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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 00:25

 

 

 

 

 

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Que vaut le gouvernement Touadéra ?


Révélations de CAP


Il fut un moment Bozizé avait énormément adoubé certains de ses ministres au point que ceux-ci ont en avoir la grosse tête. A présent et surtout depuis le limogeage du gouvernement des ex-demi-dieux Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, le vent semble avoir tourné et le même Bozizé ne paraît faire confiance ou presque, à aucun membre de son gouvernement ni même dans son entourage.


Selon des informations dignes de foi émanant de sources ayant requis l’anonymat, lors du conseil de ministres réuni mardi de la semaine dernière par le général Bozizé (ces derniers temps, les conseils de ministres sont non seulement extrêmement rares mais ne traitent pas véritablement les sujets qui intéressent les Centrafricains ; les ministres et quasiment tout le gouvernement sont paralysés par les rumeurs de remaniement imminent mais qui n’intervient pas et les parapheurs s’amoncellent sur les bureaux), plusieurs ministres ont fait l’objet d’interpellation directe par le général président.


C’est ainsi que d’après nos sources, la ministre du Commerce Mme Maryline Mouliom Roosalem dont les relations intimes avec l’ancien demi-dieu Sylvain Ndoutingaï sont un secret de polichinelle, aurait été épinglée non seulement pour l’inefficacité de son action pour juguler la hausse des prix mais aussi pour avoir réussi à retrouver Ndoutingaï à Rabat pendant son séjour marocain alors qu’elle avait prétexté se rendre pour une semaine en mission au Kazakhstan pour participer à une réunion des ministres africains du commerce qui se tenait dans ce pays.


Certains passagers centrafricains, essentiellement des soldats de la garde présidentielle qui rentraient de stage du Maroc et devant prendre ce même vol, rapportent que les noms de la ministre Maryline Roosalem ainsi que celui du Directeur Général démissionnaire de la SUCAF, un citoyen français, auraient été appelés et diffusés plusieurs fois dans les haut-parleurs du hall de l’aéroport de Casablanca sans que ceux-ci se soient présentés.


Ces deux illustres passagers n’ont pas embarqués sur le vol Casablanca-Douala-Bangui de la compagnie Royal Air Maroc. Finalement Roosalem aura mis deux semaines à l’extérieur. Ce sont donc les témoignages des compatriotes ayant embarqué à Casablanca qui arrivés à Bangui, ont donné l’alerte sur la ministre du commerce qui a manqué son vol. Les autorités du pays n’ont par conséquent eu aucun mal à faire le lien entre la présence de Ndoutingaï au Maroc et l’escapade marocaine de Maryline Roosalem   

Bozizé aurait également sermonné en particulier le ministre de la jeunesse et des sports Jean Serge Bokassa à qui il aurait été reproché plusieurs choses et notamment :


1°) d’entretenir de mauvaises relations avec les présidents du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) Jacob Gbéti, et ceux des Fédérations centrafricaines de Football Patrice Edouard Ngaissona et de Basketball François Josph Bozizé alias « Djodjo ».  L’affaire d’argent qui avait opposé le ministre Serge Bokassa à Jacob Gbéti peu avant le départ de la délégation centrafricaine aux jeux olympiques de Londres a laissé des traces. Jacob Gbéti avait refusé de remettre à Serge Bokassa une partie des 60 millions de F CFA sur les 70 millions prévus dont 10 millions auraient été soutirés au passage par le ministre Albert Besse que le gouvernement lui avait décaissés.


(Ndlr : On se souviendra que Jacob Gbéti avait loupé son avion une première fois lorsqu’il devait quitter Bangui pour Londres. C’était Serge Bokassa qui était à l’origine de cet incident à cause de ces affaires d’argent. Finalement, Gbéti n’aurait remis que 7 millions de F CFA à Serge Bokassa qui arrivé à Paris, aurait essuyé le refus de Jacob Gbéti de délivrer une accréditation à son épouse. Pour toutes ces raisons, Serge Bokassa était resté en France durant toute la durée des jeux olympiques de Londres et aurait juste fait un aller-retour flash une seule fois.)

 

2°)  de n’avoir jamais suivi ni mis pieds au palais omnisport pendant la durée des travaux de réhabilitation et de n’avoir fait aucun discours lors de l’inauguration dudit palais.


3°) de n’avoir pas un comportement social de ministre. Jean Serge Bokassa serait en boîte de nuit quatre jours sur sept dans la semaine et serait aussi responsable de violence conjugale.

 « Ton père était un grand travailleur » aurait même lancé Bozizé à son jeune ministre de la jeunesse et des sports pendant ce conseil de ministres. Enfin, Serge Bokassa est soupçonné d’être un partisan et complice de Ndoutingaï. Bozizé qui l’avait comme par hasard choisi pour le remplacer comme ministre résident de la Mambéré-Kadéi. Sans trop l’avouer, on lui imputerait aussi l’arrachage du buste de Bozizé au Jardin du Cinquantenaire pendant les émeutes des jeunes mécontents et recalés de l’armée le 2 août dernier.

 

Un autre ministre, celui de l'Equipement, des Travaux publics et du Désenclavement, Jean Prosper Wodobodé a également été interpellé par Bozizé qui n’aurait pas manqué de souligner l’état catastrophique des routes et des ponts tant de la capitale que dans les provinces. En dessous, c’est l’affaire du conflit d’intérêt dont ce ministre qui possède un bureau d’études de travaux publics très vorace en commissions est au cœur. Le ministre lève des milliards pour des travaux publics et son bureau d’études touche de coquette commission au passage. Ce manège dure depuis des lustres.

 

Mme Dorothée Malenzapa, ministre déléguée à la coopération internationale aurait aussi essuyé les critiques de Bozizé pour son agressivité et son attitude hautaine dont se sont plusieurs diplomates se sont plaints jusqu’à Bozizé.  Ce comportement et aussi sa propension à détourner à des fins personnelles certains dons faits par les bailleurs de fonds et pays donateurs auraient conduit Bozizé à lui faire des observations pendant ce conseil de ministre.

 

Ainsi, elle n’aurait pas hésité à octroyer sans scrupule à Socrate Bozizé un des rejetons du général Bozizé dont elle est la grande sœur de la maman, un des véhicules faisant partie d’un lot de plusieurs véhicules offerts par un pays amis. En outre, Mme Dorothée Malenzapa a beaucoup de difficultés à travailler avec les ministres de l’économie et de la coopération. Ce fut le cas de Sylvain Maliko et actuellement de Karim Meckassoua qui assure l’intérim de celui-là. On comprend que cette dame qui travaillait naguère au siège parisien de l’OIF en ait été virée pour incompétence.

 

Le dernier ministre à être critiqué par Bozizé lors de ce dernier conseil de ministre de la semaine dernière, ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Prévoyance Sociale, Noël Ramadan qui assure actuellement l’intérim du secrétariat général du gouvernement et des relations avec le parlement. Issu du milieu des travailleurs et grand cacique du monde syndical national, certains de ses agissements et son action gouvernementale semblent montrer qu’il est assis entre deux chaises.

 

Certains dignitaires du pouvoir auraient réussi à mettre dans l’esprit de Bozizé que Noël Ramadan n’aurait pas totalement rompu avec ses camarades du monde syndical. Ce dernier aurait aussi des liens suspects avec le PM Touadéra car tous les deux sont issus du milieu universitaire de Bangui et essaient de montrer à tout le monde qu’ils seraient incontournables en matière de désamorçage des grèves d’étudiants et des enseignants à l’Université. Certains observateurs à Bangui notent un certain amusement  que chaque fois que les rumeurs sur le départ du gouvernement du PM Faustin Touadéra se font insistantes, les étudiants de l’Université menacent d’entrer en grève. Quand prendra fin la souffrance des Centrafricains ?

 

La Rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique