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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:48

 

 

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LeMonde.fr avec AFP

Une série d'attaques de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts, dont 10 civils, à la fin mars dans le sud-est de la Centrafrique, affirme, mardi une source militaire centrafricaine.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, affirme un officier centrafricain. 'L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA a été tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense', a affirmé cette source. A Dembia, 'les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles', selon cette source militaire. L'attaque de Karmadar n'a pas fait de victimes, a-t-il assuré.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque 'les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions'. L'organisation Human Rights Watch a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre 'planifié' par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

 

 

Centrafrique : 26 morts dont 10 civils lors d’attaques de la LRA

BANGUI — (AFP) 30 mars 2010 –  Des attaques fin mars de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts dont 10 civils dans le sud-est de la Centrafrique, a affirmé mardi une source militaire centrafricaine, alors qu'un autre massacre de par la LRA en RDC vient d'être révélé.

La rébellion de la LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, a affirmé sous couvert de l'anonymat un officier centrafricain à Bangassou (principale ville du sud-est), joint au téléphone par l'AFP mardi depuis Bangui.

"L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense", a affirmé cette source militaire.

A Dembia, "les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles", a-t-elle affirmé.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque "les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon l'officier.

Plus de quarante personnes auraient été prises en otage dans ces trois villages, a indiqué à l'AFP, également sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire de Bangassou, où 400 personnes se sont réfugiées, fuyant les combats.

Les habitants de Bangassou ont manifesté mardi dans les rues de la ville à l'appel des autorités, dont le préfet Rémy Semndouto, pour exiger le départ des forces ougandaises qui opèrent régulièrement en Centrafrique depuis juin 2009.

Selon eux, il existerait une complicité entre l'armée ougandaise et les rebelles de la LRA, parce que ces derniers attaquent les villages aussitôt après le passage des militaires ougandais.

Interrogé mardi par l'AFP sur ces allégations, un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a déclaré que "sans la présence de ces frères (ougandais) qui nous aident, les dégâts seraient beaucoup plus graves encore".

Cet officier supérieur a toutefois reconnu: "Le 7 mars dernier, le chef de l'Etat (le président François Bozizé) a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Mais seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés. Et cela irrite la population".

Les attaques de la LRA se sont multipliées dans la région depuis le mois de février.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

Bangassou (Agence Fides) fides.org: 10:56 30-03-2010 – L’Armée de résistance du Seigneur (LRA), le groupe ougandais qui a été accusé récemment par le dossier de Human Rights Watch de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est actif aussi dans le Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai dans le Sud-Est de la Centrafrique (cf. Fides 23/3/2010). Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, a envoyé à Fides le témoignage suivant.

« La ville de Rafai se trouve à 150 km de Bangassou (Afrique centrale), le diocèse où je suis évêque depuis 12 ans. Si Raphaël signifie « médicament de Dieu », Rafai est devenue dimanche 21 mars le prélude de la brutalité. Encore une fois les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army), qui ne sont pas une armée, ne représentent aucune résistance, ne sont pas du Seigneur, mais sont simplement des barbares criminels qui piétinent mon peuple, ont enlevé des enfants, ont violé et tué des personnes sans défense dans l’impunité totale.

Quand le petit groupe de gendarmes locaux a vu arriver une quarantaine d’ougandais exaltés, tatoués, recouverts d’amulettes « anti-projectiles », qui hurlaient à pleins poumons, toute volonté de résister à l’attaque s’est évanouie en eux. La LRA à Rafai a balayé les vies et les biens des personnes comme un rouleau compresseur écrase l’herbe sur la route. Les guérilléros ont saccagé les cultures, brûlé les maisons, achevé les blessés à coups de machette.
La nuit après l’attaque, les survivants étaient en proie à l’hystérie collective et au désespoir.

Le petit nombre qui n’avait pas fui dans la forêt ne savait pas si les disparus s’étaient cachés ou s’ils avaient été enlevés. Le lendemain, le père franciscain qui dirige la mission locale a organisé les funérailles des victimes, catholiques et protestants ensemble, dans la même tombe, car les pasteurs des différentes églises avaient fui dans la jungle. Le père franciscain a enseveli les huit victimes tout seul, en avalant ses larmes et en restant en alerte pour noter les activités suspectes.

J’ai envoyé une voiture pour tirer de cet enfer cinq religieuses congolaises de la mission. C’est la seconde fois en deux semaines que je suis contraint de retirer des sœurs de la région. L’école où elles enseignaient a été fermée temporairement jusqu’à tant que le voudra la LRA ou ceux qui peuvent résoudre cette situation qui depuis trois ans nous met à genoux ». (L.M.)

(Agence Fides 29/4/2010).
fides.org

 

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