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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 05:27

 

 

 

 

Yangouvonda-et-Bafatoro-en-amoureux.JPG

Bozizé et sa maîtresse favorite Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro en plein bonheur

 


15 mars 2003 – 15 mars 2013, voilà dix ans que François Bozizé surnommé par Nicolas Sarkozy,  l’ « autiste de Bangui », a renversé par coup d’état le défunt président Ange-Félix Patassé pour s’emparer du pouvoir.  Il avait prétendu au début que c’était juste pour mettre de l’ordre dans le pays qui était mal géré par le président agronome et puis l’appétit venant en mangeant, Bozizé Yangouvonda s’est incrusté au pouvoir jusqu’aujourd’hui.


Entre temps, il a organisé deux mascarades électorales en 2005 puis en 2011 qu’il a prétendu avoir gagnées et se prépare à briguer un troisième mandat après 2016 lorsque la rébellion de Séléka est venue faire vaciller son pouvoir en décembre dernier, le contraignant actuellement à une cohabitation politique dont on ne sait pas encore très bien sur quoi cela débouchera.


A la faveur de l’avancée fulgurante de Séléka en décembre vers la capitale Bangui, et surtout le caillassage des ambassades de France, des USA et du Tchad que Bozizé a commandité à ses partisans, la République centrafricaine et particulièrement le régime du général président, a fait la une de l’actualité dans la presse internationale un mois durant, avant que l’intervention de l’armée française au nord Mali ne vienne les détrôner.


Pour une fois, c’est sans détours et sans retenue diplomatique que les autorités françaises ont  eu à qualifier le général président. A peine a-t-il osé solliciter à François Hollande l’aide de l’armée française pour stopper les rebelles de Séléka que le président français lui répondra que le temps de ce genre d’aide était désormais « terminé ».


Laurent Fabius a décroché son téléphone pour mettre en garde Bozizé sur la sécurité des ressortissants français vivant dans son pays. Mme Elisabeth Guigou n’a pas hésité à qualifier Bozizé de président « incompétent ». Le bouquet final sera enfin le coup de fil de François Hollande en personne au même Bozizé le 31 décembre 2012 sans doute pas pour lui souhaiter la bonne année 2013.  


Tout cela pour dire qu’après être devenu une véritable calamité pour ses propres compatriotes qui en en ont vu et continuent encore d’en voir de toutes les couleurs avec lui, les dirigeants socialistes français se sont fait une exacte idée de l’individu dont les Centrafricains endurent la gestion à la tête du pays depuis le 15 mars 2003. Lors d’un des anniversaires de son putsch à Mbaiki, il avait osé déclarer qu’étant arrivé au pouvoir par la force des armes, il ne concevait pas d’en partir autrement. En clair, tout ceux qui aspirent à accéder au pouvoir, devraient faire comme lui. 


Dès lors, pourquoi s’étonne-t-il de l’apparition de la rébellion de Séléka qui n’a pas fait mystère de son intention de le renverser du pouvoir ? C’est peu que de d’affirmer que François Bozizé Yangouvonda est le mal absolu pour son pays et ses compatriotes. Son départ du pouvoir est la seule solution pour que ce pays appelé République centrafricaine puisse avoir la moindre chance de décoller. Tant qu’il sera à la tête du pays, aucune élection transparente, démocratique et crédible ne peut se dérouler dans le pays. Il a réduit à néant les Centrafricains surtout ceux de la classe politique dont la plupart sont obligés de manger dans le creux de sa main.


En dix ans de gestion du pays, Bozizé a mis la RCA sens dessus dessous ; la RCA est à feu et à sang. Il n’y a plus d’état, plus d’armée, plus assez à manger, plus de pays quasiment. La misère et la pauvreté sont le lot quotidien des fils du pays. Le territoire est mis en coupe réglée et dépecé par des bandes armées étrangères, ougandaises, soudanaises, tchadiennes, sud-africaines et j’en passe et des meilleurs. Que fait encore un tel individu à la tête du pays ?


Son pouvoir est réduit à juste quelques km carrés de la capitale et se limite autour de ses enfants, ses maîtresses et ses parents. Avec un tel bilan, son départ du pouvoir est une impérieuse nécessité pour tous les patriotes centrafricains qui doivent se faire violence et faire preuve d’imagination et de sacrifice pour se débarrasser au plus vite de ce mal absolu qui ne doit plus demeurer à la tête de leur pays jusqu’en 2016. La RCA ne s’en relèverait pas… ! Arrêtons les frais au plus tôt… !

 

La Rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial