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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 02:52

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Sauf catastrophe, les Centrafricains vont se rendre aux urnes dimanche 23 janvier 2011 sans listes électorales informatisées préalablement affichées, comme l’ont voulu Bozizé et sans doute certains de ses marabouts et parrains. Comme à son habitude, lorsque Bozizé doit répondre aux questions de la presse, il étale une telle nullité que les Centrafricains ont même honte que ce monsieur soit président de leur pays. C’est encore de cette nullité qu’il a fait montre dans la dernière interview d’avant-veille de scrutin qu’il a accordée à Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale et diffusée ce vendredi par cette station.

Mis en difficulté à plusieurs reprises par les questions pertinentes ou plutôt impertinentes du journaliste qui est coutumier du genre, Bozizé n’a fait que débiter sans honte des mensonges, des vulgarités, incapable qu’il est de comprendre ce que c’est qu’une élection, un code électoral, des listes électorales, autant de choses que son entendement ne peut se représenter. Il a osé enjoliver son catastrophique bilan que jusqu’ici, il a toujours eu peur de revendiquer.

Pour lui, peu importe que les dispositions du code soient respectées, tant pis si les listes électorales ne sont que manuelles, il faut aller aux urnes et c’est tout car par la faute de l’opposition, on tournerait en rond depuis un an. C’est la preuve que ce monsieur qui croit à tort qu’après lui ce serait le chaos en Centrafrique comme il vient de l’affirmer dans une interview à Jeune Afrique, est dans un autre monde. De quel chaos parle-t-il encore ? C’est lui qui a apporté le chaos, les rackets et braquages, les spoliations de toutes sortes et l’insécurité dans ce pays naguère havre de paix. Il se moque vraiment des Centrafricains qui ne sont pas dupes sur ses responsabilités de chef rebelle ayant introduit dans son pays des mercenaires tchadiens qui n’ont rien à envier aux tristement célèbres « banyamulengués ».

Malgré les nombreuses dénonciations de sa politique tribaliste outrancière, Bozizé vient encore de désigner après l’incompétent et bègue Kéléfio comme directeur national de la BEAC, deux compatriotes sortis tout droit de « l’Institut Supérieur de Benzambé », à en juger par leur patronyme, pour succéder à Grégoire Bodeman et Rufin Maliko, hauts cadres de la BEAC que le ministre des finances Albert Besse a fait arbitrairement relever de leur fonction. Il s'agit d’un certain Marius Roosevelt Feimounazoui, Informaticien, précédemment cadre supérieur à Direction Générale du Contrôle Général et Nganawara Frank Anthony, précédemment Directeur du Budget. Il semble que la BEAC aurait rappelé à la RCA que les fonctions de Directeur Central sont réservées en priorité aux cadres internes de la maison mais rien n’y a fait.

Si l’argent et les moyens matériels devaient faire la différence dans une élection, il n’y a aucun doute que c’est Bozizé et son KNK qui devraient sortir vainqueurs de ces consultations électorales. Les moyens engagés par Bozizé sont en effet d’une telle disproportion avec ceux de ses concurrents qui font vraiment figure de parents pauvres que sa seule crainte est que les gens ne puissent pas, une fois seuls dans l’isoloir, voter vraiment pour lui. Près de 400.000 t-shirts, presque autant de casquettes, des espèces sonnantes et trébuchantes, une armada de véhicules tout terrain, des affiches géantes partout, des dizaines de milliers de vélos, de motos, des dizaines de milliers de machettes  et autres gadgets que lui a fournis la Chine.

Mais en dépit de cette débauche de moyens et d’argent, Bozizé est loin d’être serein et toujours dans le doute dans son for intérieur. Il redoute terriblement la concurrence de Martin Ziguélé qui n’a cessé depuis la dernière mascarade électorale de 2005 de cultiver inlassablement son jardin auprès de ses compatriotes dans tout le pays. Par ailleurs, Bozizé est parfaitement conscient de sa grande impopularité frisant quasiment le rejet aux yeux des Centrafricains dont il n’est pas vraiment sûr qu’ils puissent lui donner leur suffrage.

C’est aussi et surtout pour cela qu’il a acheté beaucoup d’armes de guerre afin de mâter d’éventuels troubles qui pourraient résulter d’une contestation  des résultats issus de son hold-up électoral car on ne voit pas comment il pourrait gagner ces élections sans fraudes et intimidations armées. Il compte aussi et surtout, il l’a clairement laissé entendre dans sa dernière interview sur RFI, sur la Cour constitutionnelle de la RCA qui est à solde pour ne pas dire à ses ordres et sur laquelle trône son parent Marcel Malonga qui veille comme il faut à ses intérêts. On le voit, la seule assurance et planche de salut de Bozizé se situe à la Cour constitutionnelle qui pourrait, scénario qu’on n’ose imaginer, renoncer à dire le droit pour le proclamer vainqueur de ces élections contre la vérité sortie des urnes.      

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique