Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:28

 

 

 

 

passeport-biometrique-RCA-CEMAC.JPG

 

 

passeport-biom-pages-interieures.JPG


 

YAOUNDE 14/12/2011--(Xinhuanet)  Douze ans sans progrès, la longue attente dans la mise en circulation d'un passeport commun de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) composée du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad irrite les patronats qui dénoncent une entrave au business.

Un vieux projet inspiré de la Convention adoptée par les pères fondateurs de l'Organisation de l'unité africaine (OUA, ancêtre de l'Union africaine) à Antananarivo (Tananarive) à Madagascar en 1961, au lendemain des indépendances, pour promouvoir le libre circulation des personnes et des biens sur le continent, l'Union des patronats d'Afrique centrale (UNIPACE) a voulu en faire un moteur de croissance économique dans cette région en essayant de le faire porter par les chefs d'Etat.


"L'initiative que nous avons prise il y a maintenant plus d' une dizaine d'années de mettre en place un titre de circulation commun n'a toujours pas abouti, puisque nous espérions que dans le cadre de l'intégration sous-régionale un titre de circulation commun permettrait de garantir la liberté de circulation des personnes et des biens", a déploré le président de cette organisation patronale, Olivier Behle, au terme de son Assemblée générale lors du Salon international de l'entreprise de Yaoundé, du 3 au 11 décembre.


Jugeant la situation d'impasse "fort regrettable", l'UNIPACE a, fait savoir son président, "interpellé les pouvoirs publics de tous nos pays pour qu'enfin on concrétise cette idée qui est très importante pour le développement économique sous-régionale". L'organisation s'offusque du retard que l'Afrique centrale accuse dans son intégration économique, comparativement à l'Afrique de l' Ouest qui affiche plutôt des progrès dans son processus notables.

"On a essayé de reproduire ce modèle sur le plan sous-régional et notre organisation homologue en Afrique de l'Ouest a réussi, puisqu'il y a une liberté de circulation en Afrique de l'Ouest, ce qui facilite beaucoup de choses, alors que nous en Afrique centrale on est toujours en retrait là-dessus. Il faut encore des passeports et des visas pour aller d'un pays à l'autre dans notre sous-région", s'éructe Oliver Behle, par ailleurs président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM).


Pourtant, guide le responsable patronal, "cette liberté de circulation est nécessaire si on veut développer l'économie régionale. Le marché économique sous-régional, c'est l'occasion pour nos entreprises de produire plus, parce que le marché est plus important, donc d'améliorer leur productivité, la qualité de leurs produits et de grandir en taille de manière à pouvoir amortir leurs investissements".


D'une croissance estimée à 5,2% cette année contre 4,3% en 2010, la zone CEMAC est réputée avoir le taux le plus faible des échanges intra-communautaires : 0,5% à 1% du commerce total, contre 11% pour l'ensemble de l'Afrique qui, elle-même, passe pour un nain à côté des 72% d'Europe et des 52% d'Asie, d'après les statistiques de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).


Déjà pratiquée par le Cameroun, la Centrafrique, le Congo et le Tchad qui délivrent à leurs citoyens un passeport communautaire leur permettant de se déplacer d'un pays à l'autre sans besoin de visa, la libre circulation des personnes et des biens se heurte aux réticences du Gabon et de la Guinée équatoriale qui rechignent à ouvrir leurs frontières de peur, arguent-ils, d'être envahis par les autres.


Un temps, les deux pays, qui continuent de soumettre les quatre autres à l'obtention du visa d'entrée à leurs territoires respectifs, avaient conditionné la mise en circulation d'un passeport communautaire CEMAC pourtant prévue par le Traité de N' Djamena ayant institué en 1994 l'organisation régionale, par l'introduction d'éléments biométriques.


Le principe du consensus en vigueur au sein du club des dirigeants politiques aidant, la prise en compte de cette exigence, dont la concrétisation devait par ailleurs associer des recommandations de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), avait fixé le délai du 1er janvier 2010 pour l'avènement de ce titre de transport.


Les patronats d'Afrique centrale s'accordent à dire avec les observateurs que le blocage observé est révélateur des tares structurelles de la région. Olivier Behle observe aussi bien, tout en estimant la situation incongrue, l'absence d'une décision politique pour fusionner les bourses de valeurs mobilières mises en place à Douala au Cameroun et à Libreville au Gabon.

Selon lui, "cette localisation des deux bourses pose des problèmes stratégiques aux différents Etats (..) Nous dépensons deux fois les budgets en termes de financement sur deux sites différents qui sont distants de 300 km, avec un marché qui est le même. Toutes ces contradictions-là seront résolues au fur et à mesure que les organisations patronales vont augmenter en poids par rapport à leurs vis-à-vis publics".


Composée des patronats tchadien, centrafricain, congolais, gabonais et camerounais, hormis le patronat équato-guinéen considéré comme ne répondant aux critères d'une organisation patronale indépendante vis-à-vis des pouvoirs publics, l'UNIPACE n' y va pas non plus avec le dos de la cuillère pour s'interroger sur la pertinence du projet de création d'une compagnie aérienne régionale, Air CEMAC, qui tarde aussi d'ailleurs à décoller.


"Ce dossier n'est pas bouclé. On n'est pas encore près d'avoir cette compagnie qui démarre demain, d'autant plus que chacun des pays continue de faire des efforts pour développer sa propre stratégie de transport aérien. Est-ce que nous Africains du Centre, nous avons les moyens de développer à la fois nos compagnies nationales et d'investir financièrement dans une compagnie sous- régionale ? Voici les contradictions que nous devons résoudre et nous ne les avons pas encore résolues", assène une fois de plus Behle.


Suite à une décision des chefs d'Etat en 2008, Air CEMAC, dont le siège a été fixé à Brazzaville au Congo, devait elle aussi démarrer ses activités début 2010. Les négociations avec le transporteur sud-africain South Africa Airways (SAA) comme partenaire stratégique après le désistement du marocain Royal Air Maroc (RAM) puis du belge Sn Brussels, se disaient même en bonne voie pour la répartition du capital.


Par Raphaël MVOGO


© Copyright Xinhuanet 

 

 

 

NDLR : En RCA, Bozizé avait confié la gestion des services de délivrance à son fils fils Socrate avant de la lui retirer pour confier cela actuellement à son conseiller juridique Jacques MBOSSO. Ce sont également à des amis hommes d'affaires étrangers arabes qu'il a confié les services techniques de délivrance du fameux passeport. Le vrai problème qui se pose est que si les consulats et ambassades de Centrafrique à l'étranger ne sont pas autorisés à délivrer ce passeport biométriques les Centrafricains de la diaspora qui ne peuvent se rendre au pays pour les relevés biométriques, seront privés de ce passeport. 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers