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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:23

 

 

 

 

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QUE SIGNIFIE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE ?

 

Le 12 novembre 2002, je publiais un article sur le site  Sangonet.com intitulé « Oui pour le dialogue inter centrafricain ».

 

Force est de constater que 10 années plus tard, la problématique n'a pas changé alors que certaines personnes osent parler de changement en Centrafrique depuis 2003. Qu'est ce que en fait ce changement dont on parle à Bangui? Un changement d'hommes à la tête de l'État? Pas sûr puisque ce sont les mêmes qui sont aux affaires depuis l'ère Bokassa qu'on retrouve encore aujourd'hui dans la gestion de l'État. Un changement de politique? Encore moins car l'égoïsme prédomine toujours au détriment de l'intérêt collectif avec toutes les conséquences connues jusqu'alors. On a l'impression de vivre une histoire sans fin, un éternel recommencement. Je vous fais lire ou relire le texte intégral de 2002. Pour moi, RIEN n'a changé depuis 2003 et que cet article est encore valable aujourd'hui. Pourquoi un dialogue supplémentaire alors qu’à chaque fois les décisions ne sont pas mises en œuvre ? Le dernier dialogue politique inclusif est encore valable à mon sens. Pourquoi ne pas faire appliquer les conclusions ? Rappelez-vous de cette citation de Winston Churchill: « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par la gorge ».

 

 

OUI POUR LE DIALOGUE INTER CENTRAFRICAIN

 

Chers compatriotes,

 

Face à la gravité sans précédent de la situation socio-pôlitique en Centrafrique, devant l'inertie suicidaire de nos dirigeants politiques (en particulier leur refus de prendre des mesures nécessaires à cette crise paroxystique), il s'avère que rester silencieux serait pour nous tous (filles et fils de ce pays), se rendre complice d'un crime majeur contre le peuple centrafricain.

 

Cette situation a de nombreuses causes parmi lesquelles la faible ou l'inexistante volonté politique de nos leaders et leur manque de conscience du bien commun national.

Mais il n'y a pas que les leaders politiques qui soient responsables:le manque de dynamisme est de la responsabilité de tous et de chacun.

 

L'heure est plus que grave. Nous devons donc faire notre examen de conscience politique. Accepter de voir la réalité comme telle qu'elle est, même si cela fait mal, est la première attitude qu'on peut attendre d'un homme ou d'une femme qui se veut acteur de son histoire et de celle de son pays, solidaire pour un développement réel.

 

L'idée d'un dialogue inter centrafricain proposée par certains compatriotes nous paraît salutaire si l'on veut mettre un terme à ces maux qui gangrènent et qui fragilisent gravement la société centrafricaine et si nous voulons enfin donner la chance à ce beau pays de réaliser son développement.


Ce grand débat doit se situer au delà de toutes considérations (ethnique, politiques, religieuses...): seul l'intérêt national devrait être privilégié. Oser regarder ses propres difficultés n'est pas trahir sa culture, sa famille, sa région, son parti,sa religion; au contraire, c'est la seule attitude qui permette la vraie fierté, celle qu'on peut avoir sans mentir, celle qui permet d'assumer son passé pour avancer vers demain la tête haute.

 

Lors de cette assise qui ne devrait pas se transformer en un grand procès national, le plus important serait de mesurer l'ampleur des choses, des enjeux qui se présentent à nous, les hommes et les femmes de centrafrique. Cela nous permettrait de voir ce qui ne va pas pour y faire face en s'organisant. Au terme de ce dialogue et contrairement aux différentes assises qui ont déjà eu lieu dont les dispositions finales n'ont jamais été respectées, nous devons entrer dans une véritable dynamique de l'histoire c'est à dire un mouvement de changement véritable.

 

Ce temps du regard est le temps de l'analyse et de l'appropriation. Il ne doit pas être trop court pour ne pas être trop caricaturant comme l'est l'expert parachuté. Il doit être au rythme de la réalité et être un temps pour sentir et comprendre, pour découvrir et se sentir lié au devenir d'un peuple, d’une NATION. C'est le temps des racines et celui du réveil, d’une maturation qui ne se scléroserait pas en habitude.


Chers compatriotes, non à la disparition de l'Etat centrafricain. Nous avons des ressources importantes mais nous passons de plus en plus d'une richesse sous développée à une pauvreté développée. Si nous acceptons que la pauvreté ne soit pas une fatalité alors nous pouvons la combattre à la seule condition que tout le monde le veuille. Brisons la loi du silence. Dans un monde dit démocratique les choses ne peuvent s'arranger que si nous acceptons de véritables débats qui pourront déboucher sur des solutions concrètes.

 

Merci

MarcelloIMAYAKA


Marcello m.energy@caramail.com

 

(12 Nov 2002 18:23:49 GMT+1)

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion