Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 17:06

 

 

Fidele-Gouandjika.JPG

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 11 Avril 2011 14:09

 

Le gouvernement centrafricain, le président François Bozizé en tête, rendront à l’ancien président Ange Félix Patassé, l’hommage solennel qu’il mérite au nom de l’ensemble du peuple centrafricain.

Voilà ce qu’il faut retenir ce lundi 11 avril 2011 de la déclaration faite sur les ondes de Radio Ndeke Luka, par le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Agriculture, Fidèle Ngouandjika.

S’exprimant dans le journal diffusé (13 H heure locale), Fidèle Ngouandjika à la mi-journée, a déclaré : « le président Patassé est un patrimoine du peuple centrafricain. Le gouvernement va lui rendre l’hommage qu’il mérite et nous sommes en train de prendre des dispositions dans ce sens. Des négociations entre le pouvoir et les proches du défunt président sont en cours pour des obsèques  dignes  de ce nom ».

En réponse à l’opposition qui dans un communiqué publié le 8 avril interdit aux autorités et au KNK, parti au pouvoir de prendre part aux obsèques du défunt, le porte-parole du gouvernement soutient que « Patassé n’a pas de famille politique. Pour preuve Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) l’avait  par le passé exclu du parti. Maître Nicolas Tiangaye, porte-parole du Collectif des Forces du Changement (CFC), et un groupe de juristes avaient intenté une action en Justice contre Patassé devant la Cour Pénale Internationale (CPI), pour crimes commis en Centrafrique de 2002 à 2003 ».

Heureusement, affirme Gouandjika, la CPI n’a « rien reproché » à celui qui devrait en principe mieux diriger le pays pendant son règne, mais conclut-il, « il en a été « empêché par la vengeance de ses collaborateurs et l’opposition armée ».

Des sources proches de la famille de celui qui fut tout à tour ministre à plusieurs reprises, premier ministre et président de la République (1993 – 2003) l’ex Premier ministre affirment que ses fils sont d’ « accord » pour l’organisation d’obsèques officielles.

Toutefois l’opposition a rendu les autorités centrafricaines responsables de la mort du l’ancien chef d’Etat en lui refusant à deux reprises l’autorisation de sortie du territoire pour se rendre à l’étranger pour y recevoir les soins adéquats.

 

NDLR : Panique à bord de la bozizie. Les gesticulations de Bozizé et les allégations de son griot ici rapportées traduisent bien leur désarroi profond et les remords qu’ils ont dans leur for intérieur pour avoir tué le président Patassé. Personne en Centrafrique et dans le monde n’en est dupe. Le seul et vrai hommage à Patassé sera rendu par le peuple centrafricain. Que vaut un hommage posthume hypocrite et rendu de force à un défunt comme Patassé par des tenants d’une république bananière? Que vaudront les larmes de crocodile que Bozizé et sa bande de criminels tiennent à verser sur le cercueil de Patassé ? La planète entière sait que eux qui l’ont persécuté et harcelé jusqu’à la mort. S’il existe une justice immanente, elle sera rendue tôt ou tard à Patassé qui lui, n’est pas décédé dans les mêmes conditions que les anciens présidents David Dacko et André Kolingba.

Contrairement aux propos de ce porte-parole, la famille politique de Patassé est bien celle du MLPC que jusqu’ici Bozizé n’a jamais réussi à récupérer malgré ses nombreuses tentatives et moyens financiers engagés. Si des divergences sont apparues vers la fin de la vie de Patassé et divisé cette famille, ce n’est pas une raison pour prétendre qu’il n’avait pas de famille politique. Ce n’était que les conséquences dommageables du second exil inhumain auquel Bozizé l’avait contraint. Peu avant sa mort, Patassé et Martin Ziguélé s’étaient réconciliés pour le grand bien du MLPC et du peuple centrafricain. Nicolas Tiangaye et bien d’autres fils de ce pays appartenant à d’autres formations politiques que le MLPC  y avaient grandement œuvré. Pourquoi les responsabilités dont le pouvoir parle de prendre lors des obsèques de Patassé n’ont-t-elles pas été prises lorsqu’il avait besoin d’être soigné ?

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique