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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:39

 

 

 

 

 

Recrutement des FACA à Bangui : « les recrus n'ont pas de niveau »

Boz garde à vous (2)

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 27 Juin 2012 09:31

Le ministère centrafricain de la Défense procède depuis le 25 juin à une opération de recrutement des jeunes dans les 8 arrondissements de Bangui et ceux de Bimbo (Bégoua). Cet enrôlement a pour objectif de réajuster l’effectif des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour renforcer la sécurité territoriale actuellement fragile.

Une équipe du Haut Commandement militaire procède à ce recrutement depuis le lundi 25 juin. Selon ce commandement, les recrutés subiront une formation approximative de 3 à 6 mois dans différents sites retenus à cet effet.

L’équipe du Haut Commandement s’est toutefois confrontée à quelques problèmes dans l’exercice de cette tâche qui, selon elle, risque de retarder légèrement ce processus lancé. Il est justement question du niveau d’instruction des recrus. A cela s’ajoutent des faux dossiers montés par certains candidats  pour se faire enrôler.

Le maire du 5ème arrondissement de Bangui, Thomas Simon  Nganakamba confirme cette réalité à Radio Ndeke Luka : « les enfants n’ont pas de niveau, nombreux sont ceux qui ne peuvent remplir une fiche de renseignement. Il faut 2 à 3 minutes pour le remplissage d’une seule fiche qui doit contenir rien que le nom du candidat, ceux de son père et de sa mère ». « Nous avions eu aussi l’occasion de tomber sur de faux actes de naissances », se désole le maire du 5ème arrondissement.

Par ailleurs, Thomas Simon Nganakamba de Bangui a indiqué que les jeunes doivent se faire enrôler dans leurs arrondissements respectifs, dans le cas contraire,  leurs dossiers feront l’objet d’un rejet automatique « seuls les jeunes du 5ème arrondissement peuvent être retenus dans la circonscription 5. Ceux qui viennent des autres circonscriptions pour s’enrôler ici, passeront tout simplement à travers les vannes ».

Tout compte fait, Radio Ndeke Luka qui a sillonné quelques arrondissements de Bangui dans lesquels se déroulent ces opérations de recrutement, entre autres le 5ème, constate que de façon générale, les recrutements  se sont faits sans un incident majeur.

Avec ce recrutement, le ministère de la défense entend rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’institution estime que les moyens mis à sa disposition sont limités pour asseoir une paix durable dans le pays.

 

 

Procès Bemba : témoignage d’une victime par vidéo-conférence

Jean-Pirre-Bemba

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 26 Juin 2012 08:00

Le procès de Jean-Pierre Bemba a repris lundi 25 juin pour quelques jours devant la Cour pénale internationale (CPI) avec l’audition de trois victimes autorisées à « présenter leurs vues et préoccupations ».

Selon l’Agence Hirondelle, ces victimes ne sont pas considérées comme des témoins. Elles ne prêtent pas serment, leurs dépositions ne sont pas enregistrées comme preuves, et elles ne sont donc pas contre-interrogées par la défense ou le procureur. Un juriste de la Cour  a expliqué : « ces auditions relèvent plus du travail d’une organisation de défense des droits de l’homme que de celui d’un tribunal ».

Une victime a ainsi commencé à témoigner lundi par vidéo-conférence depuis Bangui. Elle a raconté l’arrivée des « Banyamulenge » à Bossangoa, où elle résidait. Les habitants ont fui mais la victime est restée avec sa mère, « gravement malade », et sa fille de 5 ans. Elle a raconté avoir été violée par les miliciens.

Après 90 minutes d’audience, l’avocat de Jean-Pierre Bemba, maître Aimé Kilolo s’est manifesté. « La défense est très inquiète de la façon dont cela se déroule », a-t-il déclaré, estimant que la victime « incrimine les troupes du MLC », le Mouvement pour la libération du Congo, présidé par Jean-Pierre Bemba. « La défense n’a pas le droit de dire quoi que ce soit », et « cela semble contraire au Statut de Rome », a-t-il reproché. La procureure, Petra Knauer, a à son tour estimé que le récit de la victime était de même nature qu’un témoignage et que la procédure en réparation, prévue après la fin du procès en première instance, était plus appropriée pour ce type d’audition.

Maître Marie-Edith Douzima-Lawson, avocate des victimes, a pour sa part rappelé que ces auditions relevaient d’une décision de la chambre. La présidente, Sylvia Steiner, a donné droit à l’avocate, expliquant que ces dépositions « représentent la reconnaissance, par cette chambre, du droit des victimes à être entendues. »

Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour crimes contre l’humanité commis en Centrafrique en 2002 et 2003. Son procès a débuté le 22 novembre 2010. Les avocats du sénateur congolais appelleront leurs témoins à partir du 14 août.

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