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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:31

 

 

 

 

Carte RCA préfectures

 

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES

 

POUR SAUVER LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DES GRIFFES DE BOZIZE.

 

SOYONS VIGILANTS SUITE AUX ACCORDS DE LIBREVILLE

 

Depuis le 10 décembre 2012 la République centrafricaine traverse l’une des crises les plus graves de son histoire.

 

Il est évident que chaque Centrafricain souhaite que notre pays se sorte de cette crise dans la paix et doté de bases solides en vue de sa reconstruction.

 

Cette crise militaro- politique est le résultat de l’entêtement, de la mauvaise volonté, de la surdité, de la cécité  et de l’obsession d’un homme agrippé à son siège de Président dont il ne s’est jamais servi à bon escient pour son pays, mais qu’il est décidé à conserver contre vents et marées, même en tuant père et mère s’il le faut, tant pis si au bout du compte, après moultes éliminations physiques de ses ennemis supposés, il ne reste plus personne dans le pays.

 

Cet homme qui depuis 10 ans, avec l’appui de ses enfants, frères, cousins, épouse, cousins, maîtresses et autres proches, pille, vole, assassine, arrête, séquestre, torture etc, essaie aujourd’hui – l’intervention de la communauté internationale semble lui donner des ailes -, de transférer sur d’autres têtes la responsabilité de la situation chaotique qu’il s’est appliqué à créer par son incompétence notoire et ses manigances en  tous genres : tantôt sur la tête de l’opposition légale, tantôt sur celle de la rébellion, tantôt sur celle des ETATS-UNIS ou de la France, tantôt enfin sur celle de forces extérieures occultes qui en voudraient aux nombreuses richesses de la Républiques Centrafricaines.

Quand BOZIZE et sa clique cherchent à se soustraire à leur responsabilité, quand ils s’évertuent à dissimuler leurs carences énormes que le monde entier découvre avec effarement depuis plusieurs semaines, ils ne manquent pas d’imagination.

 

La communauté internationale serait apparemment intraitable sur la question de la prise du pouvoir par les armes.

 

On fait comme si BOZIZE et sa clique étaient des démocrates convaincus, des enfants de chœur mus par le salut et le bonheur de leurs concitoyens et comme s’ils avaient accédé au pouvoir après des élections démocratiques et transparentes.

 

Mais faut-il rappeler à cette même communauté internationale :

 

Que BOZIZE lui-même a accédé  au pouvoir par une rébellion, en évinçant Ange-Félix PATASSE qui avait été démocratiquement élu et qui, d’ailleurs avait fait de lui un chef d’état major.

 

Qu’à l’époque, il avait promis qu’après avoir remis de l’ordre, il se retirerait

Depuis, on sait ce s’est passé.

 

Non seulement il s’est maintenu au pouvoir, le considérant comme une prise de guerre non susceptible de partage dont il s’est cru autorisé à jouir et abuser à sa guise.

 

Il s’est même octroyé un second mandat à l’issue d’élections fort contestables qu’il a bien entendu remportées.

 

On sait aujourd’hui qu’il s’apprêtait à commettre un autre hold-up, en organisant une marche de ses partisans qui aurait visé à faire croire que son peuple réclamait une modification de la constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat, projet qui, heureusement a connu un coup d’arrêt avec  la percée spectaculaire des rebelles.

 

Faut-il encore rappeler à cette communauté internationale tous les accords que BOZIZE a ignoré avec beaucoup de dédain ?

 

Les principes démocratiques ne peuvent avoir pour finalité première de protéger un autocrate en dépit des atteintes multiples qu'il porte aux droits fondamentaux des personnes : atteinte grave aux libertés, à l'intégrité physique et à la vie.

 

Les seules apparences de démocratie ne peuvent conduire la communauté internationale à soutenir un autocrate au mépris du sort de populations martyrisées, réduites au silence, terrorisées et dans l'incapacité de se défendre.

 

Une légitimité, par ailleurs usurpée, ne suffit pas à justifier le maintien d'un régime en dépit du rejet de son peuple.

 

Un père de famille, malgré la légitimité que lui confèrent la nature, la société et les lois ne peut exciper de ce seul titre pour s'arroger un droit de vie ou de mort sur les membres de sa famille. Il est d'autant plus reconnu dans son rôle de père qu'il veille au bien-être et au bonheur de sa famille. C'est pour cette raison que les lois dans une société civilisée sanctionnent durement un père qui porte atteinte à l'intégrité physique et/ou morale, et/ou à la vie des membres de sa famille, allant jusqu'à frapper de déchéance des parents qui manquent gravement à leurs devoirs et obligations à l'égard de leurs enfants.

 

Aucune légitimité ne peut être considérée comme intangible, inattaquable ou absolue.

 

En l'espèce, la seule protection qui vaille face à la gravité des faits dont BOZIZE et son équipe se sont rendus coupables pendant ces dix années de terreur est celle des populations et non de leur bourreau.

 

Aussi, nous appelons la communauté internationale,  tous les hommes de bonne volonté et tous les amis de la République Centrafricaine à faire preuve de vigilance et de fermeté face a BOZIZE et à son régime.

 

Il ne faut en aucun cas donner à BOZIZE et à son équipe une seule chance de se remettre en selle pour le malheur du peuple centrafricain qui aurait alors à craindre les pires atrocités.

