.

Ce qui veut dire que, avant de s’en assurer exactement, l’OCDH ne devrait pas baisser la garde et dormir tranquillement sur ses oreilles comme l'iguane. Au contraire, le vrai boulot vient de commencer, car il y a beaucoup de gens qui attendent savoir où sont passés les 11 milliards disparus à la BDEAC. Sinon, ce serait alors un combat d’humeur, visant simplement à faire partir un cadre centrafricain de cette institution bancaire, sans motif réel.

On sait portant que, des cadres de cette institution, comme les Nanda, arrêté, jugé puis licencié, le tout en moins d'une semaine, avaient déjà commencé à cracher le morceau. D'autres encore peuvent parler...

Et pourtant, les analystes politiques estimaient que Doléguélé, vu comme potentiel candidat à la présidentielle dans son pays, ne devrait pas être lâché par Brazzaville avant cette échéance. Le temps que François Bozizé et Ange-Félix Patassé se battent  pendant ce scrutin. Peut-être qu’il devrait, pour ces raisons politiques, restés  Brazzaville, où la justice, on l’espère, pourrait dès cette semaine lui envoyer la toute première convocation.

 

Par Arsène SEVERIN – Source : severinnews overblog

 

NDLR : On a quelque mal à voir en quoi la situation du président d’une banque sous régionale peut-elle intéresser à ce point un observatoire de droits de l’homme. Cela paraît a priori très étrange et insolite. Anicet Dologuélé a-t-il commis un génocide ou des crimes contre l’humanité sur le territoire congolais ? Cet observatoire doit éclairer davantage l’opinion sur ses véritables motivations et cet acharnement à voir absolument l’ex PDG de la BDEAC traduit en justice.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique