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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:17

 

 

 

 

Pierre-Moussa.jpg

 

http://www.agenceecofin.com

(Agence Ecofin) - Le Congolais Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration, va remplacer le Camerounais Antoine Ntsimi à la tête de la Commission de la Cémac. L’information, bien qu’elle ne figure pas dans le communiqué officiel, a rapidement circulé hier, 25 juillet 2012, à Brazzaville au Congo, à l’issue de la conférence des chefs d’Etat de la Cémac.

Après l’examen des points à l’ordre du jour et les décisions prises, les chefs d’Etats des six pays membres de la Cémac (Cameroun, RCA, Tchad, Guinée équatoriale, Congo et Gabon) vont procéder à des nominations dans les organes et institutions de la Cémac (Voir encadré ci-dessous). Le poste de président de la Commission de la Cémac tant attendu est revenu au Congo.

L’actuel président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, était en disgrâce avec le président centrafricain François Bozizé. Son départ était presque acquis. François Bozizé est d’ailleurs venu à Brazzaville avec des propositions, fondant son argumentation sur le principe de rotation au sein des institutions de la Cémac décidé à Bangui en 2010. Mais, au terme des discussions, ses pairs n’ont pas admis que le président de la Commission soit un Centrafricain, le siège de la Cémac étant déjà basé à Bangui en RCA.

Audit et suivi de la gouvernance

C’est ainsi qu’ils ont trouvé un compromis, car à défaut de la présidence de la Cémac, la Rca gagne quatre directions générales des organes de la Cémac, dont Air Cémac et la vice-présidence de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Pierre Moussa va sans doute mettre un accent sur la sécurisation des financements de la Cémac, l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés de la communauté. A l’ouverture du Conseil des ministres de l’Uéac il y a quelques jours il déclarait que : «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

Mais à l’issue du Conseil des ministres, contre toute attente, les ministres ont instruit la Commission de la Cémac de convoquer une autre réunion du comité Inter-Etats en vue d’inscrire ces sujets à l’ordre du jour. C’est ce qui ressort du communiqué final qu’il a signé le 22 juillet dernier.

Les chefs d’Etat ont invité les nouveaux et anciens responsables à mettre un accent sur la transparence dans la gestion. «La conférence a salué le travail accompli par l’ensemble des responsables sortants dans l’exercice de leur mandat. Elle a invité les responsables entrants et ceux en place à inscrire leurs actions dans le cadre de la transparence dans la gestion et du renforcement de la collégialité dans les prises de décision», peut-on lire dans le communiqué final signé de Dénis Sassou N’guesso, président du Congo.

Désormais, c’est le président Gabonais, Ali Bongo, qui assurera la présidence en exercice de la Cémac.

Beaugas-Orain Djoyum

 

L’ensemble des nominations dans les organes et institution de la Cémac

A la commission de la Cémac :

Président, Congo

Vice-président, Guinée équatoriale

A la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdéac)

Vice-présidence, République centrafricaine

A la Commission bancaire de l’Afrique centrale

Secrétaire général, Tchad

Secrétaire général adjoint, Cameroun

A la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf)

Président, Guinée équatoriale

Au Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale

Secrétaire permanent, Cameroun

A la communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha)

Directeur général, Gabon

Directeur général adjoint, Congo

A l’Organisation pour la coordination de la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Océac)

Secrétaire général, Gabon

A l’Institut sous-régional multisectoriel de technologies appliquées, de planification et de et d’évaluation des projets (Ista)

Directeur général, Guinée équatoriale

Directeur général adjoint, Tchad

A l’Ecole d’hôtellerie et de tourisme de la Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’école Inter-Etats de douanes (Eied)

Directeur général, Gabon

Au pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (Prasac)

Directeur général, Centrafrique

A l’Institut sous-régional de statistique et d’Economie appliquée (ISSEA)

Directeur général Tchad

A l’institut d’Economie et des finances (Ief-pôle régional)

Directeur général, Guinée équatoriale

A Air Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC)

Directeur général, Cameroun

Au comité Inter-Etats des pesticides d’Afrique centrale (CPAC)

Directeur général, Centrafrique

Extraits du communiqué final de la conférence des chefs d’Etats de la Cémac signé le 25 juillet 2012 à Brazzaville au Congo

 

 

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Cémac : le conseil des ministres donne quitus à la gestion d’Antoine Ntsimi  

(Agence Ecofin) - La note d’information relative à la gestion des finances publiques préparée par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, a été approuvé par le conseil des ministres de l’Union économique de I'Afrique centrale (Uéac) le 22 juillet 2012 à Brazzaville au Congo.

Dans le communiqué final du conseil des ministres, on peut lire «traitant de l’état d’avancement de la mise en œuvre des directives de gestion des finances publiques, le conseil des ministres, tout en félicitant la Commission de la Cémac pour la qualité du rapport produit, a pris acte de la note d’information produite». Le communiqué des ministres ne précise pas les périodes concernées par la note d’information produite.    

Contre toute attente

 Les ministres, contre toute attente, ont reporté à une date ultérieure l’audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisés de la Cémac. «Le conseil des ministres a instruit la commission de convoquer une réunion du comité inter-Etats en vue de l’examen des termes de référence y relatifs et d’autres questions pouvant faire l’objet, éventuellement, d’une inscription à l’ordre du jour de cette réunion», indique le communiqué final du conseil des ministres signé par Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration et président en exercice du conseil des ministres. Il faut noter que c’est le comité inter-Etats qui se charge de la préparation des délibérations du conseil des ministres.

Et pourtant, à l’ouverture des travaux du conseil des ministres, le ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration a bien déclaré dans son discours d’ouverture que «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

 Que s’est-il donc passé pour que cette question soit renvoyée par les ministres ? La conférence des chefs d’Etat de la Cémac va-t-elle examiner cette question alors que les ministres n’ont rien tranché ?

 La décision des ministres donnera encore du temps à Antoine Ntsimi, accusé de malversations financières, notamment de graves surfacturations, comme le relevait récemment la presse parisienne.

 Audit financier et comptable

 Dans tous les cas, il faudrait encore attendre bien longtemps pour en savoir davantage sur les pratiques de gestion de l’actuel président de la commission de la Cémac. Car c’est le 11 juillet dernier qu’Antoine Nstimi a lancé un appel d’offres pour la sélection d’un consultant chargé de réaliser un audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisées de la Cémac. Les finances de la Commission de la Cémac, de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale (Oceac) et de la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha) seront passées au peigne fin. Le consultant travaillera sur le contrôle des exercices allant de 2007 à 2011.

 Selon l’appel d’offres, «l’audit de bonne gouvernance comportera également un volet audit financier et comptable dont le but est la consolidation de la transparence et l’assainissement de la gestion des finances de la Communauté».

 Les chefs d’Etat de la Cémac réunis à Brazaville depuis ce mardi 24 juillet 2012 devront dans tous les cas examiner le cas Antoine Ntsimi. De nombreux chefs d’Etat sont favorables à son remplacement, selon le principe de la rotation à la tête des institutions de la Cémac décidé en janvier 2010 à Bangui. Pour mémoire, il y a quelques mois, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, l’avait déclaré Persona non grata à Bangui, siège de la Commission de la Cémac.  

Beaugas-Orain Djoyum

 

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