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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 04:20

 

 

bria3

 

Le lycée de Mbaïki manque de tables-bancs et de professeurs

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 15:32

 

Les conditions d’études au Lycée de la ville de Mbaïki dans la Lobaye (Sud), sont loin d’être réunies. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville, les enseignants font défaut. Ceux qui sont affectés dans cet établissement préfèrent rester à Bangui et négocier avec les responsables du ministère de l’éducation nationale, afin d’être affectés ailleurs.

 

Pour pallier le manque de professeurs, les autorités académiques de la préfecture sont obligés de faire appel à des professeurs vacataires, recrutés souvent la formation et les compétences nécessaires. A cela s’ajoute l’insuffisance en tables-bancs.

 

Toujours selon le correspondant de la radio actuellement, il n’y  a que deux enseignants titulaires pour tout l’établissement. Un pour dispenser les cours d’Anglais, un autre pour les cours d’Education physique et sportive. A eux deux, ils assurent les cours la 6e à la Terminale.

 

Jules Blaise Feïmong, proviseur du Lycée, a confié au journaliste avoir mené toutes les démarches possibles auprès des autorités en charge de l’Education nationale à Bangui pour l’envoi d’autres professeurs, mais « les démarches sont restées sans suite. Je suis obligé de  faire appel à des vacataires pour venir nous donner un coup de main ».

 

Pour tout argument, les enseignants refusant de servir à Mbaïki avancent comme argument que « la ville de Mbaïki n’est pas une ville à circuit économique fort ».

 

Il faut rappeler à cet égard, que le ministère de l’Education nationale avait pourtant prévu et annoncé des sanctions pour tout enseignant « qui ne rejoint pas son poste à temps, ou qui refuse de s’y rendre ».


Au manque de professeurs, s’ajoute celui des table-bancs. Pour y remédier, les deux grandes sociétés d’exploitation de bois de la forêt équatoriale de la Lobaye, la SCAD et l’IFB, ont mis à la disposition du lycée, des planches pour la fabrication de plus de 250 table-bancs.

 

Toutefois, l’acheminement des planches jusqu’à Mbaïki pose problème. C’est ainsi que, saisissant l’occasion de sa rencontre avec le correspondant de Radio Ndeke Luka à Mbaïki, Jules Blaise Feïmong le proviseur, a lancé « un vibrant appel à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à acheminer ces planches jusqu’à Mbaïki ».

 

 

 

NDLR : C'est vraiment le comble que le lycée du chef lieu de la préfecture où se trouvent les plus grandes sociétés d'exploitation du bois et de déroulage de contreplaqué manque de tables-bancs. D'autres solutions existent pour l'acheminement des planches offertes jusqu'à Mbaiki et qui ne fassent pas appel aux personnes de bonne volonté. Encore une fois, où sont les autorités de ce pays ?

 

 

 

« Pas de corruption dans mon école » en Centrafrique

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 13:21

 

« Corruption tous contre le Non », c’est la  thématique principale de la journée internationale de lutte contre la Corruption,  célébrée ce 9 décembre 2011 par les pays membres de l’Organisation des Nations Unies. En Centrafrique, une conférence débat, et des prestations artistiques et  culturelles, sont les principales manifestations, notamment à l’Université de Bangui, cette journée internationale. Le slogan retenu : « Pas de corruption dans mon école ».

 

Un slogan d’actualité. En effet la corruption dans le monde scolaire et universitaire défraie régulièrement la chronique en Centrafrique. Surtout quand il s’agit d’examens et de concours. L’idée la plus généralement répandue est que pour passer en classe supérieure, ou être admis à un examen quelconque (certificat, brevet, baccalauréat…), il faut généralement « passer à la caisse ». Il est symptomatique d’ailleurs, qu’à sa prise de fonctions au ministère de l’Education Nationale, l’actuelle responsable de ce département, Mme a déclaré vouloir « mettre fin à la corruption dans le milieu scolaire ».

 

Sur le campus universitaire de Bangui, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Faut-il en rire ou en pleurer ? Quand on parle de MST au sein de l’Université, on fait allusion aux « moyennes sexuellement transmissibles ». C’est tout dire.

 

« Ce n’est pas possible d’éradiquer totalement la corruption en ce moment à l’Université de Bangui, mais on peut seulement diminuer de quelques crans son envergure », a affirmé Fanti Matou Mbolo, étudiante en année de maitrise en Sociologie.

 

Pour Florian Lazare Ndikoloum Kianzi, étudiant en année de licence en Economie, « le maigre salaire et le mauvais traitement des enseignants du Supérieur restent des facteurs favorisant la corruption à l’Université de Bangui ».

 

A l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies  Ban Ki Moon, a rendu publique une déclaration présentée en Centrafrique par le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Bo Shack.

 

Dans son message, Ban Ki Moon invite « à prendre  les mesures qui s’imposent, pour endiguer la Corruption, laquelle handicape le progrès social, et engendre ainsi des inégalités »

 

 

 

NDLR : Pourquoi attendre faut-il le message de lutte contre la crruption de Ban-Ki moon pour réagir ? Où sont le gouvernement et les autorités de ce pays ?

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