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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 02:36

 

 

 

carte RCA zone en crise


 

Face à la profonde crise que traverse ces jours-ci notre pays, une crise qui plonge une fois encore la population centrafricaine dans une misère indescriptible, il nous incombe, nous, enfants du pays de trouver des solutions appropriées afin d’éviter à notre pays l’irréparable.

C’est pourquoi l’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) soutient l’idée d’un dialogue avec la rébellion (SELEKA). Il va de soi que l’opposition démocratique et la société civile doivent eux aussi prendre part à ce dialogue.


Cependant, pour que ce dialogue se tienne dans de bonnes conditions et qu’il en découle des recommandations susceptibles de conduire à une véritable sortie de crise ; et afin de rassurer la rébellion, l’opinion nationale et internationale de la bonne foi du régime en place de dialoguer, un préalable s’impose :

 

la démission de l’actuel gouvernement et la mise en place d’un nouveau  gouvernement restreint de 12 membres composé pour 1/3 des membres du régime en place, 1/3 des membres de l’opposition démocratique et 1/3 des membres de la société civile.


Car dans un pays qui se respecte et de surcroît dit de démocratie, on ne peut garder en place et en l’état un gouvernement alors que la moitié du pays est occupée par la rébellion en l’espace de quelques jours seulement. C’est invraisemblable !


après le dialogue avec la rébellion le gouvernement pourra s’élargir avec l’admission de 4 nouveaux membres représentants la rébellion.


En somme, ce gouvernement (de transition) désormais de 16 membres pourra avoir un mandat de 18 mois et aura pour principale mission l’organisation en juillet 2014 de nouvelles élections (présidentielle et législative).


L’assemblée nationale sera dissoute après la formation définitive du gouvernement de transition. Ce qui conduit in facto à l’invalidation partielle des élections de 2011.


L’actuel président pourra rester en place jusqu’aux élections de 2014 mais avec un pouvoir restreint. En outre il doit s’engager solennellement et par écrit à ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2014.


Vu les expériences du passé, notamment celles des régimes successifs à la tête de notre pays, où le tribalisme a souvent été le facteur déterminent, voire la base du recrutement dans l’armée nationale, il est souhaitable que le gouvernement de transition qui sera mis en place prenne ce problème de défense nationale à bras le corps. Pour cela, on pourra par exemple recruter les futurs soldats de manière équitable dans chacune des 16 préfectures du pays.


En définitif, le gouvernement de transition aura pour principales missions :

la préparation et l’organisation d’une élection transparente en 2014,


l’organisation de l’armée nationale en vu de doter le pays d’une armée véritablement nationale, mieux formée et équipée, et surtout apolitique !


la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues précédents, notamment celui de 2008.   

 

 

Fait à Paris le 26 décembre 2012.

 

Le Coordonnateur  national de l’OSCCF

 

Clotaire NGOUMBANGO.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion