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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 23:04

 

 

 

 

Mahamadou-Issoufou.jpg

 

 

NIAMEY (AFP) - 26.07.2011 20:13 - Plusieurs militaires nigériens, dont des officiers, ont été arrêtés pour "tentative de renversement du régime" et "tentative d'assassinat" du président Mahamadou Issoufou, élu en mars après un an de junte militaire, a-t-on appris mardi de source sécuritaire.

C'est la première fois que de tels soupçons sont portés sur des éléments de l'armée depuis l'arrivée de l'ancien opposant à la tête de cette ex-colonie française, abonnée aux coups d'Etat depuis l'indépendance de 1960.

"Plusieurs militaires, dont un commandant et un lieutenant, ont été arrêtés depuis vendredi (22 juillet) et sont toujours placés en garde à vue à la gendarmerie pour +tentative de renversement du régime+ et +tentative d'assassinat+ du président Issoufou", a indiqué à l'AFP, sans plus de précision, une source sécuritaire qui a requis l'anonymat.

Les officiels gardaient le silence sur cette affaire. Les autorités s'exprimeront "le moment venu", "les investigations se poursuivent toujours", a expliqué une source gouvernementale.

Hawa Abdou Hambaly, députée de la mouvance présidentielle et belle-soeur du lieutenant Ousmane Awal Hambaly, un des militaires arrêtés, a raconté qu'il l'avait appelée le 12 juillet pour lui dire "qu'il avait des +problèmes+ et qu'il venait d'être relevé de son poste à la garde présidentielle".

"Le même jour, dans la soirée, beaucoup de militaires armés sont venus chez lui et ont examiné son ordinateur, où ils ont dit avoir découvert des +choses+", a-t-elle poursuivi, s'exprimant en haoussa sur la radio privée "R et M". Elle a dit avoir demandé "en vain" lundi à voir le lieutenant Hambaly.

Un autre proche de ce militaire a déclaré à l'AFP, sans plus de détails, que "trois civils, deux frères et un cousin du lieutenant Hambaly, ont été arrêtés puis relâchés".

Dans son édition de mardi, l'hebdomadaire indépendant Le Courrier évoque le placement en garde à vue, à la gendarmerie de Niamey, d'un capitaine et d'un lieutenant accusés d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" ourdie par "des éléments de la garde présidentielle".

Des documents sur la mise en place d'un "Conseil national pour la restauration de la démocratie populaire" ont été saisis chez un civil, qui a réussi à "prendre la fuite", affirme le journal.

Les informations du Courrier n'avaient pu être confirmées pour l'heure.

Lors d'une tournée mi-juillet dans des garnisons du pays, le ministre de la Défense, Mahamadou Karidjo, avait appelé les militaires à "s’abstenir de faire de la politique".

L'opposant historique Mahamadou Issoufou a été élu le 12 mars à l'issue d'une présidentielle organisée par la junte du général Salou Djibo, qui avait renversé en février 2010 le président Mamadou Tandja. Au pouvoir durant dix ans, M. Tandja avait voulu se maintenir au-delà de son dernier mandat légal.

Le scrutin de 2011 a été unanimement salué comme démocratique et transparent.

Investi le 7 avril à la tête de ce pays sahélien parmi les plus pauvres du monde mais riche en uranium, M. Issoufou a dit se donner pour priorités le développement et la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui commet dans le nord des rapts, essentiellement d'Occidentaux.

Selon la télévision publique, il a quitté mardi après-midi Niamey pour les Etats-Unis, où le président Barack Obama doit le recevoir vendredi à la Maison blanche avec trois autres chefs d'Etat d'Afrique subsaharienne francophone. Washington veut exprimer son soutien à ces "démocraties en développement".

L'Union européenne a décidé en juin de reprendre sa coopération au développement avec le Niger, en signe de reconnaissance de ses progrès démocratiques, et vient de débloquer 25 millions d'euros pour la lutte contre la pauvreté.

© 2011 AFP

 

NDLR : Après Alpha Condé, voici maintenant le tour de Mahamadou Issoufou. L'Afrique est vraiment à la croisée des chemins. C'est une lutte à mort qui est engagée entre les démocrates africains et ce qu'on appelle "armées africaines" mais qui sont en réalité un ramassis de délinquants quasi analphabètes et illéttrés dont on a beau faire mais on ne réussira jamais à en faire de vrais soldats républicains et disciplinés. Sans vouloir minimiser ni excuser la part de responsabilité qui revient aux Africains eux-mêmes,  faut-il peut-être rechercher les causes de cette maladie infantile des armées africaines chez les différents pays colonisateurs, France et Gde Bretagne, dont la part de responsabilité dans cette situation n'est pas moindre dans toutes ces affligeantes successions de coup d'Etat et de tentatives d'assassinat qui ne règlent en réalité rien sur le fond. Quelle perte de temps !    

 

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