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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:55

 

 

 

Olivier-Gabirault-au-DPI.JPG

 

 


Chers frères et sœurs,


A l’occasion des fêtes de fin d’année, je vous présente mes vœux de santé, de réussite dans tous les domaines de la vie et surtout de grande prise de conscience pour notre nation.                                                                                              

 

Nous vivons un moment spécial de l’histoire de notre pays, un moment où la population meurt de manière inquiétante soit de maladie par manque de soins faute d’argent, d’infrastructures sanitaires, soit de balles des rebelles venus de l’Etranger ou centrafricains et  des soldats inciviques de notre propre armée, tuant quelquefois pour leur propre plaisir, forts de leur impunité, soit paradoxalement de faim.


 Nous avons contribué volontairement ou involontairement à la construction d’un pouvoir arbitraire dont  la gestion a entraîné aujourd’hui des conséquences catastrophiques sur la vie de la nation.

                                                                                                                                                                                                                                            Notre pays manque aujourd’hui de tout, est dernier dans tous les domaines, connu à l’extérieur uniquement par des faits ou images rocambolesques, épouvantables, dignes d’une société en déphasage total avec le monde moderne.


Nous avons totalement manqué de civisme, c'est-à-dire du sentiment d’appartenir à une même nation, ce qui confère non seulement des droits, mais bien évidemment des devoirs à l’égard de celle-ci et sommes très clairement collectivement responsables de sa destruction depuis le sommet de l’Etat jusqu’à  la rue. 

 

Un jeune compatriote musicien qu’il convient de féliciter ici, nous a interpelés à juste raison l ya quelques années seulement dans sa chanson intitulée « A QUI LA FAUTE ?», qui est un véritable réquisitoire à l’égard de notre société. Mais plongés dans la mangeoire, nous n’avons pas daigné relever un tout petit peu la tête pour voir que même notre capitale, la principale ville du pays, esten mauvais état avec une structure périmée, des voies défoncées,  des caniveaux et trottoirs sales, des problèmes cumulatifs, quantitatifs, qualitatifs de logement, d’assainissement, d’entretien, de réhabilitation de la voirie existante, de revêtement de principales voies structurantes, de réfections de ponts,  d’ouverture de voies nouvelles dans les zones d’extension future de la ville, de desserte de quartiers existants (enclavés), d’équipements collectifs, d’adduction d’eau potable, d’électricité, d’enlèvement d’ordures, d’inhumations etc.

 

Pire, BANGUI que les diplomates accrédités en Centrafrique avaient du mal à quitter à la fin de leur mission, est classée aujourd’hui  parmi les villes les plus infréquentables dans le monde, à cause notamment de l’insécurité et du manque de confort.    

 

  Les quelques symptômes ci-dessus tirés d’une liste longue et pénible sont certes attristants, mais ne doivent pas nous amener à désespérer comme certains compatriotes qui regrettent d’être nés centrafricains. 

                                                 

Prenons au contraire conscience de notre retard et de la nécessité de reconstruire notre très riche et très beau pays, afin de mieux rebondir dans ce sens.


Ne pleurnichons pas en permanence avec les yeux tournés vers la communauté internationale pour les conséquences de nos propres fautes car plus nous serons irresponsables dans la gestion du pays, plus elle détournera son regard de notre sort.

                                                                                                                                                                                                                                      Nous avons les atouts nécessaires pour renverser le statut de pays pauvre en pays prospère, digne et respecté sur la scène internationale, grâce à nos immenses ressources non encore entièrement identifiées, notre langue nationale commune, nos valeurs morales, intellectuelles, nos cadres, notre force de production.


Ceci n’est bien évidemment réalisable que grâce à une pensée nouvelle, une prise de conscience nationale et une volonté commune pour une même cause. 

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !

 

Paris le 21 décembre 2011


Olivier GABIRAULT 

 

Personnalité politique indépendante.

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