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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 00:51

 

 

Boziz--et-Ndoutinga-.jpg

 

 

Décidément, rien ne va plus entre François Bozizé et son sulfureux parent ministre d’État aux mines et à l’énergie, Sylvain Ndoutingaï. Selon nos informations, Bozizé supporte de moins en moins les frasques, bouffonneries et autres incartades de Sylvain Ndoutingaï. Ce qui est rare pour être souligné, tant la complicité entre les deux hommes n’était pas une simple hypothèse d’école.

À preuve, en 2004, ces deux larrons ont été arrêtés ensemble à Düsseldorf, en Allemagne, en possession de bouteilles remplies de diamants. Ils n’ont été relâchés que grâce à l’intervention du défunt Bongo Ondimba, l’ancien président gabonais, auprès du Quai d’Orsay qui a convaincu à son tour les Allemands de l’identité des prisonniers et du bruit que cela pouvait faire.  

Pourquoi le torchon brûle-t-il désormais entre ces deux compagnons ? 

C’est l’histoire d’un arroseur, arrosé. Il y’a quelques semaines, Sylvain Ndoutingaï aurait procédé à l’expropriation d’un ressortissant français. Il s’agirait d’Antoine Galley qui a été finalement expulsé mardi par Jules Bernard Ouandé alias patatras, pour le fallacieux motif d’ « espionnage, faux et usage de faux, propagande nuisible à la RCA auprès des institutions financières internationales ». Rien que ça !   Si l’on en croit notre source, Sylvain Ndoutingaï aurait injustement confisqué à ce Français, d’importante somme d’argent, un nombre conséquent de diamants et autres pierres précieuses ainsi qu’une voiture haut de gamme.

Ce dernier, ajoute la source, se serait rapproché des autorités consulaires de la France à Bangui qui lui ont demandé d’oublier l’argent et les diamants, tout en lui promettant d’obtenir du ministre de Bozizé, la restitution de son véhicule. Ce sera peine perdue.  Ndoutingaï aurait refusé de rendre le véhicule qu’il a entre temps attribué à son directeur de cabinet, Obed Namsio, qui reprochait à notre confrère Alexis Remangaï du Confident, la publication, la veille, d'une lettre adressée au ministre des Mines par le Collectif des présidents des coopératives minières centrafricaines, l'accusant d'avoir détourné trois chèques de 20 millions de francs (le 3 septembre dernier, Alexis Remangaï avait été placé en garde à vue dans les locaux de la police politique de Bozizé).

Suite au refus de Sylvain Ndoutingaï de restituer le véhicule du Français, en représailles, le consulat de France à Bangui aurait pris la décision de ne plus délivrer de visas d’entrée ni à Ndoutingaï ni à aucun membre de son cabinet, contraignant ces derniers, comme cela a été le cas,  du fameux Obed Namsion qui s’est récemment rendu en Israël pour escroquer d’autres hommes d’affaires et qui est resté coincé comme un indésirable voyageur illégal, dans la zone internationale de l’aéroport  Roissy Charles De Gaulle.   

Ce qui n’est pas, mais pas du tout du goût du Seigneur Ndoutingaï qui a cru devoir porter l’affaire devant le conseil des ministres pour exiger un traitement réciproque, en profitant par ailleurs pour se plaindre de la nomination du chef de cabinet de son ministre délégué sans qu’il ne soit au courant. Mal lui en a pris !

D’après notre source, à peine que Ndoutingaï ait fini son réquisitoire contre la France, François Bozizé aurait piqué une colère mémorable.

Verbatim : « Tais-toi, monsieur. Tu es un voleur qui nous apporte que des problèmes. Tout ce que tu touches se gâte. Regarde un peu dans quel état tu as mis l’Énerca, Sodéca, les collecteurs de diamants et autres. Et de toute façon, pour qui te prends-tu. Ah j’allais oublier, on m’a souvent rapporté que tu racontes partout que tu es le vice-président de la République. Ton comportement me le confirme aujourd’hui…etc. ».  Accès de lucidité ou simple engueulade entre potes ?

Toujours est-il que selon certains ministres qui assistaient à ce conseil de ministres, l’énergique mise au point de Bozizé a eu le mérite à la fois de plomber l’atmosphère et de remettre Ndoutingaï à sa place.

La disgrâce ?

Il ne fait plus aucun doute que Sylvain Ndoutingaï n’a plus les oreilles, comme il aimait à s’en vanter,  de François Bozizé. L’heure de la disgrâce a d’autant plus sonné pour ce sulfureux personnage qu’il était en compétition avec le fils Bozizé Francis dans la course pour la succession.

Ndoutingaï et Francis Bozizé se regardent toujours en chien de faïence  et s’affrontent régulièrement par clans familiaux interposés. Aussi, ils sont très nombreux, les rejetons de Bozizé qui le considèrent comme un parvenu qui profite indument du pouvoir de leur père et qui ne manquent rarement l’occasion de le lui rappeler.

D’ailleurs, certaines rumeurs de Bangui plus ou moins fondées, prêtent souvent à Ndoutingaï, des velléités de coup d’État. Il est souvent dit que ce dernier n’attendait qu’un vrai prétexte pour passer à l’acte : en voici un prétexte en or pour la réalisation de son projet.

De toute façon, révolution de palais ou pas, disgrâce ou pas, depuis que Bozizé l’a tancé, Ndoutingaï passe pour être l’opposant de son camp.

Source : www.lindependant-cf.com 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique