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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 03:03

 

 

 

 

 

La RCA et Rio +20 : « lutter contre la pauvreté grandissante des populations »

Touadera-KNK.JPG

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 23 Juin 2012 05:25

C’est le Premier Ministre qui a dirigé la délégation centrafricaine au Sommet de Rio sur l’Environnement et le développement durable. Faustin Archange Touadéra est donc au nombre des dirigeants mondiaux qui ont adopté vendredi 22 juin 2012 un document final visant à éradiquer la pauvreté et assurer un avenir durable pour la planète. 191 Etats ont ainsi renouvelé leurs engagements envers le développement durable au niveau mondial et ont déclaré que le monde devrait changer son modèle de croissance basé sur la consommation et la production non durable.

Cette Conférence de Rio+20 a été convoquée sur deux thématiques importantes concernant l’environnement. D’une part l’économie verte dans un contexte de développement durable et éradication de la pauvreté. D’autre part le cadre institutionnel pour un développement durable.

La première journée a été consacrée à l’ouverture de la Conférence, marquée par une série de Déclarations des Chefs d’Etat et de Gouvernements, dont celle du Premier Ministre centrafricain, représentant le Président de la République François Bozizé.

Dans sa Déclaration, Faustin Archange Touadéra a d’abord procédé à l’évaluation de l’état de l’environnement mondial, le chemin parcouru et les leçons tirées deux décennies après  le premier Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de juin 1992 et dix ans après celui de Johannesburg d’août 2002. Il a ensuite exprimé l’adhésion de la RCA à la Déclaration Consensuelle Commune de l’Afrique pour Rio+20 qui a été prononcée à ce Sommet au nom de l’Afrique par le président Denis Sassou Ngesso, président de République du Congo, porte-parole des Chefs d’Etat africains à cette rencontre. Cette déclaration prend en compte toutes les préoccupations et solutions  pour un développement harmonieux et durable du continent africain.

Elle invite également la communauté internationale à appuyer le continent pour l’aider à faire face aux nombreux défis auxquels il doit faire face : « crise alimentaire et énergétique, urbanisation rapide et non planifiée, crise financière et économique mondiale, qui ont pour conséquence l'aggravation de la pauvreté et le chômage, en particulier chez les jeunes ».

Pour l'Afrique l'économie verte, moins carbonée et peu consommatrice de matières premières et d'énergie, est un comme « un moyen pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement et les Objectifs du Développement Durable, une opportunité pour promouvoir la diversification économique et stimuler une croissance juste et équitable ». Les pays africains en appellent donc au respect des engagements déjà pris par les pays développés visant le développement durable, notamment l'appui à la lutte contre le changement climatique et l'aide au développement.

Le Premier Ministre centrafricain a également profité de cette tribune internationale pour présenter toutes les mesures majeures prises par le Gouvernement de la  République Centrafricaine, depuis le Sommet de Rio de 1992, qui s’inscrivent dans le cadre du Programme d’Action pour le 21èmeSiècle ou Agenda 21 dans la dynamique globale du développement durable et qui appellent un soutien de la communauté internationale.

Il a notamment lancé un appel pour le financement du Programme DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion) et la réalisation du plan d’action contenu dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP II). Malgré les efforts du gouvernement a-t-il notamment déclaré dans son intervention, « force est de constater que les aléas climatiques soumettent encore les populations des communautés rurales et autochtones aux affres d’une paupérisation grandissante qui mérite une attention particulière de la Communauté internationale ».

La délégation centrafricaine que conduit le Premier Ministre comprend notamment  Emmanuel BIZOT, ministre des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche, François Naouyama, ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, Firmin NGREBADA, directeur de cabinet adjoint à la Primature, Gaétan Moloto Kenguemba, chargé de mission en matière de développement durable à la Primature.

 

Les forces de l'ordre s'en prennent aux marchandises des bouchers de PK13

transport de viande à Bangui

 boucherie à Bouboui

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 23 Juin 2012 08:38

Les hommes en tenue ont pris de force les viandes de bœuf vendues sur table appartenant aux bouchers à l’ancien marché à bétail du PK13 ce 22 juin. Ils reprochent à ces vendeurs de la viande de bœuf, le non-respect de la nouvelle réglementation d’achat et d’abattage de bétail, rapporte une vendeuse à Radio Ndeke Luka.

Selon cette vendeuse qui a requis l’anonymat, « depuis un bout de temps, les bouchers préfèrent acheter leurs viandes au niveau du marché Ndokpa au PK26 sur la route de Damara au lieu du marché à bétail de Boubouï situé à 45 kilomètres de Bangui».

Cette version est confirmée par le secrétaire général adjoint de l’Association des Bouchers du marché PK13, Souleymane, qui justifie cet achat irrégulier par la situation économique actuelle du pays et de manière très emphatique, « ils ont déplacé le marché à 45 kilomètres, la bas, le prix d’achat d’un bœuf est plus élevé que le prix d’un bœuf qu’on nous vend à 26 kilomètres au marché Ndokpa. Un bœuf qui coute  400 000 francs CFA au PK45, est vendu à 250 000 au marché Ndokpa. A notre place et avec toutes les difficultés financières que notre pays traverse, allez-vous acheter le bœuf qui coute cher ou le moins » ?

Un boucher n’a pas du tout apprécié la descente agressive des forces de l’ordre au PK13, et  laisse entendre qu’il y’a erreur,  manque d’objectivité et corruption de la part des autorités, « avec des fouets, les hommes en tenue ont saisi de force toutes nos viandes comme si nous sommes des commerçants de bétails. Ils prennent ces viandes pour des destinations inconnues. C’est injuste, c’est irresponsable et provocateur de la part des autorités d’agir de la sorte. Ils doivent plutôt saisir les bétails de ceux qui nous vendent clandestinement ces bœufs et non de prendre le raccourci sur nous les bouchers. Nous ne sommes que de simples acheteurs à la recherche de coûts abordables ».

Ces vendeurs mettent en garde les autorités : « les autorités doivent arrêter de traquer nos viandes, car cela risque de prendre de fâcheuses tournures surtout quand nous ne savons pas ce que deviennent les viandes saisies de force ».

Par ailleurs, ils lancent un appel à la Haute hiérarchie de la République de prêter attention à ce qui se passe sur les marchandises des bouchers au niveau de l’ancien marché à bétail. Ils proposent aussi au Gouvernement d’organiser une rencontre avec les acteurs concernés en vue d’un compromis allant dans le sens de fusionner les marchés de PK 45 et de PK26.

Le secrétaire général adjoint a expliqué à Radio Ndeke Luka que l’objectif des bouchers centrafricains  c’est de ravitailler la population en viande. Mais, pour des raisons politiques et autres, les autorités brandissent des motifs d’hygiène et de qualité des bêtes tuées à l’air libre au PK26. Pour appuyer son assertion, il évoque également et désapprouve l’insalubrité de la Société d’Etat des Gestions des Abattoirs (SEGA) qui selon lui, représente un danger sanitaire pour les centrafricains. « Une rencontre avec les autorités centrafricaines est indispensable pour que les 2 parties puissent faire le tour de la question afin d’éviter toute incompréhension pouvant générer une crise quelconque à long terme », conclue un autre boucher.

Il est à signaler qu’actuellement le transport des viandes depuis le PK45 jusqu’à Bangui se fait avec 2 véhicules au lieu de 4 au départ.

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