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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:43

 

 

 

 

 

    Ndoutingai-copie-1.jpg

 

 

Bangui 5 juin (C.A.P) – Bien que le nom de son successeur soit déjà connu depuis plusieurs jours puisqu’il s’agit d’Albert Besse, celui-là même à qui il avait succédé à la tête du ministère des finances, Ndoutingaï n’a pas daigné passer immédiatement les fonctions à son successeur. Il aurait demandé un délai de 48 h pour préparer soi-disant ses affaires. Informé, Bozizé lui aurait fait dire que si la passation de service n’avait pas lieu ce même jour mardi 5 juin, il lui enverrait les gendarmes le conduire manu militari. C'est dire combien la confiance règne désormais entre les deux hommes.

C’est dans ces conditions que la passation de service entre Sylvain Ndoutingaï et Albert Besse a eu lieu ce mardi. On est tout de même surpris de constater que ce ministre limogé pour les raisons que l’on sait désormais à savoir, tentative de coup d’Etat, non seulement n’est nullement inquiété mais se permet même de faire des caprices et des fantaisies allant jusqu’à poser ses conditions avant toute passation de service. On note aussi avec effarement que Bozizé discute tranquillement avec lui, lui fait transmettre des messages et autre.

Pourquoi avoir récupéré le stock d’armes de guerre et munitions de guerre au domicile de ce dernier et le laisser tranquillement continuer à rouler les mécaniques ? Avec toutes les armes et munitions de guerre distribuées par Bozizé à certains de ses anciens compagnons de rébellion comme Parfait Anicet Mbay et d’autres dont nous avons déjà fourni les noms, la ville de Bangui est une véritable poudrière. C’est tout aussi stupéfiant que le BINUCA qui a entre autre mandat de contribuer à la bonne exécution du processus de DDR et à la réforme des institutions dans le secteur de sécurité, observe un silence assourdissant sur le fait que la capitale soit truffée de dépôt d'armes et d'engins explosifs aux domiciles de certains ministres de Bozizé.

Eu égard au triste exemple des explosions meurtrières des soutes à munitions de guerre survenues le 4 mars dernier à Brazzaville, le peuple centrafricain ne doit - elle pas d'ores et déjà engager la  responsabilité pénale de Bozize et du BINUCA en cas d’une catastrophe semblable.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique