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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 01:27

 

 

 

 

Gabirault

 

 

ACD

5, square Jacques Amyot

77100 Meaux

Tél : 09 51 27 50 98

Courriel: interocher@yahoo.fr

 

RNA :W 771009635 du 06/06/12

Journal Officiel 01524 du 16/06/12

SIREN 752 933 390 du 24/07/12

SIRET 752 390 00011 du 24/07/12

 

 

CONFERENCE DE L’ACD A ORLEANS LE 22 SEPTEMBRE 2012

 

MOT LIMINAIRE DU PRESIDENT DE L’ACD

 

Mes chers compatriotes,


Je vous remercie pour votre présence à cette conférence dont la date a certainement bousculé vos calendriers respectifs. Votre présence témoigne néanmoins de votre attachement à notre très riche et très beau pays.


Je tiens d’abord à remercier les compatriotes d’Orléans pour leur invitation, l’accueil et l’organisation de cette première rencontre de l’ACD, toute naissante.


Des rencontres comme celle-ci vont se poursuivre un peu partout car il nous faut prendre conscience du retard, du recul de notre pays et réfléchir pour son avenir.


C’est précisément cette préoccupation qui justifie la création de l’ACD (Association Centrafrique Demain) dont l’appellation est significative par rapport à l’avenir de notre pays qui doit se construire maintenant sur des bases durables.


Chaque génération devant travailler pour une autre, nous avons collectivement failli à ce devoir, ne voyant que nos intérêts dans le présent sans nous préoccuper de ceux de nos enfants, nos petits enfants dans le futur.


Nous devons prendre conscience que la borne, ou la limite supérieure de la génération présente sera la borne, la limite inférieure de la génération future. Autrement dit si la génération actuelle ne laisse que des ruines, des fléaux, celle à venir ne se reposera pas sur une fondation, un socle solide pour avancer et s’épanouir.


Le thème de notre rencontre d’aujourd’hui concerne justement : le retard, le recul et l’avenir de la République Centrafricaine.


Soyons tous à l’aise et débattons avec sincérité, objectivité pour déterminer, comprendre la responsabilité de chacun de nous au sein de la nation centrafricaine par rapport à cette situation, mais surtout réfléchir à l’avenir de nos enfants et petits-enfants.


Il n’y a pas de fatalité pour notre pays contrairement à une pensée qui semble malheureusement gagner beaucoup de compatriotes, et ne nous décourageons pas face au retard, voire au recul du pays.

A force de comparer le passé, même colonial avec le présent dans notre pays, nous aurons tendance comme certains compatriotes, à désespérer.


Tournons au contraire nos regards vers l’avenir avec la résolution de le construire durablement à partir des expériences du passé et du présent.


Le désenclavement physique de notre pays doit d’abord être précédé d’un désenclavement mental. Par ailleurs, son développement socio-économique doit d’abord être mental.

Les nations actuellement développées n’ont pas connu que le bonheur dans leur passé, mais elles ont su néanmoins tirer les leçons de leurs difficultés pour façonner leur présent, tout en continuant à réfléchir sur l’avenir, en tentant même de le devancer, de le façonner par des idées novatrices.


La révolution américaine était l’affaire d’une élite qui a organisé les anciennes colonies par d’importants changements intellectuels guidés par des idéaux républicains et démocratiques, qui forment aujourd’hui les valeurs américaines, à travers des textes de référence (Déclaration d’Indépendance, Constitution) dans lesquels sont affirmés les droits à la liberté, à l’égalité et à la recherche du bonheur.


La révolution française a été également l’oeuvre d’une élite (philosophes des lumières), c'est-à-dire un courant intellectuel du XVIIIème siècle, créé en France, ayant eu pour but de sortir le peuple de l’obscurantisme par la connaissance.


Vous êtes pour la plupart des cadres de valeur, réunis ce soir dans cette salle, et si l’ACD commence ses actions par une série de conférences de conscientisation de la diaspora au développement de notre pays, c’est justement parce que celle-ci peut y jouer un rôle déterminant.


Les élites des pays qui viennent d’être cités n’avaient pas attendu d’être d’abord au pouvoir pour rechercher des solutions aux problèmes de leurs nations respectives.

Ces élites ne se sont pas non plus contentées de leurs intérêts égoïstes ou uniquement de ceux de leurs familles.


Pour mieux vous faire comprendre les raisons qui justifient la création de l’Association Centrafrique Demain (ACD), nous allons d’abord passer brièvement en revue la manifestation de la cause profonde du retard et même du recul de la République Centrafricaine au niveau de ses différentes composantes.


