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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:09

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Les transports perturbés à Bangui par la grève à la SONATU

Radio Ndéké Luka Lundi, 19 Mars 2012 13:50

Les usagers des transports en commun  ont souffert ce 19 mars 2012 pour se rendre sur les différents endroits d’activités. Cette situation est due à la grève d’un jour des receveurs et chauffeurs de la Société Nationale des Transports Urbains (SONATU).

Les grévistes ont exigé le payement de leurs 3 mois d’arriérés de salaire et une condition décente de travail. La grève intervient quelques jours après l’arrestation de 8 cadres de la SONATU. Une arrestation liée au détournement d’environ 2,5 milliards de francs CFA (environ 18. 300. 000 euros) de cette société.

Quand bien même une rencontre négociée avec la direction générale de la gendarmerie qui assure désormais la gestion quotidienne de la SONATU a eu lieu, les grévistes ont maintenu leur position. Tous les bus ont été parqués au Complexe Sportif Barthélemy Boganda.

Les reporters de Radio Ndeke Luka ont déclaré que « la circulation a été perturbée surtout aux heures de pointe : Elèves, travailleurs, commerçants paysans se sont livrés à des scènes de bousculade pour attraper un taxi ou un bus n’appartenant pas à la SONATU ».

A la veille de ce mouvement de grève, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a porté  plainte contre la SONATU pour  « non déclaration d’une partie de son  personnel ». Une information publiée par le Réseau des Journalistes en Droit de l’Homme et relayée par Radio Ndeke Luka.

D’après la source de ces journalistes, le service de recouvrement de la CNSS  s’était  rapproché de la  direction de la SONATU le 25 janvier 2011, pour répertorier tout son personnel, en vue de faire « le calcul de la part patronale et salariale ». Au cours de cette opération, les dossiers de 159 employés ont été présentés et enregistrés alors qu’ils n’ont pas été déclarés.

Selon le calcul, la SONATU doit 49.370.000 FCFA (environ 759553 euros) à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour le compte des 159 agents. Seulement, cette somme n’a jamais été versée. C’est ainsi que la Caisse nationale a décidé de poursuivre en justice la SONATU à cause de cette non-déclaration qui est une violation des droits du personnel.

Selon d’autres sources, la société comptait environ 300 employés au départ. Mais seuls 159 ont été présentés à la caisse nationale de sécurité sociale. D’après un conducteur de bus de la société, les responsables profitent des erreurs des employés pour les licencier.

D’après cette même source, sur un salaire mensuel de 150.000 FCFA (environ 230 euros) prévu dans le contrat pour les chauffeurs, c’est la somme de 75.000 FCFA (environ 115 euros) qui est perçue. Les responsables de la société ont affirmé verser la différence à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

En attendant la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, toutes les sorties et les entrées des bus sont enregistrées par la gendarmerie. Au moment des versements des recettes journalières, les caissières et les caissiers sous garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI), sont ramenés à la direction pour enregistrer les recettes. De même, l’achat de carburant à la pompe se fait sous la supervision de la gendarmerie, afin d’éviter d’autres débordements.

Cette décision intervient après les cas de malversation et de détournement signalés au sein de la société et dont les principaux présumés coupables ont été interpellés par la justice.

 

Un véhicule des travaux publics attaqué par la LRA à Rafaï

Lundi, 19 Mars 2012 13:54

Les rebelles de l’Armées de Résistance du seigneur continuent de dicter leur loi dans la région de Rafaï (est). Ils viennent encore de frapper le week-end dernier un véhicule de marque Hilux appartenant aux travaux publics. L’attaque a été perpétrée dans l’après midi du 17 mars dernier au village Bamboula (30 kilomètres de la ville sur l’axe Bangassou (est). Il n’ya eu aucune victime. La pare-brise du véhicule a été complètement détruite et les impacts de balles sont visibles sur la partie avant du véhicule.

« Les 4 passagers membres de l’équipage ont eu la vie saine et sauve grâce à la témérité du chauffeur. Ce dernier ne s’est pas arrêté, malgré d’intenses tirs ouverts sur le véhicule par les malfrats », a expliqué l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Rafaï.

D’autres sources ont affirmé que « peu de temps après cette attaque, un véhicule des prêtres qui avait emprunté le même axe n’a constaté aucune présence des éléments de Joseph Kony ».

Du coup, les interrogations fusent de partout sur les stratégies d’attaques des éléments de la LRA dans cette région en proie à l’insécurité : Sont-ils mal équipés, donc à court de minutions ? En tout cas il est difficile d’y répondre. Il est à noter qu’en 3 semaines, 2 attaques sont déjà enregistrées. En février dernier, 6 personnes dont 3 femmes ont été prises en otage suite à l’attaque du village Agoumar. Les 3 femmes plus un homme ont été libérés.

Il faut dire que cette situation a fait fuir la population vers Rafaï. Des ONG humanitaire telles que Merlin, Mercy Corps et Première Urgence avaient plié bagage. Toutefois, elles ont entamé un retour progressif, a indiqué l’envoyé spécial.

 

Obo, la lampe tempête source d’énergie à l’hôpital

Radio Ndéké Lundi, 19 Mars 2012 13:55

La population de Obo (est) ne dispose pas d’énergie électrique. L’unique groupe électrogène installé pour l’ensemble de la région pendant la Journée Mondiale de l’Alimentation en 2010 est tombé en panne depuis 3 mois. Cette situation crée de sérieux disfonctionnements dans les services hospitaliers de la ville.

Le personnel soignant se voit obliger d’utiliser soit la lampe tempête soit la lampé torche pour des interventions chirurgicales ou accouchement, a précisé ce 19 mars 2012, l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka de retour à Bangui.

L’envoyé spécial a fait remarquer que depuis l’indépendance, la ville ne dispose non plus d’une station d’hydrocarbure. Pour ravitailler Obo en carburant, certains commerçants prennent le risque d’aller à Bangassou (est), malgré la présence régulière des combattants de la LRA sur le tronçon.

Une fois réussit l’achat du carburant et son transfert à Obo, c’est la surenchère : Un litre d’essence coûte 1500 francs CFA et celui du pétrole 600 francs.

Interrogé,Raymond Yamowa, infirmier anesthésiste au bloc opératoire de l’hôpital de Obo, interpelle le gouvernement de doter  cet hôpital d’un groupe électrogène.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation