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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 04:09

 

 

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L’opposition demande le report des élections

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Décembre 2010 17:19

La date des élections groupées fixées au 23 janvier 2011, continue de diviser la classe politique centrafricaine. La majorité présidentielle tient au strict respect de la date fixée par décret présidentiel, mais l’opposition politique  réunie au sein du Collectif des Forces du Changement, souhaite le report de ces élections, au regard des dispositions du code électoral.

La population centrafricaine est bouleversée par la date des élections groupées de janvier 2011, à cause de la prise de position de l’opposition politique et la majorité présidentielle, qui ne sont pas sur la même longueur d’onde  sur la date du 23 janvier.

Pour Fidèle Gouandjika porte-parole du gouvernement, « la majorité présidentielle est prête à se rendre aux urnes », mais c’est l’opposition qui veut « donner un mandat cadeau au président Bozizé, parce qu’elle n’a pas un candidat crédible ».

Louis Pierre Gamba, vice-président du Collectif des Forces du Changement a déclaré que techniquement, la date du 23 janvier ne sera pas tenue, au regard du code électoral. Selon lui, les listes électorales qui ne sont pas encore disponibles constituent un élément clé de ce report.

Selon Rigobert Vondo, rapporteur général et porte-parole de la Commission Electorale Indépendante, la transcription des listes électorales est terminée, et l’étape actuelle est consacrée à la photocopie de ces listes électorales. Il pense aussi que « les hommes politiques doivent libérer le peuple centrafricain pour aller aux élections ».

Rigobert Vondo affirme également que la date du 23 janvier 2011 sera tenue, car les reports à répétition du mois d’avril et juin de l’année en cours n’ont servi à rien.

 

NDLR : On le voit clairement, contre toute évidence, Bozizé et sa clique tiennent coûte que coûte à ce que les élections du 23 janvier 2011, malgré les conditions qui ne sont pas réunies, aient lieu à tout prix. Contrairement aux allégations du porte-parole du gouvernement, ce n’est pas la peur de donner un mandat cadeau à Bozizé qui amène l’opposition à exiger le report de la date des élections mais c’est pour être en cohérence avec la loi, en l’occurrence le code électoral, sur laquelle Bozizé a pris la fâcheuse habitude de  s’asseoir dessus allègrement. Quant à Vondo, il est aussi nullissime que son vrai faux pasteur Binguimalé. Ils sont tous les deux préoccupés par une seule chose : comment achever leurs villas en chantier le plus rapidement possible sur le dos de la CEI.

 

Poursuite du déploiement des matériels électoraux

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Décembre 2010 17:21

Les opérations du déploiement du matériel électoral lourd se poursuivent sur le territoire centrafricain. Ce matériel est convoyé et sécurisé par des équipes des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

274 urnes, 274 isoloirs et 137 contre-plaqués sont arrivés ce 28 décembre 2010 à Bossangoa (Nord) et stockés au siège de la CEI locale de Bossangoa.

Le même jour, une autre équipe est arrivée à Bangassou (Est) où 438 urnes, 438 isoloirs et 219 contre-plaqués ont été remis aux responsables de la CEI locale.

Tout ce matériel est gardé par les éléments de la gendarmerie nationale en poste dans ces villes de la Centrafrique. La date des élections est toujours fixée au 23 janvier 2011.

 

NDLR : Au rythme de ces déploiements du matériel électoral par la CEI, on se demande quand est ce que celle-ci aura fini de couvrir toute l'étendue du territoire et des plus de quatre mille et quelques bureaux de vote pour permettre la tenue des élections au 23 janvier 2011!

 

3 jours de jeûne imposés par arrêté ministériel

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Décembre 2010 17:18

Les gargotes, bars dancings et débits de boissons sont fermés à compter du mardi 28 décembre 2010 à minuit, et ce, jusqu’au 31décembre à 18 heures, sur l’ensemble du territoire centrafricain. Une occasion pour la population de se consacrer au jeûne et à la de prière.

Cette décision a été prise mardi dans un arrêté par le ministre d’Etat chargé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Jean WILLYBIRO SAKO.

Le texte met en garde que « l’inobservation des dispositions de cet arrêté entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur ». « Les forces de l’ordre de défense et de sécurité sont chargées », a-t-il précisé, « de l’application du présent arrêté ».

Certains centrafricains disent « être pris en otages, qu’ils ne sont pas d’accord pour observer une telle décision ».

Si certains refusent d’observer les trois jours pour se recueillir, d’autres trouvent que « c’est profitable à ceux qui pensent qu’il faut confier le pays à Dieu ».

Un débiteur de boisson dit, pour sa part, que « ceux qui tiennent les dépôts ont des factures à payer aux impôts mais si on les prive de clientèles, il leur serait difficile de s’en sortir ».

L’arrêté n’est pas observé à 100%. Il suffit de sillonner la ville de Bangui pour s’en rendre compte. Les principales gargotes, et la majorité des kermesses ont ouvert leurs portes.

 

NDLR : Voilà l’usage que comptait faire Bozizé de Jean Willibyro Sacko, le ridiculiser de la sorte. En quoi ces mesures d’un autre âge qui sont reconduites d’année en année depuis que Bozizé est aux commandes ont-elles amélioré la situation des Centrafricains ? Elles sont au contraire l’une des preuves de l’incapacité de son régime à régler les vrais problèmes de ce pays dont la promesse de les résoudre a pourtant été à l’origine de son coup d’Etat. Depuis, le constat de son incompétence et de son incapacité est avéré et il préfère divertir les Centrafricains avec ces genres de mesures. Confier à Dieu le sort de la RCA ne change rien aux données du problème de fond qui se posent toujours à ce pays et qui sont d’abord d’ordre politique car c’est la mauvaise gouvernance qui est la cause essentielle du mal.

 

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