La mauvaise gouvernance est jusqu’ici considérée comme la principale cause du retard et du recul de la République Centrafricaine depuis son indépendance. Mais en réalité, elle n’est qu’un aspect des conséquences de l’absence cruelle de civisme au sein des différentes composantes de la nation centrafricaine. L’incivisme s’y manifeste très clairement de la manière suivante :


1° AU NIVEAU DES DIRIGEANTS DU PAYS


La République Centrafricaine n’avait certes pas assez de cadres au moment de son indépendance, mais elle a eu la chance d’avoir très tôt un leader d’exception en la personne de son Président Fondateur Barthélémy BOGANDA.


Le grand travail d’éducation politique entamé par le défunt Président BOGANDA était essentiel pour faire des Centrafricains de bons citoyens préparés au développement national.


La devise du pays: UNITE-DIGNITE-TRAVAIL, accompagnée de cinq verbes tirés de la bible :

INSTRUIRE-NOURRIR-SOIGNER-VÊTIR-LOGER étaient déjà un programme entier, tout indiqué pour l’épanouissement général des Centrafricains par des notions de civisme, de citoyenneté et de civilité.

Rappelons d’abord brièvement que :


-LE CIVISME est le sentiment d’appartenir à une nation, ce qui implique non seulement des devoirs, mais des obligations envers elle. Il ne crée pas seulement une relation verticale avec la nation, mais aussi une relation horizontale entre les citoyens.


Les deux rapports sont réciproques de telle sorte que lorsqu’on contribue à faire respecter les droits de certains, on contribue également à obliger les autres à respecter leurs obligations.

Cela revient à travailler pour les citoyens et pour l’Etat, garant des droits et obligations.

Le civisme est essentiel dans tout pays car il contribue à la pratique effective des droits et obligations ainsi qu’à l’instauration de la justice politique.


-LA CITOYENNETE quant à elle, est l’état, la qualité de citoyen.

Elle permet à un individu d’être reconnu comme membre d’une cité (à l’époque antique) et d’un Etat (aujourd’hui). D’une simple appartenance à une possession coloniale avant l’indépendance, notre appartenance à une nation nécessitait un grand travail d’éducation à la citoyenneté, ce qui ne s’est pas poursuivi après la mort du président BOGANDA, les premiers acquits s’étant progressivement effrités pour disparaître totalement aujourd’hui.


C’est la citoyenneté qui permet de participer avec responsabilité à la vie politique comme électeur ou élu conscient de la recherche du bien-être de ses compatriotes.


-LA CIVILITE a également toute son importance dans la vie en société.


Elle se traduit par le respect de soi et des autres.

Même si la civilité n’est pas codifiée en imposant son respect, elle a également toute son importance dans la vie d’une société, d’une jeune nation surtout jeune comme la nôtre, car elle est également l’état d’esprit qui consiste à penser que la majorité a raison. Ainsi, une personne peut bien être sociable par divers aspects, mais subir la froideur des autres si elle commet un acte d’irrespect.


Les trois valeurs décrites brièvement ci-dessus sont fondamentales pour l’épanouissement d’une jeune nation comme la nôtre et sont d’ailleurs activement recherchées dans les pays pourtant développés, comme le prouve l’accent mis de plus en plus sur celles-ci en France.


J’ai retracé tout ceci pour montrer comment notre pays, peu peuplé, disposant d’énormes richesses naturelles non encore entièrement identifiées, était déjà sur une très bonne voie pour devenir grâce à sa langue commune, ses valeurs morales, intellectuelles, son éducation, ses cadres, ses forces militaires, sa force de production, une nation enviée de tous les pays africains, au lieu de la risée dont elle fait l’objet par nos propres fautes.


En effet, le travail de cohésion de la population, d’éducation politique, d’égalité des centrafricains commencé par le défunt Président BOGANDA n’a pas été poursuivi par ses successeurs, même si son nom a toujours été cité en référence du bout des lèvres pour ses grandes idées.


Les successeurs du défunt Président BOGANDA se sont au contraire illustrés par la recherche des objectifs contraires à l’épanouissement de la population en créant consciemment ou inconsciemment une culture d’incivisme par :


-la division, l’exclusion, le tribalisme, la haine gratuite, les intrigues, l’encouragement des fiches de délations monnayées, devenues un moyen d’ascension sociale pour certains, mais en réalité de la destruction inconsciente de la nation ;


-les pratiques de blocage, d’étouffement des compatriotes pour les anéantir socialement, politiquement, économiquement parfois par simple plaisir de faire souffrir, effacer des noms et se vanter d’être les seuls riches, les seuls sur la scène politique ;


-l’utilisation de la politique comme moyen d’enrichissement rapide, d’appauvrissement des compatriotes pour une divergence d’opinions etc..

