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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:22

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 20 Novembre 2012 14:35


« Non ! Nous ne retournerons plus. Nous avons beaucoup souffert. En 2007, les coupeurs de route nous ont volé tous nos biens. Dans la même année, les rebelles tchadiens sont venus nous plonger dans une situation difficile». C’est la substance des réactions de plus 750 déplacés internes de Kaga Bandoro à Nana Houta (nord), réactions faites le 16 novembre 2012. 


Il s’agit d’un ras le bol exprimé par ces personnes en détresse pour dénoncer la précarité de leurs conditions de vie à 48 kilomètres de Kaga Bandoro, axe Ouandago (nord).


Leurs villages, faut-il le rappeler, avaient été détruits suite aux opérations menées en janvier dernier, par la coalition Armée Nationale Tchadienne-Forces Armées Centrafricaines (FACA) contre les positions du Front populaire pour le Redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba Ladé dans cette zone.


« A ce jour, nous avons décidé de reconstruire notre vie là où nous sommes installés. Nous avons beaucoup de difficultés. Au début, nous avons pu survivre grâce à l’assistance des organisations humanitaires. Mais depuis trois mois, nous n’avons plus d’aide. Nous n’avons pas de maisons, nous sommes exposés à la fraîcheur et nous partageons un seul puits qui ne nous suffit pas. La production de nos champs a été mauvaise », ont indiqué certains déplacés à un envoyé spécial Radio Ndeke Luka.


D’autres ont déclaré que « nous mourons de faim. Nous n’avons pas d’eau potable et nous manquons cruellement d’infrastructures sanitaires. Nous demandons de la nourriture pour nous permettre de vivre. Il nous manque des moyens pour soutenir les enseignants afin d’enseigner nos enfants. Notre vœu, c’est que nos autorités puissent nous secourir ».


Pour le sous-préfet de Batangafo (nord), Edmond Sacko « l’autre point épineux qui freine le retour de ces déplacés est le récurent litige entre éleveurs tchadiens et agriculteurs centrafricains. Il est donc urgent de pallier cette crise avant toute négociation du retour de ces administrés ».


A titre de rappel, après de 10 mois de calvaire endurés par ces déplacés, l’Ambassadeur de France en République Centrafricaine Serge Mucetti a décidé de faire le déplacement dans cette région le 15 novembre dernier pour se rendre compte de leur situation quotidienne. Une mission pour évaluer aussi les actions menées par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en faveur de ces déplacés internes et biens d’autres, estimés à 5700 dans la localité de Kaga Bandoro.

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