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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:08

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

A Bria, les rebelles de la CPJP et de l’UFDR font déserter les villages

Radio Ndéké Luka Mercredi, 02 Mai 2012 13:44

La situation sociale dans la préfecture de la Haute Kotto (nord-est) s’est fortement dégradée ces derniers temps. L’insécurité grandissante provoquée par les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de  l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) en est la principale cause.

Les principaux villages occupés par ces rebelles sont désertés par leurs habitants. Ce qui constitue à l’heure actuelle un blocage pour les activités agro-pastorales.  Conséquences : la hausse des prix et la pénurie des denrées alimentaires.

Interrogés par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka de retour à Bangui leweek-end dernier, certains habitants ont affirmé que « nous avons beaucoup de difficultés. Les arachides, le manioc,  le savon, tout est devenu cher. Les gens ne mangent plus à leur faim.

Même dans les magasins, les prix du savon, du sucre voire les habits des femmes ont augmenté. Nous sommes dans la souffrance et la misère totale. On ne mange plus à notre faim, un seul repas par jour. Tout simplement parce que nous n’avons pas de moyens ».

De son côté, Assadi Kader, un des éléments de l’UFDR pense que le racket de la population se traduit simplement par la recherche de la nourriture. Pour lui, « ce qui fait que nous ne pouvons pas libérer ces zones, c’est le manque de moyen ».

« Il y a belle lurette que nous avions signé l’accord de paix avec le gouvernement. De nos jours, aucun geste allant dans le respect des clauses de cet accord n’a été engagé. Il ne nous a rien fait pour nous calmer », a-t-il précisé.

« Cette situation a fait que nous allons partout dans ces chantiers de diamant pour chercher des moyens de vivre. Si la population se plaint aujourd’hui, c’est parce que nous leur demandons de nous donner 100 ou 500 francs CFA », a conclu Assadi Kader.

Il est à noter que la majorité des villages de  la Haute Kotto sont sous contrôle des ces mouvements rebelles. Les opérateurs économiques payent directement les taxes et impôts à ces rebelles. Conséquence directe : l’assiette financière de la préfecture est du coup fragilisée.

Signalons que les violents affrontements perpétrés en 2011 dans cette région avaient fait plus de 45 morts, des blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons incendiées ou détruites.

 

Les élèves de Bozoum absorbés par les activités minières

Radio Ndéké Luka Mercredi, 02 Mai 2012 13:43

Les établissements scolaires de la ville de Bozoum (nord-ouest) tournent au ralenti : absentéisme chronique, beaucoup de cas d’abandon de la part des élèves.  Ces derniers sont davantage attirés par les activités diamantifères et orifère.

Cette information est confirmée ce 2 mai 2012, par un correspondant de Radio Ndeke Luka. Face à la situation qui tend à devenir inquiétante, la direction régionale des mines du Nord-Ouest a lancé mardi dernier une vaste campagne de sensibilisation à l’endroit des artisans miniers et les parents d’élèves de Bozoum.

Une opération lancée conjointement avec l’Inspection Académique du Nord dans l’Ouham-pende. L’objectif est de maintenir les élèves à l’école et non les retrouver dans ces chantiers.

A titre d’exemple a indiqué le correspondant, « dans certaines écoles de la préfecture, les enseignants se présentent souvent sur le lieu de leur travail, mais ne retrouvent qu’un effectif dérisoire. Les localités telles que Garo, Moundji et Maïkolo (nord-ouest) sont durement affectées par ce phénomène ».

 

Réconciliés à jamais, la CPJP et l’UFDR n’attendent que le DDR

Radio Ndék Luka Mardi, 01 Mai 2012 13:55

La collaboration entre la Convention pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) est désormais au beau fixe. Ces deux groupes armés ont renforcé leurs liens après les violents affrontements qui les ont opposés en septembre dernier à Bria, des affrontements soldés par la signature d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2011.

Ce constat a été fait le week-end dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Ndele, lors d’une mission d’évaluation de la situation sécuritaire. Une mission conduite par le Conseil National de Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

A ce jour, ces deux mouvements rebelles, issus des principales ethnies du nord-est, ont une préoccupation commune : l’aboutissement du processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Dans toutes les régions de Centrafrique où se trouvent leurs bases, ils travaillent ensemble, mangent ensemble et boivent ensemble.

« Depuis que le Général  Damane Zakaria et Abdoulaye Hissen respectivement, leaders de l’UFDR et de la CPJP se sont réconciliés, il n’ya plus de problème entre nous. La CPJP mange ensemble avec l’UFDR, l’UFDR va ensemble au champ avec la CPJP. Après cette réconciliation,  nous sommes désormais de bons amis  et nous marchons comme des enfants d’un même père et d’une même mère », a affirmé un élément de la CPJP.

Pour un soldat de l’UFDR, « autrefois, on se battait, mais à présent nous ne pouvons plus nous battre. Nous avons tout effacé. Je pense qu’après cette réconciliation, nous travaillons ensemble. Parfois on se partage nos nourritures. Il n’ya plus de problème entre nous ».

Toutefois, a indiqué Abdoulaye Hissein, « si l’UFDR et la CPJP s’entendent très bien, ce n’est pas souvent le cas avec les Forces Armées Centrafricaines aussi alliées des rebelles. Nous ne cessons pas d’enregistrer quelques écarts de langage, des frottements qui sont souvent aussitôt réglés ».

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