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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:19

 

 

 

 

Anthony-ODOM-Chigozie.JPG

 

 

NOUS VOULONS CHANGER NOTRE PAYS ET NON CHANGER DE PAYS


                     
 Texte déjà publié en 2005,mais reste d'actualité 


       OUI ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER NOTRE VIE

 

  N'en déplaise aux spécialistes de la cosmétique politique, défenseurs inconditionnels et très intéressés du statu quo, la République Centrafricaine est un pays sous développé qui a tout fait pour l'être et pour le rester. L'essor économique et sociale remarquable, réalisé depuis plusieurs années maintenant, par des pays d'Europe et d'Asie à un niveau de développement similaire à celui de notre pays au début des années soixante, et ayant fait les mêmes choix que lui à cette époque, est là pour nous faire la démonstration de notre grande et incontestable responsabilité dans notre sous développement.


   La R.C.A n'a- t-elle pas souscrit, au lendemain de son indépendance, à la libre initiative, à l'économie de marché et à la justice sociale? la R.C.A n'était elle pas à tout point de vues, précurseur par rapport à tous ces pays dans la mise en place des outils de la démocratie comme mode de gouvernance?. Si l'écart de développement entre les dits pays et la R.C.A est estimé aujourd'hui à plusieurs décennies, c'est parce que les premiers ont appliqués à la lettre et dans les délais qu'ils se sont fixés, les choix pour lesquels ils ont adoptés, alors que la R.C.A, lui, s'est ingénié moyennant des stratégies savantes, des montages sophistiqués et la mobilisation d'une énergie inouïe, à faire dans tous les domaines , pratiquement le contraire de ce qu'elle disait et de ce qu'elle prétendait être . Démocratie de show, économie de rente et disparité insultante, en lieu et place donc de nos choix annoncés. avec des corollaires évidents: le discrédit, le doute, le coup d'état, la méfiance, la rumeur, la médiocrité, l'abus de pouvoir et de privilèges, les passe-droits, l'égoïsme, le "je menfoutisme", l'inefficacité, le manque de compétition et de combativité, l'incapacité d'anticipé ou d'innover, le chômage massif des jeunes de plus en plus qualifiés, l'exclusion, la pauvreté vertigineuse, la précarité, l'analphabétisme, la détérioration des valeurs, la dépravation et le manque de consensus.


        Grand Dieu heureusement, notre pays a enregistré, malgré tout, des avancés dans des domaines, qui constituent aujourd'hui ses antidotes efficaces contre des départages suicidaires. Mais force est de constater que ces avancés n'ont malheureusement pas atteints la masse critique qui soit de nature à renverser structurellement les tendances et à générer le niveau de développement salvateur. Nous gisons donc dans le sous développement jusqu'à la moelle et nous nous en apercevons avec d'avantage d'acuité à cause ou plutôt grâce à la parabole qui nous montre l'écart de plus en plus profond et multidimensionnel qui nous sépare des nations non plus brillantes que nous.


        Ceci dit, le défaut d'espoir et de visibilité et la tentation forte et même naturelle d'oxygénation sous des cieux cléments, doivent-ils suffir pour que l'on change de pays? nous avons remarqué que "quitter le pays avec ou sans visa, mais d'une façon définitive, dans l'espoir de mieux vivre est devenue l'objectif prioritaire d'un nombre très élevé de Centrafricains. ll est un fait certain que des jeunes et même des moins jeunes, étouffés par la pression d'un chômage de longue durée ou par un système qui motive plutôt la médiocrité, ont décidé de prendre le large. Mais il est un fait tout aussi certains que ce phénomène, combien affligeant, qui nous préoccupe et nous atteint dans notre chair et notre dignité collective ne traduit malheureusement pas la volonté de millions de Centrafricains qui ont décidé, eux de changer leurs pays au lieux de changer de pays . Des forces vives de la société civile tout à fait conscientes de l'ampleur des dégâts, mais refusant que leur patrie et celle de leurs enfants, soit lâchée à son sort et devienne une curiosité archéologique digne d'une bonne place dans l'ère médiévale, mène une bataille in situ contre nos archaïsmes, nos paradigmes sclérosants et notre sous développement. Leur conviction partagée est que le moment n'est pas de se demander ce que leur pays peut faire pour eux, mais de tout faire pour sauver leur pays qui ne sera encore demain que ce que nous y ferons aujourd'hui.


        Les grands et réels espoirs insufflés par ses fils et les atouts indéniables de la R.C.A dont principalement une jeunesse formée et au fait des défis endogènes et exogènes, sont des raisons qui renforcent au quotidien la détermination de ces forces vives à agir sur le temps et les événements afin de contribuer à forcer, dans les délais les plus courts, l'édification d'un Centrafrique prospère pour tous les Centrafricains.


         La volonté de mettre notre pays sur les rails du développement et de la modernité est forte et largement partagée, et la détermination à défendre son droit à l'avenir au niveau de toutes les instances internationales, aussi bien à caractère politique qu'économique, est sans faille. Pour appuyer cette volonté et cette détermination, la R.C.A a l'obligation de rompre avec des pratiques rétrogrades et humiliantes qui ne doivent plus avoir droit de cité chez nous en ce début de troisième millénaire. C'est à ce prix que la démocratie ne sera plus un luxe ni une charité, que la responsabilité ne sera plus une source de rente ou d'abus de pouvoir, que la création de la richesse ne sera plus l'exclusivité de privilégiés ni son équitable partage un geste de mendicité, que l'esprit libre initiateur, créatif, novateur, anticipatif, rationnel et efficace ne sera plus le propre d'une "race" que nous ne sommes pas. N'en déplaise à nos gouvernants, ceci ne compromettra ni nos fameux équilibres macro-économiques ni encore moins politiques et sociaux. Ils doivent  tout simplement être porté et mené sous l'égide des hommes politiques déterminés, compétents, courageux et fous de leur pays.

 

Un Nouvel An pour un Nouvel élan


Tous unis nous Vaincrons.  


                                Vive la république.

 

      ODOM Chigozie Anthony

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