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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:10

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

La population de Ndele entre famine et insécurité

Radio Ndéké Luka Dimanche, 29 Avril 2012 13:48

Manger à sa faim devient un parcours de combattant pour la population de Ndélé (nord). La principale cause est la montée des prix des denrées alimentaires. Une situation occasionnée par les récentes crises militaro-politiques dans la préfecture de Bamingui Bangoran provoquées par les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

Ce constat a été fait le week-end dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka dans cette région. Il avait accompagné une mission d’évaluation de la situation sécuritaire conduite par le Conseil National de Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des nations Unies pour la Consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA).

Selon certains habitants de cette région interrogés par Radio Ndeke Luka, plus personne ne peut manger à sa faim. Les prix des denrées ont doublé sinon ont triplé. Ces rebelles ne favorisent pas le ravitaillement des marchés en denrées alimentaires. Ils imposent des taxes qui font fuir les commerçants. Depuis plus de 3 ans, Ndélé, une région riche en produits champêtres vit dans une insécurité alimentaire sans précédent.

Même si l’augmentation des prix des denrées alimentaires reste d’actualité dans cette ville, à ce jour, la principale préoccupation de la population, c’est l’aboutissement du processus du Désarment Démobilisation et Réinsertion de ces rebelles. Pour d’autres, ce processus est l’unique voie vers une paix durable.

De l’avis de certains observateurs de la vie sociale de cette localité, la paix semble revenir peu à peu dans la ville de Ndélé. Une situation favorisée par l’accord de cessez-le-feu entre l’UFDR et la CPJP et le passage de la caravane de la paix dans cette localité.

Soulignons que les affrontements entre ces rebelles ont endeuillé plusieurs familles. Des biens matériels y compris des maisons ont été détruits par les évènements.

 

Le versement des frais du studio décrié par les étudiants en journalisme

Dimanche, 29 Avril 2012 13:50

En plus des frais d’inscription qui s’élèvent à 6.500 francs CFA, les étudiants en 1ère année du journalisme doivent verser 25.000 francs CFA pour avoir accès au studio destiné aux travaux pratiques. Cette exigence qui émane des responsables du département de la Science d’Information et de Communication est sans doute décriée par les étudiants.

Sous couvert de l’anonymat, ces étudiants ont déclaré que le droit à l’éducation a toujours été garanti par l’Etat. Exiger une telle somme aux étudiants qui n’ont pas de bourse pose un sérieux problème.

Selon Jean-Claude Rédjémé Chef de ce département interrogé ce 29 avril 2012, « à l’ouverture de cette filière en 2008, une partie des matériels était fournie par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Or, il a été question qu’une autre soit l’affaire de l’Etat centrafricain. Jusqu’à ce jour rien n’est fait. Le département s’est vu obliger d’exiger cette somme aux étudiants de la 1ère année qui doivent la payer durant toute leur formation en licence ».

« Outre le versement de ces frais, le département du journalisme se confronte à d’autres problèmes tels que le manque d’un parc informatique, de salle de cours, obligeant les niveaux de la 1èreet 2ème année à altérer leurs horaires », indique Jean-Claude Rédjémé.

Toutefois, selon toute vraisemblance, l’Institut Panos Paris de Centrafrique avait réhabilité et équipé un studio destiné aux travaux pratiques. Il s’agit d’un projet mis en œuvre en partenariat avec l’Université de Bangui à la faveur des journalistes sensibles aux droits de l’Homme.

Interrogé sur un éventuel versement des frais du studio demandé par l’université, Pascal Chirhalwirwa, Coordonnateur de Panos Paris en Centrafrique, déclare que son institut n’ « est pas informé sur ce sujet. Seule l’Université de Bangui est habilitée à gérer ce studio, même s’il est offert par Panos Paris. L’idée de ce programme a été murie pour permettre aux étudiants de lier la théorie à la pratique ».

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