 

Jugez-en par ces nouvelles rapportées par Centrafrique Presse

 

« Depuis quarante et huit heures, Radio Centrafrique, dont d’ordinaire les émissions s’arrêtent à minuit, a continué d’émettre jusqu’au matin et a été transformée en « Radio Milles Collines » de Kigali de tristement célèbre mémoire et faisait tourner en boucle les mots d’ordre et autres slogans de haine contre Me Nicolas Tiangaye ciblé comme bête noire, ennemi public numéro 1 de la bozizie.

 

Ce jeudi matin, la place de la République PK 0 de Bangui a été prise d’assaut par les hordes de partisans de Bozizé pour un sit-in conformément aux appels lancés la veille depuis Libreville et relayés par Radio Centrafrique en direct à l’antenne pour soutenir Bozizé et désigner Nicolas Tiangaye à la vindicte populaire. Ces partisans de Bozizé reprenaient en chœur une chanson en sango qui dit ceci : « Oh Tiangaye, yé so a ouara Massi, fadé a ouara mo ! »  Traduction : « Tiangaye, ce qui est arrivé à Massi t’arrivera aussi ! »

 

Les menaces de mort que profère Bozizé à ces leaders de l’opposition est une façon de défier la communauté internationale et particulièrement les chefs d’état de l’Afrique centrale qui ont exigé la tenue du dialogue de Libreville. Bozizé leur fait savoir qu’ils ne l’impressionnent pas du tout et qu’en Centrafrique il fait ce qu’il veut. Cette attitude de Bozizé dont l’équilibre mental est de plus en plus problématique fragilise chaque jour un peu plus les castings consistant à le laisser au pouvoir tout en le dépouillant du maximum de ses pouvoirs.

 

Cet entêtement à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, conscient qu’il est que s’il n’y est plus la CPI lui mettra la main dessus, plaide vraiment pour son départ définitif du pouvoir dans ce pays. Faute de cela, aucun premier ministre de transition ne peut travailler avec Bozizé, tant l’individu est retord et a d’autres préoccupations que celles du développement de la République centrafricaine et le bien-être de sa population »(Voir Centrafrique Presse du 11 janvier 2013). »

 

 

Souvenons-nous que la semaine dernière déjà, le fameux Lévy YAKITE, chef des milices bozizéennes, prenant pour cible la communauté musulmane accusée d’être responsable de la crise militaro-politique, lançait ses troupes rassemblées :

 

Ala fa oko, I fa balé oko

 

Ala fa balé oko, I fa ngbangbo

 

Ce qui signifie ;

 

S’ils en tuent un, nous en tuons 10.

 

S’ils en tuent 10, nous en tuons 100.

 

Souvenons-nous qu’au moment de la disparition de Charles MASSI, BOZIZE n’a pas hésité a déclaré devant son peuple médusé :

 

« Ala so a gui yanga ti mbi mbi yèkè doroko ala oko na oko. Mbéni oko a yékè na ya ti maboko ti mbi. (tous ceux qui me provoquent, Je les dépècerai un par un. J'en ai (déjà) un entre mes mains  »).

 

Récemment encore, à destination de tous ceux qui critiquent son régime :

 

« Ala adè a inga mbi apè, mbi yèkè koungbi go ti ala oko na oko (ils ne me connaissent pas encore, je leur tordrai le coup un par un »).

 

La menace et le danger sont réels.

 

N’attendons pas l’avènement du pire, car des monstruosités se dessinent clairement.

 

 

AGISSONS MAINTENANT POUR PROTEGER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN.

 

Un accord est intervenu à Libreville qui permet de maintenir à son poste BOZIZE et prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale avec à sa tête, un Premier Ministre issu de l’opposition et un ministre de la défense choisi dans les rangs de SELEKA.

 

L’accord prévoit également  l’interdiction faite au Premier et aux membres de son gouvernement de se présenter aux prochaines élections présidentielles.

 

L’Assemblée Familiale mise en place aux « forceps » par BOZIZE sera dissoute dans un an.

 

Autre disposition, le retrait progressif des forces de SELEKA.

 

Sur ce dernier point, il convient d’attirer l’attention de tous ceux qui devront veiller à l’application de cet énième accord de Libreville sur la propension désormais bien connue de BOZIZE à la conspiration et à la manigance.

 

Il faut veiller à ce que le retrait des forces de SELEKA ne commence qu’après une reprise en mains totale des Forces de défense et de sécurité, partout sur le territoire centrafricain, par le Gouvernement de transition,

 

Il faudra également s’assurer que toutes les milices de BOZIZE sont bien désarmées de leurs machettes, arcs, flèches et lances,  leurs chefs Lévy YAKITE et Javan Papa ZAMA neutralisés, arrêtés et poursuivis pour appel public et incitation au meurtre, afin de dissuader toutes les personnes qui seraient tentées, au nom d’une action partisane, de commettre de tels actes.

 

Une vigilance constante est impérative pour déjouer tout complot de BOZIZE et de ses hommes qui viendrait remettre en cause l’application des accords de Libreville.

 

OUBANGUI PERPECTIVES réitère son appel en faveur de nos compatriotes victimes des abus de pouvoir de BOZIZE et à la création d’un conseil de Surveillance des Lieux Privatifs de Liberté.

 

 

A Poitiers Le 12 janvier 2013

 

Le Président,

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion