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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 23:55

 

 

 

Le député Ouandé terrorise et gifle un ouvrier en plein centre-ville

 

 

Ouandet.jpg

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:26

 

Un ouvrier  de l’Immeuble Cattin, immeuble situé au centre-ville de Bangui a été terrorisé et agressé le 16 octobre 2012 par le député du 8ème arrondissement,  le Général Jules-Bernard Ouandé.

 

S’agirait-il d’un abus d’autorité ? Difficile de répondre à cette interrogation. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Général député a reproché au jeune d’avoir détruit une partie du trottoir en y implantant des poteaux.

 

Grande a été la surprise des curieux et passants devant cet immeuble en réfection, d’assister à ce spectacle digne d’un film commando tourné en pleine capitale banguissoise.

 

Selon la victime interrogée par Radio Ndeke Luka, nous sommes 2 sur le chantier et voulons creuser des trous pour y implanter des poteaux devant nous servir à faire une clôture avant de démarrer les travaux. Subitement, l’ancien ministre de la sécurité publique débarque et nous interroge : pourquoi ces nids de poule sur le trottoir ?

 

Sans attendre notre réponse, il soulève sa chemise avec sa main droite pour nous montrer un pistolet automatique et se sert de l’autre main pour agresser l’un d’entre nous. Le député nous intime l’ordre de lui indiquer là où se trouve notre patron et nous promet de nous faire embarquer immédiatement par les éléments des forces de l’ordre, a-t-il poursuivi. Quelques minutes plus tard, il ouvre une de ses cabines pour nous montrer cette fois-ci une autre arme de marque Kalachnikov, a ajouté la victime.

 

Joint au téléphone pour sa version des faits, Jules Bernard Ouandé a indiqué que son intervention a été juste pour empêcher ces travailleurs de creuser des trous sur la voie publique. « Je ne peux pas laisser quelqu’un détruire mon pays » a-t-il martelé.

 

En février dernier, le Général député avait heurté un garçon de 7 ans avec sa voiture sur l’avenue Koudoukou. Une situation qui avait provoqué un soulèvement populaire.


D’après les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka, « le  député du 8ème arrondissement a heurté l’enfant au moment où celui-ci a voulu traverser la route avec sa grande sœur. Or, le Général député était dans un état d’ébriété avancée ». Ce dernier avait indiqué qu’il était bien lucide et avait demandé par la même occasion pardon à la famille de la victime.

 


 

Un journaliste arrêté en pleine prise de vue à Bangui


Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:29

 

Encore un cas d’arrestation enregistré dans la famille des professionnels de la communication en République Centrafricaine. Le dernier exemple en date est celui de Jean-Fernand Koéna, journaliste au quotidien Centrafrique Matin. Il a été arrêté en pleine prise d’images par la Police ce 17 octobre et détenu dans les locaux du Commissariat du 1er arrondissement de la ville de Bangui.


Le motif de cette arrestation, décidée par le Directeur Général de la Police, serait lié à une dispute entre 1 taximan et 2 éléments de la Police municipale. Une dispute qui a  occasionné un attroupement.


Selon des sources parvenues à Radio Ndeke Luka, le Directeur Général de la Police n’a pas cautionné le fait que ce professionnel des médias ait pris des photos lors de cet évènement. La radio n’a pas encore rassemblé toutes les informations au sujet de cette affaire.


L’arrestation de ce journaliste intervient 5 mois après celle de Guy Dingoté Kossani, attaché de presse au Ministère du Développement du Tourisme. Il a été arrêté par sa propre ministre Annick Mazoungou à cause de la disparition d’une caméra ayant servi à la couverture du lancement de la campagne économique par la ministre à Birao (nord).  Selon un article du quotidien « L’hirondelle », paru à cet effet, ce professionnel des médias a travaillé dans des conditions difficiles à Birao : manque de fongibles recommandés.


La mise sous les verrous de Guy Dingoté Kossani avait eu lieu 13 jours après que le Parquet de Bangui ait libéré Ferdinand Samba, Directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Il a été condamné pour diffamation dans une affaire qui l’opposait au Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï, neveu du Chef d’Etat François Bozizé.

 

A titre de rappel, le directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » a été condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï) et la fermeture du journal pendant un an.

 

En 2011, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » ont été poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » et ont été jugés puis relâchés. Ils avaient écrit un article incriminant le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé. Le détournement des fonds alloués au payement des pensions des militaires débloqué par l’union Européenne  a été en toile de fonds.

 

 

 

Dépouillée et violée, elle se présente à Radio Ndeke Luka

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:28

 

La Conférence de Rédaction de Radio Ndeke Luka de ce 17 octobre 2012 a été perturbée par la nouvelle d’un présumé cas de viol sur une fille d’environ 25 ans au KM5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. La victime et son bourreau, appréhendé par un groupe de jeunes autodéfenses, se sont présentés dans les locaux de cette station.

 

Elève en classe de terminale, la fille a été tout d’abord dépossédée de son téléphone portable et d’une somme de 3500 francs CFA  avant d’être violée par son bourreau qui, selon les témoignages, n’est pas à son premier forfait.


Selon la victime, elle « a connu son bourreau il y’a 3 jours. Ce dernier lui a promis de la mettre en contact avec un américain qui séjourne à Bangui et qui souhaite être en sa compagnie. Comme par hasard, elle a rencontré son présumé violeur aux environs de 22 heures (21HTU) sur le pont Jackson, alors qu’elle rentrait d’une veillée mortuaire. Celui-ci réitère sa promesse, et conduit sa victime derrière l’école Kangala, prétextant que l’américain en question réside juste à proximité de ladite école. Une fois dans l’obscurité, la promesse s’est transformée en une série de vol et de viol ».

 

Interrogé à son tour, le présumé auteur du viol a reconnu les faits. Pour lui, « il s’agit du 2ème forfait de ce genre ». Il reconnaît avoir, non seulement menacé la fille, mais qu’il l’à violée et dépouillée.

D’après l’un des éléments d’autodéfense, « c’est depuis 2 semaines que la traque contre ce présumé braqueur et violeur a été lancée. Il sera remis à la Justice afin de démanteler si possible son réseau ».

 

Les habitants du 3ème arrondissement de Bangui et ses environs connaissent ces derniers temps un regain de violences sans précédent : braquage, viol et vol. Pourtant, suite à la mise en place d’une patrouille mixte initiée par la Police, la population circulait librement. Aujourd’hui, cette unité de sécurité ne fonctionne plus faute de moyens.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation