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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 02:06

 

 

 

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Les transporteurs plaident pour la levée des barrières

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:30

Un risque de pénurie des produits de premières nécessités s’annonce en Centrafrique. Les transporteurs centrafricains t observent depuis mardi 3 mai, un arrêt de travail pour exiger le démantèlement des barrières jugées illégales sur l’axe Bangui-Douala. Ils ont présenté leurs doléances au ministre d’Etat aux transports.

Les routiers déclarent « ne plus supporter les tracasseries policières dont ils font l’objet sur les barrières de contrôle ». Pour preuve, plusieurs camions sont stationnés à 26 kilomètres de Bangui sur la route nationale N°1. Une voie qui relie le pays au Cameroun, et « principal axe de ravitaillement de la République Centrafricaine ».

Ces derniers ne sont pas à leur premier mouvement. Ils ont déjà observé plusieurs arrêts de travail infructueux de ce genre pour la même cause. Il est à noter que ces barrières sont souvent constituées de différents corps de services de défense et de sécurité nationale et jalonnent presque le trajet parcouru par ces transporteurs.

Signalons que la rencontre a regroupé les directeurs généraux de la Police centrafricaine, de la Gendarmerie nationale et du BARC, (Bureau d’Affrètements Routiers Centrafricain).

 

Un magistrat centrafricain témoigne au Procès Bemba

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:29

 « Les commandants militaires rendaient directement compte à Patassé ». C’est le juge d’instruction centrafricain Pamphile Oradima, interrogé comme témoin, qui s’est exprimé ainsi à la barre du Tribunal Pénal International (CPI).  La déclaration a été faite mardi 3 mai 2011, à la Haye, lors de la reprise du procès de Jean-Pierre Bemba. Le témoin a évoqué à cet effet, l’enquête qu’il avait conduite suite aux affrontements de 2002 et 2003 en Centrafrique.

Au cours de son enquête, le juge Pamphile avait entendu plus d’une centaine de témoins et victimes des affrontements. Il est revenu sur les données de ses enquêtes en rapport avec le commandement des troupes sur terrain, et sur les dépositions des victimes de viols.

Selon l’agence d’information Hirondelle, Oradima Pamphile a ainsi affirmé à la barre de la CPI que « pendant les affrontements d’octobre 2002 à mars 2003, c’est le président Ange-Félix Patassé qui dirigeait les troupes militaires sur le terrain ». Selon les informations recueillies pendant ses enquêtes, il a aussi déclaré à la cour que « tous les commandants des forces qui combattaient la rébellion de François Bozizé rendaient compte au chef de l’Etat de l’époque. Sur le terrain, il y avait plusieurs groupes armés » a-t-il ajouté.

Oradima Pamphile a fourni au procureur les noms des chefs militaires de l’époque. Il a estimé que la Cour « devrait les interroger pour comprendre le déroulement des opérations et le fonctionnement de la cellule de crise mise en place par le président Patassé ».

Il faut rappeler que Jean-Pierre Bemba est accusé de crimes contre l’humanité pour les viols, meurtres et pillages commis par ses hommes en Centrafrique. Sa milice avait été appelée en renfort par le président d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

Le procès de Jean-Pierre Bemba a débuté le 22 novembre 2010.

 

50 accouchements quotidiens en moyenne à l’hopital de Bangui

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:26

Qu’aucune femme ne meure après avoir donné une vie, y compris sa progéniture. Ce vœu vient d’être exprimé ce jeudi 5 mai 2011, par les sages de Bangui, lors d’une marche organisée à l’occasion de leur journée célébrée dans le monde et en Centrafrique. Le thème retenu est « Renouvelons notre engagement, à lutter contre le décès maternel et néo-natal ».

Habillées en Tee-shirts blancs,  de larges banderoles avec inscription du thème de la journée en mains, ces sages-femmes ont démarré leur marche, depuis la place de la réconciliation située à Miskine, pour la finir au centre Be oko au centre-ville de Bangui.

Selon Régina Patricia PEPA, secrétaire Générale de l’association des sages-femmes de Centrafrique, « l’activité est réalisée sur la recommandation du Comité International de sages-femmes pour témoigner leur intérêt contre la lutte contre les décès liés aux accouchements ».

Elle ajoute que « la sage-femme reste et demeure au centre de soins de qualité pour la mère et l’enfant. Toutefois, aucune déclaration officielle n’a été enregistrée sur cette journée ».

Pour Honorine Bénam, sage-femme et surveillante à l’hôpital Communautaire de Bangui, les sages-femmes  « manquent de plateaux techniques notamment l’aspirateur des nouveaux-nés, et sont exposées aux maladies, dont le VIH-SIDA ». Elles font souvent l’objet « de menaces voire sévices de la part des parents des parturientes en cas d’erreurs médicales ».

Au sujet du racket dont se plaignent les parturientes, la surveillante évoque « un manque d’assistance en indemnités de risque », ce qui explique-t-elle, expose ses collègues à cette pratique « décriée de tous ».

Elle s’inquiète aussi sur « la prolifération des cliniques avec un personnel parfois non qualifié, autre principale cause du décès maternel ». L’autre souci relevé par Honorine Benam est la « non couverture » du territoire national en sage-femme, qui d’ailleurs, conclut-elle, joue « plusieurs rôles » dans le système sanitaire.

Précisons que ces sages-femmes ont échangé à la fin de leur marche avec leurs partenaires nationaux et internationaux, sur les progrès déjà réalisés en matière de la lutte contre le décès maternel et néo-natal, qui figure parmi les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à atteindre d’ici 2015.

L’hôpital Communautaire de Bangui enregistre en moyenne 50 accouchements par jour.

 

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