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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 04:17




 

Il vous souviendra certainement qu’au mois de juillet  2009, j’ai tenu une conférence de presse au siège provisoire du Parti à la Salle Mazette. Dans mon propos liminaire, j’ai fait état des cahiers que les sous-préfets et préfets de la  région nord-ouest que je venais de visiter, avaient reçu des mains du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Elie OUEFIO, par ailleurs Secrétaire Général du KNK depuis le congrès de ce parti à Mbaïki le 14 novembre dernier, afin d’y inscrire les citoyens dans le cadre du recensement électoral. Bon seulement j’ai vu moi-même ces cahiers, mais je les ai fait également voir par le député de la localité.


Le Ministre OUEFIO organisa peu de temps après une conférence de presse pour démentir mes propos et affirmer qu’il n’a jamais distribué des cahiers à cette fin. J’ai proposé, sans succès, qu’une commission d’enquête soit constituée pour vérifier cette situation.
Par la suite, nous avons recueilli des renseignements auprès de nos structures nous confirmant que ces cahiers ont été bel et bien distribués aux chefs de village et aux maires dans plusieurs préfectures, et même à Bangui et à Bimbo.


Les dénégations du ministre OUEFIO n’y changeront rien. Des manœuvres ont bien été initiés sous son instigation, et sont en cours, pour saboter le processus électoral par le tripatouillage de l’élément cardinal qui est l'établissement des listes électorales.


Il va sans dire que nous n'accepterons jamais des tentatives de contournement des dispositions plus que claires et précises du Code électoral. Toutes les filles et les fils de ce pays, ainsi que  les vrais amis de la RCA ne doivent pas non plus accepter cette supercherie.


Il nous faut un recensement électoral publiquement annoncé par toutes les voies officielles. Ce recensement électoral doit bien sûr être fiable et exhaustif sur toute l'étendue du territoire. Il doit être effectué par la Commission Electorale Indépendante,  comme le dit la loi. Les listes électorales doivent ensuite être publiées par voies d'affichages, puis corrigées suite aux différentes réclamations des citoyens, comme le dit la loi. Les listes définitives informatisées ainsi constituées seront la seule base de travail pour tous. La loi doit être respectée.


Par conséquent, nous n'accepterons ni inscriptions clandestines des citoyens par des chefs de village et des maires aux ordres, sur des cahiers d'écoliers pour constituer des listes parallèles comme le fait depuis le mois de juillet le Ministre centrafricain de l'Administration du Territoire, et Secrétaire général du KNK, Monsieur Elie OUEFIO.
 

Nous n'accepterons plus de listes électorales manuscrites comme en 2005, acceptées à l’époque  sous le prétexte de l’urgence et des difficultés du pays après la rébellion. Ces listes ne pouvaient être fiables : la preuve, bien que candidat et admis au deuxième tour, je n’ai pas pu voter aux deux tours de scrutin car mon  nom ne figurait pas sur ces listes électorales !


Par ailleurs, devant l’Assemblée Nationale en avril dernier, le même Ministre OUEFIO a affirmé que les listes électorales de  2005 étaient  détruites à 100%, et les urnes à 75%.

Alors, de quelles listes électorales le pouvoir parle-t-il  lorsqu’il évoque des actualisations de listes électorales en lieu et place d’un recensement électoral, puisque par définition on ne peut actualiser que ce qui existe? 

En réalité, ce sont les noms des personnes recensées illégalement et clandestinement par les chefs de village et les maires, sous l’instigation du Ministre Elie OUEFIO, qui ont été saisies en privé sur des fichiers informatiques parallèles, dans le dessein de les imposer à la Commission Electorale Indépendante.

Nous n'accepterons jamais ces fichiers informatiques parallèles confectionnés sur la base d'un soi-disant recensement électoral clandestin et illégal.


La loi doit être respectée dans toutes ces dispositions : le recensement électoral doit se faire par la Commission Electorale Indépendante, un point c’est tout.


No pasaran !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique