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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 00:19

 

 

 

Bamako.jpg

 

BAMAKO AFP / 01 mai 2012 00h35 - Plusieurs personnes ont été tuées lundi au siège de la radio-télévision malienne (ORTM) à Bamako lors d'échanges de tirs entre ex-putschistes et la garde présidentielle fidèle à l'ancien président renversé le 22 mars, Amadou Toumani Touré, a appris l'AFP auprès de salariés de l'ORTM.

Il y a des morts, a dit un salarié sous couvert d'anonymat, confirmé par des collègues qui n'ont toutefois pu préciser combien de personnes avaient été tuées, ni qui elles étaient. L'ORTM était occupée par des putschistes depuis le 22 mars et des éléments de la garde présidentielle ont tenté d'en reprendre le contrôle après avoir fait évacuer es journalistes.

Nous avons demandé aux journalistes de quitter l'ORTM, mais nous ne contrôlons pas encore totalement les lieux, a déclaré à l'AFP un membre de la garde présidentielle interrogé par téléphone.

Plus tôt dans la soirée, l'ambassade américaine à Bamako avait fait état de tirs près du siège de l'ORTM et une journaliste avait également parlé d'échanges de coups de feu.

D'autres échanges de tirs ont été entendus à Bamako ainsi qu'à proximité du camp militaire de Kati, près de la capitale malienne, qui sert de quartier général à la junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo qui avait renversé le président ATT.

Les Bérets rouges de la garde présidentielle se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT.


(©)

 

 

NDLR : Ces putschistes maliens ne sont pas courageux pour un sou. Ils préfèrent plutôt tuer leurs frères de Bamako que d'aller au Nord tenter de reconquérir la partie du térritoire malien occupée par les talibans d'Aqmi et d'Ançardin.

 

 

 

 

 

 

Confrontation entre putschistes et militaires loyalistes à Bamako

 

BAMAKO AFP / 01 mai 2012 01h16 - Des affrontements armés ont opposé lundi soir à Bamako et dans ses alentours d'anciens militaires putschistes et la garde présidentielle, loyale au président renversé, Amadou Toumani Touré (ATT), faisant plusieurs morts, selon des témoins.

Des échanges de tirs nourris ont été entendus pendant plusieurs heures dans le centre-ville et dans d'autres quartiers, et des coups de feu signalés au camp militaire de Kati, quartier général de l'ex-junte au pouvoir près de la capitale.

 

Selon une source diplomatique régionale, l'aéroport de Bamako serait sous contrôle des forces loyalistes, ce qui n'a pu être confirmé sur place.

 

Les tirs à Bamako, qui avaient baissé d'intensité vers 21H30 (locales et GMT), selon un journaliste de l'AFP, ont éclaté après la tentative d'arrestation d'un responsable de la garde présidentielle (Bérets rouges) par d'anciens militaires putschistes ayant renversé le président ATT le 22 mars avant d'accepter de rendre le pouvoir.

 

Les Bérets rouges se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT par des hommes de l'ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

 

Selon des témoins, des échanges de tirs nourris ont ensuite été entendus près du siège de l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM), occupé par les proches du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat.

 

Les Bérets rouges ont fait évacuer les journalistes qui se trouvaient dans les locaux de l'ORTM, mais l'un d'eux a indiqué qu'il ne contrôlaient pas encore totalement les lieux. Prévu à 20H00 (locales et GMT), le journal télévisé n'a pas été diffusé.

 

Le centre-ville s'est vidé de tous ses habitants, a constaté un journaliste de l'AFP, et peu de militaires y étaient visibles.

 

Dans la ville-garnison proche de Kati, des tirs ont également été entendus, des médias locaux faisant état d'utilisation d'armes lourdes.

 

Je suis sous le feu, a déclaré le capitaine Samba Coulibaly, membre de l'ex-junte interrogé par un journaliste de l'AFP sur la situation à Kati. Une autre source militaire a évoqué des tirs et parlé de civils qui quittaient la ville.

 

Visiblement, il y a un coup d'Etat contre Sanogo tenté par des éléments partisans d'ATT, a déclaré à l'AFP une source gouvernementale d'un pays voisin.

 

Ces incidents surviennent à la veille d'une rencontre prévue à Ouagadougou entre ex-putschistes et le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne. Elle a été annulée car l'avion dans lequel devait voyager la délégation de la junte n'a pas pu atterrir à Bamako, a indiqué à l'AFP lundi soir une source proche de la médiation.

 

Le capitaine Sanogo, qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir en signant un accord avec la Cédéao (Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest), avait finalement rejeté samedi les décisions prises le 26 avril à Abidjan lors d'un sommet des chefs d'Etat ouest-africains, en particulier l'envoi de soldats dans son pays pour sécuriser la transition après le putsch du 22 mars.

 

Il a rejeté aussi la décision de la Cédéao de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

 

Lundi soir, le président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, se trouvait en sécurité dans un hôtel de Bamako, selon une source diplomatique occidentale.

 

Selon les analystes, les ex-putschistes refusent de se laisser marginaliser par les organes de la transition, dirigés par Dioncounda Traoré et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, qui a formé un gouvernement comprenant trois militaires proches de l'ex-junte.

 

Selon le quotidien Journal du Mali, des tensions étaient apparues depuis plusieurs jours au sein de l’armée, les bérets verts du capitaine Sanogo souhaitant garder le pouvoir, voire même présider la transition, alors que d’autres, notamment des officiers supérieurs, avaient opté pour un retrait de l’armée.

 

Le 22 mars, les putschistes avaient justifié leur coup d'Etat par l'incompétence du régime ATT dans la lutte contre les groupes armés touareg, islamistes et criminels dans le nord du Mali.

Ces groupes ont profité du putsch pour renforcer leurs positions dans le Nord qu'ils occupent désormais totalement.

 


(©)

 

Mali: le chef de l'ex-junte affirme maîtriser la situation


BAMAKO - Le chef de l'ex-junte malienne affirme maîtriser la situation à Bamako, où des affrontements opposent depuis plusieurs heures ses partisans à la garde présidentielle loyale à Amadou Toumani Touré (ATT), renversé le 22 mars, dans un message écrit diffusé par la télévision malienne.

Dans ce message déroulant inscrit au bas de l'écran, le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, informe la population malienne que l'aéroport de Bamako, l'ORTM (radio-télévision maliennes), et le camp de Kati sont sous son contrôle et dit maîtriser la situation.


(©AFP / 01 mai 2012 04h53)

 

 

 

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