Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 16:08

 

 

 

 

Six tables bancs pour plus de 2000 élèves à l’école Malimaka

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Octobre 2012 14:08


 

ecole en RCA

 

 

Incroyable mais vrai. L’école Malimaka, située dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui ne dispose que de 6 tables bancs pour plus de 2000 élèves. Ce nombre insignifiant de places assises pour élèves concerne l’ensemble du cycle primaire c’est-à-dire, les 2 sections garçon et fille, du CI au CMII.

Le constat de ce manque criard de matériel didactique a été fait ce 15 octobre 2012 par les reporters de Radio Ndeke Luka. Ils ont de ce fait effectué un déplacement au sein de cette école située en plein quartier Malimaka.


« Certains élèves sont obligés de s’asseoir à même le sol pour suivre les cours. D’autres viennent chaque matin avec leur propre mobilier notamment des tabourets voire des pagnes», a expliqué la directrice.


Au moment de la cérémonie de passation de service en 2011 a-t-elle ajouté, « mon équipe n’a comptabilisé que 10 tables bancs pour au moins 1363 élèves. Et à ce jour, nous n’en possédons que 6 pour cet effectif pléthorique. Toutefois, l’équipe sortante et moi avions initié plusieurs correspondances sans suite favorables à notre hiérarchie ».


« Les fréquents cas de vandalisme commis par certains riverains de l’école sont à l’origine de ce manque de tables bancs. Certains compatriotes de mauvaise foi emportent à ciel ouvert ces matériels qui leur servent soit, comme bois de chauffage soit, les utilisent à d’autres fins personnelles. Des cas de vols sont occasionnés faute de clôture, de portes et de fenêtres, a indiqué la directrice.


Cette situation concerne également l’administration scolaire et le corps enseignant qui ne dispose pas de mobilier de bureau. Noël Batom, enseignant titulaire a raconté que « nous n’avons pas de mobilier pour nous asseoir et dispenser les cours. Nous sommes obligés de rester débout durant toutes nos heures de travail ».


« Tous nos regards sont tournés vers le gouvernement pour nous appuyer en tables bancs afin de nous permettre des conditions descentes d’études en ce début de la rentrée scolaire 2012-2013. Malgré ce manque de tables bancs, nous restons conscients de notre avenir », a souligné un élève en classe de CMII.

 

Il faut dire que le manque de matériel didactique, dont les tables bancs, n’est pas l’apanage de l’école Malimaka. Il s’agit d’une situation qui touche bon nombre d’établissement scolaires du pays. Le paradoxe relevé dans ce sujet par les observateurs de la vie éducative est que, la République Centrafricaine exporte chaque jour du bois destiné à la commercialisation. Seulement, ces établissements scolaires ne disposent pas d’assez, sinon pas de tables bancs.


 

 

Le travail de piroguier à Kaga-Bandoro, une vie de misère


Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Octobre 2012 14:06


Etre piroguier à Kaga-Bandoro (centre-nord) est une activité qui demande beaucoup de courage. Le gain journalier du piroguier dépasse difficilement 1000 FCFA (environs 1, 54 euros). Le plus souvent, il rentre le soir avec  500 à 800 FCFA (1,15euros), somme qui ne leur sert pas à grand chose. Quelquefois, ces piroguiers acceptent les paiements en nature pour les traversées de la Rivière Gribingui.


Le prix fixé pour la traversée, aller/retour d’une personne s’élève à 25 FCFA (0,03) à Kaga-Bandoro. La durée d’une traversée est estimée à 5 minutes.


Pour gagner 500 FCFA voir 800 FCFA, les piroguiers doivent effectuer plusieurs traversées, sous le soleil ou la pluie jusqu’à la tombée de la nuit, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka ce 14 octobre.

Pour ces piroguiers, leur travail consiste à rendre service aux agriculteurs, chasseurs et autres personnes moyennant le peu qu’ils ont. C’est pour cette raison qu’ils varient les modes de paiements  selon ce dont les habitants disposent, les périodes et lieux d’embarcations, ajoute le correspondant.


Aux débarcadères de Wanzi, le correspondant a pu constater, au cours de la  semaine dernière, qu’un piroguier nommé Alexandre Vélé, a refusé les paiements en nature pour de l’argent comptant. Or, poursuit le correspondant, ceux qui ne laissent pas le choix, gagnent difficilement leurs journées.  «Il nous est très difficile de subvenir aux besoins de notre famille », s’est plaint Alexandre Vélé.


A l’appontement de Jean Papa, en amont de la Rivière Gribingui, un autre piroguier Ambroise Makondji, a ouvert, dans un cahier,  une liste de personnes qui lui doivent des « Ngawis » cuvettes d’arachides à la fin de cette saison culturale. Malgré leurs maigres revenus, « nombreux sont ceux qui négocient aussi pour se faire déplacer gratuitement », regrette Ambroise Makondji.


Il convient de rappeler qu’en dépit de tous ces sacrifices, certains habitants de la ville et des environs  traitent ces piroguiers de fainéants, de paresseux qui fuient les travaux champêtres pour se promener inutilement sur la rivière afin de  quémander l’argent et des vivres.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation