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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:34

 

 

El Bashir

 


21/07/2010 | Mise à jour : 20:10

Les ONG de défense des droits de l'Homme HRW et Amnesty International ont demandé aujourd'hui au Tchad de livrer à la Cour pénale internationale (CPI) le président soudanais Omar el-Béchir, en visite à N'Djamena, poursuivi pour crimes et génocide au Darfour (ouest soudanais).

Dans un communiqué publié mercredi matin, avant l'arrivé du président soudanais, Human Rights Watch (HRW) a exhorté le Tchad à refouler ou à arrêter M. Béchir, respectant ainsi le traité de Rome -fondateur de la CPI- qu'il a ratifié. En vertu de cet engagement, le Tchad peut théoriquement interpeller sur son territoire des personnes sous mandat d'arrêt de la CPI.

"Le Tchad encourt le risque d'une distinction honteuse en étant le premier pays membre de la CPI à héberger un criminel de guerre poursuivi par la Cour", a déclaré dans ce communiqué Elise Keppler, une des responsables du programme Justice internationale de HRW, basée à New York.

"Le Tchad ne doit pas ignorer ses obligations d'arrêter el-Béchir" s'il foule son sol, a ajouté Mme Keppler, soulignant que la nouvelle donne d'un accord politique entre N'Djamena et Khartoum n'était "pas une justification pour protéger de présumés criminels de guerre".

Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis mars 2009 pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan) en proie depuis sept ans à une guerre civile à l'origine de 300.000 morts selon les estimations de l'ONU -10.000 d'après Khartoum. La CPI a émis la semaine dernière un second mandat pour génocide.

Après cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés, le Tchad et le Soudan, pays voisins, se sont engagés dans un processus de normalisation de leurs relations et ont signé mi-janvier un accord dans ce sens assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières".

Dans un communiqué séparé publié après l'arrivée de M. Béchir à N'Djamena, Amnesty International a demandé aux autorités tchadiennes d'arrêter Omar el-Béchir durant son séjour, pour faire prévaloir la justice.

"Le Tchad ne devrait pas mettre el-Béchir à l'abri de la justice internationale. Sa visite au Tchad doit être une opportunité d'appliquer le mandat d'arrêt" de la Cour, a affirmé Christopher Hall, un conseiller juridique d'Amnesty.

Cette ONG basée à Londres a exhorté la communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités face aux "crimes commis au Soudan" et relevant du droit international.

Dans des déclarations à l'AFP à N'Djamena, les ministres tchadiens Moussa Faki Mahamat (Affaires étrangères) et Ahmat Mahamat Bachir (Intérieur et Sécurité) ont indiqué que M. Béchir ne sera pas inquiété et arrêté au Tchad.

 

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