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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:25

 

 

colonel Khadafi

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 25 Août 2011 15:47

Dans quel camp se trouve désormais l’ambassadeur de Libye à Bangui. Est-il toujours fidèle au président Khadafi et à son régime ou au contraire a-t-il rejoint le CNT (Conseil national de transition) ? Difficile de répondre à cette question pour le moment.

Quoiqu’il en soit, un journaliste de Radio Ndeke Luka a constaté jeudi 25 août, que plus aucun drapeau  ne flotte au mât de l’ambassade. A sa demande d’entretien avec l’ambassadeur, ce dernier a fait répondre qu’il était « très occupé à des réunions ».

Du côté du gouvernement centrafricain, c’est également le silence total au moment où de plus en plus de pays africains reconnaissent les nouvelles autorités de Tripoli. Parmi eux, l’Ethiopie qui a invité tous les pays africains « à reconnaître le CNT comme représentant légitime du peuple libyen ».

Il y a aussi des pays comme le Tchad et le Burkina qui ont reconnu le CNT. Pourtant ils sont connus comme ayant bénéficié par le passé des largesses du président Khadafi. A Bangui, les autorités se signalent pour le moment par leur mutisme sur la situation en Libye.

 

NDLR : Comme à leur habitude, les autorités de Bangui restent mutiques. Bozizé et ses épouses qui étaient tout le fourrés sous les tentes et palais du colonel libyen pour mendier se font très discrets. Pas plus tard que la semaine dernière encore son épouse Monique s'était encore permise non sans cynisme d'écrire à l'ambassade de Libye à Bangui pour mendier encore de l'argent pour sa fondation.

 

 

Crise libyenne : suffit-il aux dictateurs africains de faire allégeance au CNT pour se maintenir au pouvoir ?

 

Depuis hier, la reconnaissance envers le Conseil National de Transition (CNT), rébellion libyenne,  s’accélère dans les rangs des Etats membres de l’Union africaine (U.A) et autres républiques bannières incarnées par des dirigeants  aux antipodes de la démocratie qui ont partagé la vision et la pensée unique du guide libyen durant son règne.

De régime comme celui du Tchad, qui était si proche du colonel Kadhafi,  n’a pas même attendu la réunion de l’Union africaine pour assumer de manière anticipée  une position prétendument  appelée « souveraine » afin de légitimer le CNT dans le seul souhait et but d’être en phase avec les préoccupations de la communauté internationale et éviter d’être la cible du camp occidental.  

Nombreux sont, ceux qui pensent que cette forme de légitimité  concédée de façon précipitée par la plupart de régimes autoritaires, n’est autre qu’une allégeance qui est motivée par leurs maintiens au pouvoir contre vent et marré.  

Or, on se rend compte que  la démarche qui est d’actualité aujourd’hui dans le monde arabe et l’Afrique, est enclenchée par une vague de révoltes populaires qui appellent aux changements politiques vers des aspirations purement démocratiques.  

Il ne faut pas que ces mêmes dirigeants arabes et africains essaient de récupérer les différentes insurrections populaires pour s’adapter aux contextes politiques encours.

C’est pourquoi, nous appelons de nos vœux la communauté internationale à rester vigilante devant cette  légitimité massive à l’égard du Conseil National de Transition (CNT) qui s’est abattu sans l’aide des dictateurs du continent qui étaient plus soucieux par une résolution politique de la crise libyenne que par le départ du pouvoir du colonel Kadhafi.  

La vigilance est donc le mot d’ordre.

 

Makaila Nguebla Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août

 

Mali un parti d’opposition dénonce l’appel à l’assassinat de Kadhafi


BAMAKO AFP / 25 août 2011 23h21- Le parti du cinéaste Cheick Oumar Sissoko, seule formation de l'opposition représentée à l'Assemblée nationale malienne, a dénoncé jeudi une tragédie humaine en cours en Libye et l'appel à l'assassinat de Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen en déroute dont la tête a été mise à prix.

Une tragédie humaine se déroule sous nos yeux en terre africaine de Libye. (...) C'est une occupation coloniale préparée et dirigée par la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Otan, et à laquelle les Nations unies ont donné leur feu vert, déclare le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) dans un communiqué transmis à l'AFP.

Aujourd'hui, l'invasion, les massacres des populations civiles, la destruction des infrastructures, la chasse à l'homme et aussi à la femme, l'appel à l'assassinat du guide Mouammar Kadhafi et des membres de sa famille ainsi que de ses proches passent en direct sur les chaînes de télé et n'offusquent pas les grandes consciences européennes, ajoute-t-il.

Il condamne cette agression injustifiable, exprime son soutien au peuple libyen dans cette dure épreuve, et exhorte les pays africains à rappeler leurs ambassadeurs en Libye et dans les pays engagés dans les opérations de l'Otan pour protester contre cette injustice internationale.

Les rebelles libyens qui combattaient depuis mi-février les forces de Mouammar Kadhafi ont pris Tripoli à l'issue d'une offensive lancée le 20 août. Ils ont conquis le quartier général de M. Kadhafi, qui demeurait introuvable jeudi, et ont annoncé une récompense de près de 1,7 million de dollars pour sa capture, mort ou vivant.

Dans une déclaration datée de la veille, le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, président de Sadi, avait lui-même dénoncé l'invasion de la Libye par les Occidentaux et fustigé l'ONU devenue, à ses yeux, une organisation qui donne un semblant de légalité internationale aux agressions impérialistes.

Avec le conflit en Libye, l'impérialisme réédite ses exploits d'assassinat des leaders indomptables qui mettent l'intérêt de leur peuple avant tout, affirme M. Sissoko, auteur notamment des films Guimba, La Genèse, Battu.

Il assimile Mouammar Kadhafi à des héros des luttes d'indépendance ou combattants assassinés dont le Congolais Patrice Lumumba et l'Argentino-Cubain Ernesto Che Guevara.

Mercredi, le gouvernement malien a déclaré sa solidarité avec le peuple libyen et appelé à l'arrêt des hostilités sur l'ensemble du territoire libyen en vue de mettre fin aux souffrances du peuple libyen.

Le président malien Amadou Toumani Touré est membre du comité des cinq chefs d'Etat médiateurs de l'Union africaine sur la crise libyenne. Il n'a pas fait de déclaration publique sur le dossier libyen depuis la chute de Mouammar Kadhafi, qui avait beaucoup investi dans son pays et dont il était considéré comme un proche.

Plusieurs manifestations de soutien à Mouammar Kadhafi ont été organisées ces derniers mois au Mali, notamment par des écrivains et hommes politiques ainsi que par plusieurs partis et associations. Mais l'opinion publique malienne est partagée entre pro et anti-Kadhafi, les uns louant des actions du guide libyen envers le Mali et l'Afrique, les autres stigmatisant le traitement des Africains immigrés en Libye.


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Kadhafi dans le sud de Tripoli ou parti vers le désert, selon son ex-n°2

ROME AFP / 25 août 2011 20h25 - Le colonel Mouammar Kadhafi se trouve soit dans le sud de Tripoli, soit il est déjà parti vers le désert, a estimé jeudi à Rome l'ancien numéro deux du régime Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli et se trouve depuis samedi en Italie.

Il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps, a déclaré M. Jalloud lors d'une conférence de presse au siège de l'association de la presse étrangère.

Dans la première hypothèse, il restera terré dans le sud de Tripoli jusqu'à ce que les routes soient rouvertes et à ce moment-là il sortira peut-être déguisé en femme ou autre chose pour quitter la capitale, selon M. Jalloud, qui connaît bien M. Kadhafi pour avoir mené à ses côtés le coup d'Etat de 1969.

La deuxième possibilité, c'est qu'il soit déjà parti depuis un certain temps et se trouve soit à la frontière avec l'Algérie, soit à Syrte ou Sebha et qu'après il traversera le désert, a ajouté M. Jalloud.

Tombé en disgrâce depuis le milieu des années 90, M. Jalloud a affirmé avoir tenté à six reprises de s'enfuir de Libye par voie maritime et à 12 reprises par voie terrestre ces derniers mois.

Arrivé en Tunisie, il était reparti dès samedi à l'aube vers l'Italie sur un vol pour Rome. Les médias italiens ont affirmé que son exfiltration a été menée avec l'aide de la diplomatie, des services secrets de plusieurs pays et du groupe gazier et pétrolier italien ENI, présent en Libye depuis 1959.

Malgré cela, M. Jalloud a nié être l'homme de l'Italie dans la Libye post-Kadhafi. Je suis une personne libre, complètement indépendante. Je ne dois rien ni à l'Italie, ni à la Russie, ni à la France, a-t-il répondu à une question de l'AFP.

Il s'est présenté comme une personne connue depuis de nombreuses années des Occidentaux, ayant des contacts dans toute l'Europe notamment en France. J'ai une vision politique et économique, je ne recherche pas mon avantage personnel, a-t-il assuré.

M. Jalloud s'est décrit comme un opposant de Kadhafi depuis les années 80, le qualifiant de pharaon, de tyran et l'accusant d'avoir trahi les idéaux de la révolution libyenne.

Concernant ses relations avec le Conseil national de transition libyen (CNT), il a souligné être parti de Libye après avoir contacté les deux leaders Mahmoud Jibril et Abdel Jalil via des intermédiaires. Le CNT l'a assuré qu'il pouvait faire ce qu'il jugeait juste, c'est-à-dire encourager le peuple libyen dans l'insurrection et mobiliser les soutiens internationaux.

Il ne fait pas partie du CNT mais nous sommes dans la même barque, a-t-il dit, en annonçant qu'il comptait créer un parti libéral, nationaliste et laïc qui se présentera aux élections et n'excluait pas de participer à un futur gouvernement. Mais ce sera au peuple libyen de décider, a-t-il dit.

Selon lui, il n'y aura pas d'affrontements entre factions dans l'après-Kadhafi parce que les Libyens sont un peuple pacifique, tolérant et uni. Cette tragédie a renforcé le sentiment d'unité des Libyens, selon lui.

Je vous garantis que les jeunes sauront reconstruire les institutions bien plus vite que vous ne l'imaginez, a-t-il ajouté, soulignant que jusqu'aux années 80 l'administration libyenne était l'une des meilleures du tiers-monde.


(©)

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