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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:27

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Parce que persuadé au début de les gagner les doigts dans le nez et après avoir pendant longtemps été pressé de les tenir, au point même de claquer plusieurs milliards de CFA en secret avec la complicité du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pour acheter clandestinement au Cameroun, Kenya et au Togo, des urnes et des cartes d’électeurs et autres ordinateurs et panoplie pour fraude électorale, Bozizé a été contraint contre son gré contre son gré et pour d’évidentes raisons techniques objectives, de reporter à deux reprises les élections. Il en a rejeté à tort la responsabilité non seulement sur l’opposition, ce qui est de bonne guerre, mais aussi et surtout sur la communauté internationale à travers le comité de pilotage de ces élections qu’il a aussi accusé par ailleurs d’être complice de ladite opposition.

Maintenant, il ne veut plus que les élections en Centrafrique aient lieu ni fin 2010 ni début 2011. Il reprend même aussi paradoxalement que cela puisse être, l’argument principal de l’opposition qui a toujours conditionné jusqu’ici la tenue des élections au désarmement des rébellions et la sécurisation de l’ensemble du territoire national. Pour lui, à partir du moment où son mandat arrivé à expiration le 11 juin dernier a été prorogé grâce à la loi anticonstitutionnelle du 10 mai dernier que les députés ont votée pour une durée indéterminée, il n’a plus intérêt à se hâter pour tenir les élections.

C’est ainsi que face aux informations faisant état d’un nouveau chronogramme de la CEI qui projette de tenir le premier tour de la présidentielle et des législatives le 28 novembre 2010, et surtout à la suite des appels du Secrétaire Général des Nations Unies Ban-Ki moon et du Conseil de Sécurité qui pressent les autorités de Bangui d’accélérer la préparation des élections, Bozizé a réuni la semaine dernière au palais de la Renaissance, son clan du KNK et ses proches pour leur dire en substance qu’il ne signera aucun décret pour convoquer le corps électoral.

Il estime avoir déjà beaucoup financé la CEI sur les fonds propres de l’Etat et que tant que la communauté internationale ne mettrait pas la main au portefeuille pour le financement du nouveau gap du budget de la CEI, il n’y aurait pas d’élections, plongeant ainsi le fonctionnement de la CEI dans une situation de crise financière grave et d’asphyxie. Il considère que tenir des élections aujourd’hui en Centrafrique raccourcirait inutilement le mandat à blanc que l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle viennent de lui délivrer sans limite quelconque. Il faut être bête pour cracher ou compromettre une telle aubaine.

Tel est désormais le raisonnement de Bozizé qui est convaincu qu’il pourrait ainsi demeurer au pouvoir autant qu’il voudrait. Tous ceux qui, lors du débat sur le projet de loi anticonstitutionnelle, avaient plaidé et voté pour son coup d’Etat constitutionnel doivent à présent s’en mordre les doigts. C’est le cas de certains avocats du barreau qui ont soutenu la prorogation de son mandat et qui sont à présent obligés de l’affronter pour les menaces d’arrestation et de mort qu’il fait peser actuellement sur leur Bâtonnier, Me Symphorien Balemby. Pour dîner avec le diable, il faut se munir d’une longue cuillère dit-on. Les avocats du barreau de Centrafrique l’apprennent actuellement à leurs dépens. Il ne faut jamais caresser un dictateur, surtout devenu sanguinaire comme Bozizé, dans le sens du poil.

Il ne doit pourtant pas être dupe du fait qu’il n’a réellement plus de légitimité depuis le 11 juin 2010 en dépit du coup d’Etat constitutionnel qu’il a réussi à faire. La communauté internationale est extrêmement préoccupée par cette nouvelle donne et ne devrait pas demeurer les bras croisés. L’Union Européenne a déjà fait clairement savoir aux autorités de Bangui que si Bozizé ne signait pas le décret convoquant le corps électoral rapidement, certains crédits déjà disponibles pour financer d’importants programmes de développement ne seraient pas décaissés. Et toujours selon nos informations, les autorités françaises mettraient à profit le bref séjour à Paris de Bozizé pour les cérémonies du 14 juillet prochain pour lui tirer les oreilles sur la nécessité du respect du calendrier électoral dans son pays. C’est le seul aspect utile de la venue à Paris du hors la loi et sanguinaire de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique