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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 23:53

 

 

Patass é décorant Bozize

 

Comme Patassé, Bozizé on le sait, est extrêmement fasciné par les marchands d’illusions et autres hommes d’affaires véreux de tout acabit qui lui font miroiter des mirages financiers et autres perspectives d’enrichissement et de gains faciles de toutes sortes. C’est le cas de l’escroc indo-pakistanais Saifee Durbar qui croupit actuellement à la prison de la Santé à Paris, qui avait commencé ses tours de prestidigitation en Centrafrique du temps de Patassé pour reprendre du service ensuite avec Bozizé. Outre les gourous béninois de son église du Christianisme céleste, Bozizé est aussi lié d’amitié avec diverses personnalités obscures de toutes nationalités qui gravitent autour comme par exemple le Rwandais Fabien Singaye, le béninois Zul Salami et autres.Après le sommet de Nice, Bozizé s'est d'ailleurs rendu à Cotonou pour enterrer dit-on, le gourou de sa fameuse secte avant de rejoindre Brazzaville pour le sommet de La CEMAC.  

Il s’est aussi attaché les conseils d’un marabout sénégalais du nom de Bacar Diagne qu’il appelle d’ailleurs « Papa » et fait le go between entre la société française KIOSK Industry dont Bozizé a occasionné la faillite et la mise en liquidation judiciaire et le président centrafricain. Le délibéré de la dernière audience du tribunal de commerce de Nanterre pour cette affaire pour laquelle en 2007 déjà, l’Elysée du temps du président Chirac et son Monsieur Afrique Michel de Bonnecorse, avait déjà avait déjà conseillé à Bozizé de la résoudre à l’amiable mais il ne jamais fait.

Depuis son retour au bercail,  nombreux sont ceux qui sont ceux qui affirment sans doute avec raison, qu’il existerait un pacte secret entre l’ancien président Ange Félix Patassé et son tombeur François Bozizé, sans l’aval duquel il ne n’aurait pu de toute façon, remettre pieds dans son pays après son exil togolais. Patassé en effet, n’a pas cessé de multiplier les actes d’allégeance à Bozizé dont il avait déjà au demeurant reconnu publiquement le pouvoir lors du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008. C’est ainsi qu’il a cru devoir offrir ses bons office pour tenter de résoudre la crise du processus électoral après le refus de l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement du calendrier électoral unilatéralement fixé par Bozizé à deux reprises mais personne n’a voulu de sa médiation. 

Ce comportement de Patassé est aussi et surtout destiné à amadouer Bozizé afin qu’il puisse ordonner la main levée politico-judiciaire qui a frappé ses biens (comptes personnels et de sociétés ainsi que ses avoirs dans les banques de la place). Cela fut fait à l’issue de la rencontre que les deux hommes ont eue au début du mois d’avril dernier où Bozizé, avant de recevoir Patassé, avait discrètement demandé qu’on lui apporte tous les dossiers judiciaires des biens de Patassé. On a ainsi compris que la restitution ou le dégel des biens de Patassé a dû faire l’objet de leur entretien et sans doute d’un échange de bons procédés, du donnant donnant en quelque sorte, ce qui n’a fait évidemment l’objet cependant d’aucune communication officielle ni de Bozizé ni de Patassé.

C’est un secret de polichinelle que Patassé et Bozizé se rencontrent assez régulièrement depuis lors, tantôt à la résidence de Bozizé de Sassara, tantôt à Boali loin des yeux indiscrets. Patassé a assuré dernièrement au cours de leur rencontre de Sassara Bozizé, d’appeler à voter pour lui s’il parvenait au second tour de la présidentielle contre Martin Ziguélé. Mais au cas où Patassé arriverait au second tour avec Bozizé, il se propose de se retirer pour faire gagner Bozizé. On ne peut mieux s’aplatir. Il l’a également mis en garde contre certains membres de l’actuelle direction du MLPC qui furent pourtant naguère ses anciens camarades et ministres avant le putsch du 15 mars 2003.

Selon nos informations, Patassé a délivré récemment un mandat à un Sénégalais du nom El Hadj Mansour Tchiandoum qui n’hésite pas à l’exhiber fièrement à ses interlocuteurs, pour que celui-ci lui recherche des financements pour sa campagne électorale ainsi que pour remettre à flot ses sociétés minières et forestières (Colombes Mines, Colombes Forêts et autres Trans-Oil) sur lesquelles Bozizé a désormais levé l’interdiction qui les frappait depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique