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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:17

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

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L’eau potable, une denrée rare à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:31

L’eau potable devient de plus en plus une denrée rare dans certains quartiers de la ville de Bangui. Les populations parcourent des dizaines de kilomètres à la recherche de ce précieux liquide indispensable à la vie humaine. Le constat a été fait le 26 mars 2012, par les reporters de Radio Ndeke Luka.

De Gobongo à Boy-rabe, en passant par la cité Jean XXIII jusqu’au PK 11 et bien d’autres secteurs, la crise d’eau potable se fait sentir. Plusieurs bornes fontaines sont fermées.

Des enfants, pousse-pousse en mains, accompagnés de leurs mères avec des cuvettes sur la tête, parcourent tous les quartiers à la recherche de cette denrée.  Parfois, ils se réveillent à trois heures du matin afin de trouver un peu d’eau. Mais ces efforts sont souvent vains. Dans certains quartiers, c’est même une veillée qui est organisée autour des fontaines avec tous les risques, ceci en vue de ramener l’eau à la maison.

« Nous ne savons quoi faire pour nos procurer de l’eau potable. Pourtant, la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) nous envoie régulièrement des factures que nous payons, même si l’eau n’a pas été consommée », ont clamé certains consommateurs interrogés par Radio Ndeke Luka.

Mais cette pénurie ne demeure pas sans explication. Pierre-Alfred Lébaramo, directeur technique de la SODECA justifie cette situation par le fait que « la rivière Oubangui a complètement tari. Cet étiage sévère ne permet plus à cette unique société de distribution de collecter l’eau dans sa pompe. Pour lui, les difficultés ne viennent pas des installations techniques ».

Toutefois, pour pallier cette situation, la SODECA a engagé des piroguiers pour faire le dragage des zones de captage en vue d’avoir de l’eau pour ses consommateurs.

Cette pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de Bangui intervient moins d’une semaine, après que le pays ait célébré la journée mondiale de l’eau. Le constat fait à cette occasion était que c’est presque l’ensemble du pays qui est touché par ce problème d’approvisionnement en eau potable malgré un réseau hydrographique dense.

 

Un officier de la FOMAC grièvement blessé et une femme tuée, calme précaire à Combattant

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:40

Un calme précaire est revenu dans la matinée de 26 mars 2012, au quartier Combattant situé dans 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Une accalmie intervenue suite à l’agression dans l’après-midi du dimanche, d’un officier des Forces Multinationales d’Intervention en Afrique Centrale (FOMAC) par des bandits riverains au Camp M’poko, où sont basés les militaires.

Dans les faits ont expliqué des témoins à Radio Ndeke Luka, « l’officier en question de nationalité congolaise de Brazzaville, a été poignardé par 2 malfrats. Ces derniers ont tenté de déposséder leur victime de ses biens. La victime suit encore ce lundi des soins intensifs au dispensaire de ce camp».

« Cette situation a occasionné une réaction systématique de ses frères d’armes qui ont improvisé une descente musclée  dans le quartier suspecté d’abriter les malfrats. Ils ont procédé à des fouilles dans plusieurs ménages, pour rechercher les auteurs de ce crime crapuleux », ont indiqué d’autres témoins.

« Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC, ont entrainé  la mort d’une femme et de nombreux cas de blessés graves. Du coup, une vive tension s’est déclenchée entre les parties en conflit », ont remarqué certaines sources.

Par peur de représailles, plusieurs autres personnes ont du quitter  le secteur, pour trouver refuge dans d’autres quartiers. La Police et la Gendarmerie ont multiplié des actions pour rétablir l’ordre dans ce quartier.

Il faut dire que les relations entre les éléments de la FOMAC et une partie de la population riveraine sont toujours conflictuelles. Ces militaires en mission d’appui à un retour définitive de la paix en République Centrafricaine ont toujours fait l’objet de vol.

A titre de rappel, en avril 2011, un lieutenant du contingent congolais a été poignardé par des malfrats. Il a été évacué à Libreville au Gabon. Au mois de mai de la même année 2 militaires du contingent tchadien  ont été victimes d’une agression. L’un d’autres eux était décédé.

Le 11 mars 2012, un autre militaire toujours de nationalité congolaise a été dépossédé de son téléphone portable et d’une somme de 20 000 francs CFA (environ 30 euros). Dimanche 18 mars de cette même année, 2 éléments du contingent gabonais ont été pris en otage par la bande de ces mêmes bandits. Une importante rançon leur a été versée par les frères d’armes  des otages avant toute libération.

Il y a juste une semaine au PK 12, un militaire du Bataillon d’Intervention Territorial (BIT) a tiré à bout portant sur un élément de la garde présidentielle. Le décès de ce militaire avait provoqué des vives tensions avant la gendarmerie n’ait calmé la situation.

 

Plus de 20 personnes atteintes de la rage à Bozoum

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:38

Difficile de se promener ces derniers temps dans la ville de Bozoum sans risque d’être mordu par un chien enragé. Plus de 20 personnes sont déjà atteintes de cette maladie. Elles manquent de vaccin contre la rage. La situation perdure depuis  2 semaines.

L’information est confirmée ce mardi 27 mars 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Pour l’instant, les professionnels de santé de la localité peinent à dire avec exactitude le nombre exact des personnes infectées.

Selon le correspondant, « le centre de santé de Bozoum vient de commander des vaccins depuis Bangui, des vaccins destinés à immuniser les chiens et les personnes infectées contre la maladie ».

 

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