La politique centrafricaine fait perdre de l’espoir aux générations futures car sans réelle perspective d’avenir, ce qui a malheureusement poussé un auditeur à écrire un jour à la Radio Centrafrique en disant regretter d’être né centrafricain.


2° AU NIVEAU DES PARTIS POLITIQUES


Formés pour la plupart sur des bases familiales, ethniques, régionales, les partis politiques centrafricains n’ont pas éduqué politiquement la population, mais sont au contraire à l’origine de la division en son sein, de son intoxication, de sa désinformation, de la délation et des intrigues à des fins politiques, avec des effets destructeurs sur le pays, en toute insouciance.


Les débats sur de grandes questions nationales sont souvent ramenés à des considérations familiales, tribales, régionales, ou de groupes, avec de multiples conséquences qui génèrent des crises à répétition, préjudiciables au développement national.

Les partis politiques ont brisé l’unité nationale, sacrifié l’intérêt national pour des raisons égoïstes, avec bien évidemment des guerres de succession interne.


La plupart de leurs créateurs n’ont pas le sens de l’Etat et les militants ne sont pas formés dans ce sens afin d’accepter l’alternance à différents niveaux, faire preuve d’amour, d’acceptation, de tolérance des autres considérés à tort comme des ennemis.

Les partis politiques centrafricains sont pour la plupart créés et utilisés comme une rente, un fonds de commerce qui passe d’un régime au pouvoir à un autre sans complexe pour des intérêts purement personnels.


Il est évident que dans ces conditions la politique qui devrait rechercher le bien-être de la population, ne puisse pas lui inspirer confiance, surtout que ses acteurs disent tout et le contraire en même temps, se caractérisant par des voltefaces troublants.


Le plus grave est que tout se passe comme si l’on se dit à chaque fois du côté de l’opposition ou de groupes ethniques « NOTRE TOUR VIENDRA AUSSI UN JOUR », et du côté de l’ethnie ou de chaque régime au pouvoir : « LES AUTRES L’ONT FAIT, C’EST AUSSI NOTRE TOUR MAINTENANT ».


Or rien n’est aussi catastrophique qu’un tel raisonnement dans lequel l’idéal de la construction nationale manque totalement et se perpétue de génération en génération donnant une bonne place à l’esprit de vengeance entre partis ou ethnies, de profits égoïstes au détriment de l’intérêt national.


3° AU NIVEAU DES CADRES


Les cadres formés, compétents, dynamiques ne manquent pas pour le développement de la République Centrafricaine. Leurs idées constructives sont par contre combattues, étouffées, car jugées comme des ambitions dangereuses de nature à gêner ceux qui ont un autre objectif à atteindre pendant qu’ils sont en fonction.


Pour préserver leurs postes, ces cadres sont obligés d’éviter de frustrer, de complexer leurs supérieurs, en adoptant la passivité, la médiocrité de ceux-ci pour la vulgariser ainsi dans toute la structure de l’Administration.

 

Ainsi, au lieu de l’excellence recherchée ailleurs, c’est la médiocrité qui arrange nos dirigeants avec bien évidemment des conséquences sur le pays qui recule. Le silence devant les pratiques odieuses au détriment de l’intérêt national devient dans ces conditions un critère de mérite, de choix à des postes de responsabilité, indépendamment de l’appartenance à l’ethnie, région ou parti au pouvoir. Le meilleur cadre devient finalement celui qui est silencieux sur tout, qui ne gêne pas par des analyses objectives, le sens de l’Etat, la transparence, l’esprit républicain.

 

Les conditions socio-économiques dans un pays où la fonction publique est le principal employeur, les perspectives de gain facile et d’accession à des fonctions supérieures ont amené la majorité des cadres à s’engager dans cette voie, à s’y évertuer même avec zèle pour protéger leurs intérêts.

D’autres choisissent de plus en plus le départ du pays, ce qui constitue bien évidemment une perte pour l’Etat, la formation des cadres qui constituent la première richesse d’un pays comme le nôtre étant très coûteuse.


Tout ceci explique que les cadres centrafricains sont brillants ailleurs, mais ne réussissent pas souvent dans leur pays à cause d’un environnement néfaste qu’ils ont créé eux-mêmes, fait d’absence de civisme, de responsabilité, de solidarité, d’amour. Ils passent d’un régime à un autre avec la même attitude, sont spécialistes de volte-face et contribuent ainsi à l’impasse du pays tout simplement parce que la force de tout chef, chef d’Etat compris, repose sur son entourage, surtout s’il est mal choisi ou composé des mêmes qui passent d’un pouvoir à un autre avec la même expertise, la même expérience totalement négatives, voire nocives.

 

4°LES JEUNES : Animés pourtant après leurs études de bonnes initiatives, d’idées nouvelles, ils deviennent rapidement les élèves d’une catégorie de sombres fonctionnaires carriéristes, s’habituent à la médiocrité, à la passivité, à de mauvaises pratiques pour rechercher la confiance et les postes au lieu de mettre seulement en avant leur mérite professionnel. Ainsi, l’imagination qui devrait être au service de la construction nationale est utilisée comme sombre moyen d’ascension sociale, ce qui enfonce bien évidemment le pays dans son enlisement.

 

5° AU NIVEAU DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT


L’intégrité, la conscience professionnelle, le sens du service public, le respect de la hiérarchie font de plus en plus défaut dans la fonction publique. Ces valeurs morales font place au développement de la corruption, au laxisme généralisé, au manque d’initiative, d’esprit de service, à la démotivation, à la lenteur abusive dans le traitement des dossiers, à la pratique de leur blocage, de leur disparition par pure malveillance, au non respect des horaires de travail, au retard et absentéisme persistants, à la paresse et fainéantise chroniques, bref au faible rendement. La rigueur y est perçue comme de la méchanceté, la transparence comme un manque à gagner pour beaucoup, les postes é les plus recherchés étant ceux qui offrent des opportunités de corruption etc.

Le pourcentage de faux diplômes, le recrutement complaisant par chaque régime au pouvoir des membres de son parti sont en grande partie à l’origine de la désastreuse situation de la fonction publique.

 

6° AU NIVEAU DES OPERATEURS ECONOMIQUES


Les opérateurs économiques étrangers sont les plus entreprenants dans le pays et dans tous les secteurs au détriment des nationaux, manquant non seulement de culture en affaires (ce qui devrait être encouragé), mais freinés également par des tracasseries administratives, fiscales et douanières. Les Etrangers ont certes toute leur place dans le développement économique de la République Centrafricaine. Cependant favoriser le contrôle entier de l’économie nationale par des opérateurs économiques étrangers pour la plupart douteux, pendant que les Nationaux sont freinés par malveillance est un très grave incivisme au niveau de l’Etat au sein duquel les protecteurs, complices de cette situation devenue une rente personnelle sont nombreux.


Les opérateurs économiques centrafricains s’appuient également comme les autres sur tout pouvoir en place pour préserver leurs activités, ce qui n’est pas non plus gratuit et optent de plus en plus pour le statut de député comme moyen de trafic d’influence, ce qui réduit également les débats sur les grandes questions nationales à des considérations personnelles, partisanes.


7° AU NIVEAU DE LA POPULATION


La population est maintenue dans l’ignorance de ses droits civiques et citoyens par les pouvoirs qui ont eu jusqu’ici à se succéder à la tête du pays. Cette sombre stratégie a essentiellement pour but de la manipuler politiquement surtout à l’occasion de grands évènements dans le pays, notamment par l’intoxication, la désinformation, le mensonge tortueux, au lieu de l’éduquer à la connaissance de ses droits politiques, économiques et sociaux.


Les conséquences de ce manque de civisme, de citoyenneté se ressentent très clairement à l’occasion des élections .C’est généralement cette seule circonstance qui lui permet de découvrir, comprendre qu’elle dispose d’un droit citoyen, le droit de vote. Bien que lucide, mais enfermée dans un cycle infernal de misère dont elle ne sait comment sortir, elle utilise naïvement ce droit.

Au lieu d’en faire une arme pour faire obtenir l’amélioration de ses conditions de vie, elle l’utilise pour une bouteille de bière de circonstance, regrettant rapidement ce geste qui se répète à chaque occasion.

L’incivisme au sein de la population a atteint un niveau indescriptible du fait qu’elle n’a pas la notion de l’Etat, considéré ainsi comme une structure n’appartenant à personne.


C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir des biens publics volés, pillés en toute insouciance (tôles, portes, bancs d’écoles enlevés pour un usage privé). Les différents évènements que le pays a connus ont toujours donné l’occasion de pillages de biens tant publics que privés, revendus tranquillement sur le marché. L’absence de civisme est telle que la population souhaite que de telles occasions se reproduisent assez souvent, une mentalité très inquiétante pour la nation.

Le recours à la justice populaire souvent dramatique et le non respect de l’autorité se développent, encourageant de plus en plus la rébellion armée désastreuse pour un pays qui aspire à la paix pour s’épanouir.

 

8° AU NIVEAU DE L’EGLISE

 

En dehors de l’Eglise catholique dont les prises de position face aux graves souffrances de la population sont souvent claires, les autres confessions religieuses ont toujours observé une neutralité nébuleuse. La neutralité de l’Eglise comme institution à l’égard de la politique peut se comprendre. Mais son silence face aux souffrances, aux convulsions où se débattent désespérément des hommes et des femmes, contraires à la parole de Dieu, est inexplicable par rapport à sa mission évangélique.


La neutralité longtemps observée par les chrétiens de l’Eglise Protestante ainsi qu’aujourd’hui celle du Réveil a été préjudiciable, dangereuse car signifiant clairement qu’en tant que disciples de Jésus devant pourtant pratiquer l’amour, la paix, la justice, la tolérance, ils n’ont qu’à croiser les bras, demeurer de simples témoins désintéressés, impassibles des souffrances incessantes de leurs semblables. Cette passivité a été exploitée pendant des décennies par la politique que ces chrétiens considèrent curieusement comme un domaine réservé à des païens, c'est-à-dire ceux qui n’ont pas la crainte de Dieu.


Dans ces conditions, au lieu de l’esprit évangélique qui aurait du maintenir, guider ces mêmes chrétiens, c’est au contraire celui de division imposée par la politique qui a finalement gagné l’Eglise en Centrafrique ainsi que les chrétiens, devenus aussi nocifs que les païens.

 

NB : Un livre en cours d’édition concernant la place du chrétien dans la vie politique traite cette question avec plus de détails.

 

9° AU NIVEAU DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

 

Alors que la présence des forces de défense et de sécurité devrait rassurer comme l’indique leur nom, celles-ci sont au contraire devenues la terreur de la population qu’elles rackettent, pillent, maltraitent, tuent parfois par pur plaisir, croyant naïvement que la tenue garantit toute impunité.

 

La force et l’arbitraire ont ainsi pris place et goût et utilisent tous les moyens pour se maintenir et dominer un peuple sans vision ni intérêts communs, divisé, désorienté, n’ayant que les yeux pour pleurer son sort.

L’absence de civisme et ses conséquences décrites au niveau des différentes composantes de la nation montrent que notre pays est victime, malade de sa propre mentalité.

 

Comment dans ce cas s’étonner de son retard, de son recul, du désespoir des jeunes instruits, dynamiques, sans emploi, en âge de travailler dont le nombre augmente chaque année, mais dont l’avenir est sans perspective ?

Comment s’étonner de la misère galopante, et des mauvaises conditions de vie de la population dont le taux de mortalité est inquiétant ?

 

Comment s’étonner un jour d’une explosion sociale aux conséquences imprévisibles difficiles à réparer d’une société où une minorité dispose de tout alors que la majorité manque de tout ?

Ces séries de questions préoccupantes interpellent chacun de nous et nous n’avons pas nécessairement besoin d’être à la tête du pays, au gouvernement, dans l’administration, dans un parti politique pour y réfléchir.

Ne pas en prendre conscience signifierait ne pas se préoccuper de l’avenir de ses propres enfants et petits-enfants qui vont plus souffrir demain, le présent étant déjà sombre.

C’est donc un cas de conscience collective.

 

Le redressement de cette situation est une tâche immense, difficile, de longue haleine.

Ne pas l’entreprendre maintenant, ou même commencer, signifierait laisser cette situation se dégrader davantage avec des conséquences accrues sur l’avenir de nos propres enfants et petits -enfants.

L’ACD se fixe dans ce cadre des objectifs reposant sur plusieurs piliers :

 

1° EDUCATION D’ENVERGURE DE LA POPULATION AU CIVISME ET A LA CITOYENNETE ;


2°EDUCATION DE LA MÊME POPULATION AUX TECHNIQUES D’AUTOPRISE EN CHARGE ;


3°CONFERENCES ET SEMINAIRES DE FORMATION DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT AU DEVELOPPEMENT ;

4°CONFERNCES DE SENSIBILISATION DE LA DIASPORA AU DEVELOPPEMENT.


C’est cette conférence concernant la diaspora qui commence ce soir par Orléans.

Je vous remercie et me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

 

 

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