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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:08


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APA-Nairobi 04-03-2010 (Kenya) Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a remis mercredi aux juges de la CPI les noms de 20 Kenyans qui ont financé, organisé ou incité à la violence post-électorale de 2007 qui a coûté la vie à plus de 1000 personnes et déplacé plus de 300.000 autres, a appris APA dans un communiqué publié à Nairobi.

Ces personnes ont été identifiées dans le cadre de différentes enquêtes sur les violences post-électorales, notamment celles menées par la Commission nationale kenyane des droits de l’homme et la Commission d’enquête sur les violences post-électorales surnommé la "Commission Waki » présidée par l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.

"A ce stade, les noms sont seulement indicatifs", a déclaré le procureur Ocampo.

"Les allégations concernant les personnes nommées devront être comparées avec les preuves recueillies indépendamment par mon bureau. Si les juges autorisent l’enquête, je discuterai avec ceux qui souhaitent clarifier leur rôle ou fournir des informations supplémentaires, » a-t-il dit en déposant la liste des noms.

Le Procureur a également rappelé aux juges qu’aucune des personnes citées n’a encore fait face à la justice kenyane pour ces crimes.

Il a demandé aux juges de prendre une décision expéditive parce que, selon ses propres termes, « les victimes ainsi que ceux identifiés comme suspects ont besoin de justice ».

En réponse à la demande des juges de la CPI du 18 février dernier, le Procureur a précisé que les hauts responsables politiques et économiques associés aux principaux partis politiques, le PNU (Parti d’unité national)qui était dans le gouvernement au moment de la violence et l’ODM (Mouvement démocratique orange) qui était le principal parti d’opposition à l’époque étaient derrière cette vague de violences.

"Les hauts responsables des deux parties (PNU et l’ODM) ont été guidés par des objectifs politiques de conserver ou d’accéder au pouvoir", a déclaré le procureur dans le communiqué publié à Nairobi.

"Ils ont utilisé leurs réseaux personnels, gouvernementaux, tribaux et d’affaires pour commettre des crimes. Ils ont mis en œuvre leur politique avec la participation d’un certain nombre d’agents de l’État et des institutions publiques et privées, telles que les députés, des haut responsables du gouvernement, la police et des gangs de jeunes », a-t-il ajouté.

Les violences ont éclaté après la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

Il a fallu l’intervention de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, pour négocier en février 2008 un accord de paix qui vit Raila Odinga devenir Premier ministre dans l’actuel gouvernement de coalition au Kenya.

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