Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:52


Salou Djibo

 

PARIS AFP / 01 mars 2010 17h22 - Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réuni lundi à Paris, a condamné le coup d'Etat du 18 février au Niger, mais n'a pris aucune sanction contre la junte au pouvoir, dont une délégation devait rencontrer dans la journée des diplomates français.

La délégation nigérienne, conduite par le porte-parole de la junte, le colonel Abdoulkarim Goukoye, s'est dite "satisfaite" de la résolution modérée du CPF, qui lui a donné un délai de moins de sept semaines pour fixer une durée de la transition et un calendrier électoral.

Le colonel Goukoye s'est par ailleurs dit déterminé à "expliquer" aux autorités françaises les choix et actions de la junte, soucieux de préserver de bonnes relations avec Paris.

"Nous allons notifier nos attentes qui sont, en réalité, celles d'un appui au processus (de transition démocratique) que nous allons amorcer maintenant", a-t-il déclaré à la presse, précisant qu'il devait rencontrer des responsables du Quai d'Orsay en fin d'après-midi, avant de regagner Niamey mardi.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a confirmé une rencontre, sans en préciser le lieu.

La France avait condamné la prise du pouvoir par les militaires "par des voies non constitutionnelles" au Niger. Mais elle avait fait savoir également qu'elle espérait la tenue d'élections dans les prochains mois.

Le chef de la junte Salou Djibo a assuré dimanche à Niamey qu'aucun de ses membres ne se présenterait à une prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée.

Le colonel Goukoye s'est pour le moment refusé à donner plus de précision quand au calendrier de la transition, mais a indiqué que la mise en place d'un "Conseil consultatif" devant y travailler était "imminente".

Il a assuré que la junte, qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février, voulait "aller dans le sens des recommandations" de la Francophonie.

Le CPF, qui regroupait lundi des représentants de 54 pays francophones, a pris "acte" des engagements démocratiques de la junte et lui a demandé de "confirmer" ces annonces, "en particulier concernant la durée de la transition, le calendrier électoral et l'inéligibilité des responsables de la transition" d'ici au 16 avril, date de la prochaine réunion du Conseil.

Une délégation de la Francophonie devrait être envoyée au Niger pour "évaluer les progrès" de la junte, avant le 16 avril, date à laquelle des sanctions pourront être envisagées si aucun calendrier n'a été établi.

(©)

 

 

Communiqué de presse

Paris , 1er mars 2010

 

CP/SG/JT/06/10

 

Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) condamne le coup d’Etat militaire intervenu au Niger le 18 février dernier

 

Suite au coup d’Etat militaire survenu au Niger le 18 février 2010 et la prise du pouvoir par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) s’est réuni en session extraordinaire le 1er mars à Paris pour examiner la situation dans ce pays qui a vu naître, le 20 mars 1970 à Niamey, la Francophonie institutionnelle.

 Présidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, cette session du CPF a adopté une résolution qui, conformément au chapitre III alinéa 5 de la Déclaration de Bamako, condamne fermement le coup de force perpétré, le 18 février dernier au Niger, par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), qui a renversé le Président Mamadou Tandja.

 Une délégation représentant les nouvelles autorités nigériennes avait été invitée à prendre la parole devant les membres du CPF. Composée du Professeur André Salifou, ancien Représentant personnel du chef de l’Etat nigérien au CPF, du Colonel Abdoul Karim Goukoye, membre et porte-parole du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) et du Lieutenant-colonel Idrissa Chaïbou, membre du CSRD, cette délégation a pris la parole pour réitérer son engagement à mettre en place un gouvernement de transition et à organiser, à terme, des élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles sans qu’aucun membre du CRSD, ni du gouvernement de transition, n’y prenne part.

 Dans la résolution adoptée, le CPF demande aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, d’ici à sa prochaine session prévue le 16 avril, les modalités et le calendrier d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais. Il exhorte les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et des libertés sur l’ensemble du territoire national.

 Les membres du CPF ont décidé de demeurer saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position, à la lumière de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine session prévue le 16 avril, en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens de ses recommandations. Le CPF demande au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant le 16 avril, pour évaluer et constater les progrès que les nouvelles Autorités du Niger se sont engagées à réaliser. Enfin, il affirme, dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratique, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux.

L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.

Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

CONTACTS

Julie Tilman, attachée de presse du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org + 33.1.44.11.12.68

 

 

Résolution sur le Niger

 

Le Conseil permanent de la Francophonie, réuni en Session extraordinaire à Paris le 1er mars 2010, pour examiner la situation au Niger après le coup d’Etat,

Rappelant                              les résolutions du CPF du 10 juillet 2009 et du 14 décembre 2009 qui ont exigé un retour à un ordre constitutionnel consensuel et à une vie politique apaisée ;

Réitérant                                la condamnation du processus ayant abouti à la tenue du référendum constitutionnel du 4 août 2009 à la suite d’actes posés contraires aux dispositions de la Constitution en vigueur;

Regrettant                             en outre la tenue des élections législatives du 20 octobre et des élections locales du 27 décembre 2009, en dépit des appels réitérés pour les reporter aux fins de favoriser une solution politique consensuelle ;

Déplorant                               l’échec des négociations entre le pouvoir et l’opposition réunis au sein du dialogue inter-nigérien sous l’égide du Médiateur désigné par la CEDEAO, le Général Abdoussalami Aboubakar, Ancien Président de la République Fédérale du Nigeria ;

Considérant                          le coup de force perpétré le 18 février 2010 au Niger, par une junte militaire qui a renversé le Président Mamadou TANDJA et la création d’un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) ;

Déplorant                               les pertes en vies humaines qui en ont résulté et exigeant des nouvelles autorités nigériennes qu’elles garantissent les droits et libertés et plus particulièrement ceux des personnes détenues à la suite du coup d’Etat ;

Prenant acte                          des annonces faites par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie concernant les conditions d’un retour à un ordre constitutionnel, notamment par la mise en place prochaine d’un Conseil consultatif afin de définir les modalités de la transition ;

Constatant                             les réactions des forces politiques nigériennes et des responsables des Organisations de la société civile aux événements du 18 février ;

Réaffirmant                            les dispositions de la Déclaration de Bamako en son Chapitre III alinéa 5 qui stipulent que «pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’Etat et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal» ;

Condamne                             le coup d’Etat militaire intervenu le 18 février 2010 au Niger ;

Demande                               aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, avant la session du Conseil permanent du 16 avril 2010, les modalités d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais, en particulier concernant la durée de la transition, le calendrier électoral et l’inéligibilité des responsables de la transition ;

Exhorte                                  les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et libertés sur l’ensemble du territoire national ;

Affirme                                    dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratiques, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux ;

Décide de demeurer            saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position lors de sa session du 16 avril 2010, à la lumière des dispositions de la Déclaration de Bamako et en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens des recommandations formulées dans la présente résolution ;

Demande                               au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant cette prochaine session du CPF du 16 avril 2010, pour évaluer les progrès que les Autorités du Niger se sont engagées à réaliser.

 

Julie Tilman  
Attachée de presse du Secrétaire général
Organisation internationale de la Francophonie
28, rue de Bourgogne
75007 Paris
Tel. 00.33.1.44.11.12.68
Fax. 00.33.1.44.11.12.87
http://www.francophonie.org

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE