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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 01:44

 

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 


Mobaye, 9 mars 13 (RJDH) – Alors que l’opinion nationale cherche encore à avoir une explication sur les mobiles des attaques à répétition des éléments de la Séléka sur les installations de l’église catholique dans la ville de Mobaye (Sud-est), le RJDH reçoit en exclusivité ce 9 mars 2013, un habitant de la localité qui est arrivé à rejoindre la ville de Bangui, par un zodiaque. L’attaque de l’église par les éléments de la Séléka, fait craindre aux leaders religieux de Centrafrique le déclenchement d’un conflit entre chrétiens et musulmans.


Entre le 7 et le 9 février, l’église catholique de Mobaye a été saccagée par des rebelles de la Séléka, au moment où ils envahissaient la ville.  D’importants dégâts matériels et d’actes de profanation ont été enregistrés. Au moment de leur attaque, les rebelles ont emporté la quasi-totalité des biens des religieux. Jusqu’alors, aucune explication concrète n’est infiltrée. L’informateur du RJDH a été témoin des évènements.


D’après ce témoin, les rebelles de la Séléka ont découvert des armes et des munitions de guerre, destinées aux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) chez les religieux. « A la veille de l’attaque des rebelles, l’Etat-major des FACA avait ravitaillé les éléments en armes et munitions. Un hélicoptère avait amené les matériels de guerre. Mais vu que le véhicule du détachement des FACA était en panne, le commandement avait demandé un service aux religieux, de lui prêter leur véhicule. Chose qui fut faite », a expliqué le témoin.


Il poursuit « les religieux étaient partis récupérer le ravitaillement des éléments de FACA à l’aérodrome. Seulement, les matériels n’étaient pas directement conduits à la base des FACA. Il faisait un peu tard et les religieux ont préféré amener les matériels le lendemain. Malheureusement la nuit, les rebelles ont fait leur incursion dans la ville. La population était en débandade, les religieux et l’armée aussi. C’est ainsi que les rebelles avaient découvert les munitions chez les religieux catholiques, et les avaient pris pour complice des FACA », a témoigné notre source.

Le témoin, qui lui aussi a été arrêté pendant quelques heures par les rebelles avant d’être relâché, a fait savoir que les rebelles ont affirmé découvrir une boîte qui portait une croix sur le couvercle, mais dans laquelle se trouvait un pistolet automatique. « C’est cet élément qui a poussé les rebelles à détruire les bien de l’église et profaner les symboles », a-t-confié.


Fin janvier, des religieux de l’église Catholique de la préfecture de la Basse Kotto avaient été déjà pris pour cibles par des éléments de la rébellion de la coalition Séléka. Les rebelles soupçonnaient ces derniers de toujours alerter l’extérieur sur des exactions qu’ils commettaient dans les zones occupées, à l’aide des moyens sophistiqués de communication.


Au moment de ces agissements, les religieux, protestants, musulmans et catholiques regroupés et qui croient à la thèse d’un conflit interconfessionnel, pensent que « l’affrontement pourrait être provoqué par les populations autochtones qui ont subi des exactions tout de même qu’il  peut survenir de la part de ceux qui se sentiront attaqués et s’ils sont attaqués, ils seront dans l’obligation de se défendre », avaient démontré le Révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou de l’association des évangéliques.


Entre temps le 11 janvier déjà à Batangafo, des chrétiens et des musulmans se sont  affrontés. L’on a  déploré de pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. « Nous avons des rapports de nos émissaires qui précisent la gravité de la situation et le probable risque d’embrasement de la situation », a mentionné l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga.


Ces religieux se sont rendus la semaine dernière dans les zones afin de sensibiliser les populations à éviter un affrontement interconfessionnel.

 

 

 

 

BAMBARI/KABO/KAGA-BANDORO : LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA S’AUTO PROCLAMENT AUTORITÉS ADMINISTRATIVES

 

 

Séléka à Damara

 

 

Bangui, 9 mars 13 (RJDH) D’après les témoignages recueillis par le RJDH ce samedi 9 mars, les rebelles de la coalition s’autoproclament des autorités locales et administratives dans les villes qu’ils ont conquises. Ils  jouent également le rôle qu’assument des agents de l’Etat dans les différents services. La population continue aussi de se lamenter des exactions qu’elle subit au quotidien de la part de ces rebelles.


Un jeune homme venant de la ville de Bambari a relaté que les rebelles se sont partagés les postes de responsabilités.  Le préfet est un colonel rebelle qui a sous son administration, les services de la douane, de la police et de la gendarmerie qui sont assurés par ses éléments.


Ceux-ci  ont érigé des barrières à l’entrée de cette  ville et exigé à tous les passagers de verser de l’argent avant de traverser. « Même les paysans doivent payer une somme de 1 000 FCFA, ou bien en nature, par des petites cuvettes de manioc, avant d’aller vendre au marché. Sur le marché, les rebelles font également des  collectes », a-t-il témoigné.


« C’est nous qui payons les conséquences, parce que le coût de vie est cher. Le frais de transport Bambari- Bangui est actuellement à 30 000 FCFA par personnes,  au lieu de  5 000 FCFA avant la crise », a ajouté la même source.


Dans les villes de Kabo (Nord) et Kaga-Bandoro (centre nord), les hommes de la Séléka qui se sont autoproclamés autorités  locales,  sont devenus des magistrats. Ils jugent des personnes sans les textes juridiques.


Le jeudi 7 mars, deux femmes de la ville de Kaga-Bandoro qui ont refusé de répondre à une convocation émanant des rebelles ont été passées  à tabac par ces hommes. Les victimes se trouvent encore à l’hôpital pour des soins.


A Ndélé (nord-est), un habitant de la ville joint au téléphone affirme que  la ville est dirigée par un commandant de la Séléka. Une situation que la population a vécue en 2008 sous l’occupation des hommes du mouvement l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement dirigé  à l’époque par Zackaria Damane.

 

 

 

 

BANGUI : DES ÉPOUSES DES MILITAIRES DÉPISTÉES VOLONTAIREMENT

 

ruban sida

 

Bangui, 9 mars 13 (RJDH) – Une soixantaine d’épouses des militaires, gendarmes et gardiens de prison se sont fait dépister volontairement, le vendredi 8 mars, à l’issue d’un atelier sur la thématique du VIH/Sida. Une autre manière de célébrer la Journée internationale de la femme. C’est une initiative de l’association ‘’Tant moi la main’’ en partenariat avec le Comité national de lutte contre le sida.


Selon les organisateurs, la journée internationale de la femme ne doit pas être seulement une occasion pour faire la fête, danser  boire et manger. C’est une journée où celles-ci doivent s’assoir, réfléchir pour voir ce qu’elles peuvent faire face au nombreux défis actuels, dont le VIH/Sida.


« C’est pourquoi nous avons décidé cette année de réunir toutes les épouses des agents de forces, vivant dans les casernes afin qu’on puisse partager des informations sur le sida, une maladie qui fait plusieurs victimes dans notre milieu », a souligné la présidente  de ‘’Tant moi la main’’, Chantal Kongba.


D’après le constat fait par Chantal Kongba dans plusieurs familles où le mari est militaire, gendarme ou gardien de prison, la question de dépistage volontaire fait souvent objet de dispute. « La femme qui se voit en position de faiblesse en face de son mari préfère se taire, même si elle a la volonté de se faire dépister. Le seul moyen de certains couples pour  connaître leur sérologie c’est pendant les examens prénataux », a-t-elle fait savoir.


« Je viens d’être rassurée par ce test de dépistage. Je n’ai plus de doute, car depuis que mon mari est revenu du détachement, je ne connais pas mon statut sérologique. Ce dernier a passé presque un an à Birao. J’ai peur d’être contaminée, car je ne sais pas ce qu’il avait sur le terrain », s’est confiée Blanche Ridjipou, épouse d’un militaire.


En marge du dépistage volontaire, les épouses des  agents de forces vivant dans les casernes ont été édifiées sur les droits des personnes vivant avec le VIH. Elles ont également été informées sur les effets de ce fléau dans un couple.  Le port correct de préservatifs masculins et féminin fait partie des connaissances acquises.


L’association ‘’Tant moi la main’’, une structure mise en place en 2001  par les épouses des militaires vivant dans les casernes, entend multiplier les actions de lutte contre le sida dans les casernes militaires. Des activités à mener pour lutter contre le sida dans les casernes ont été envisagées.

 

 

 

BANGUI : VERS LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FILLES EN MILIEU SCOLAIRE

 

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Bangui, 9 mars 13 (RJDH) Une centaine des filles des établissements secondaires et de l’Université de Bangui ont été édifiées ce samedi 9 mars, sur la violence faite à l’égard des filles en milieu scolaire et estudiantin.


Organisée par le Cercle de réflexion et d’échange permanant des élèves et étudiantes (CREPEE), cette conférence-débat a pour objectif de montrer les différentes formes de violences à l’égard des femmes en milieu scolaire, et de leur montrer également leurs droits dans un foyer, à l’école ou dans  les  lieux de leur travail.


« Nous avons organisé cette rencontre avec les filles de l’Université et celles des lycées pour leur faire connaître leurs droits à travers les différents thèmes qui seront développés par nos intervenants », a expliqué Paméla Derom, coordonnatrice  de CREPEE.


Elle a par ailleurs ajouté que les jeunes filles sont les plus souvent victimes de plusieurs actes de violences en milieu scolaire, à travers les notes sexuellement transmissibles de la part des enseignants et de leurs collègues garçons.


Cette journée vient clôturer la semaine que le CREPEE a consacré pour la célébration de la journée internationale de femme du 8 mars.

 

 

 

BANGUI : DES FEMMES LUTTENT CONTRE L’INSALUBRITÉ

 

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Bangui, 9 mars 13 (RJDH) – Les femmes de l’église Union fraternelle des églises baptiste (UFEB) de Ngongonon dans le 8e arrondissement de Bangui, ont procédé au nettoyage des locaux de l’antenne de l’Office centrafricaine de répression contre le banditisme (OCRB). Des prisonniers de ce commissariat ont également reçu une assistance de la part de ces  femmes. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme.


« Le but de cette activité est  de favoriser un environnement  sain au personnel du commissariat ainsi qu’aux détenus », a fait savoir la présidente des femmes de l’UFEB, Lydie Kombo.


Pendant une demi-journée, ces chrétiennes  ont désherbé les alentours  du commissariat et ont nettoyé les différents compartiments du local, y compris la geôle.  Des morceaux de savon et de la nourriture ont été remis aux détenus.

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