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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 01:03

 

 

Laurent Gbagbo

 

 

ABIDJAN - AFP / 25 décembre 2010 19h13Le gouvernement de Laurent Gbagbo a jugé samedi "inacceptable" la menace brandie par les pays de l'organisation ouest-africaine Cédéao de recourir à la force pour obtenir son départ de la présidence ivoirienne.

Cette menace est "inacceptable", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello, dénonçant "un complot du bloc occidental dirigé par la France", l'ancienne puissance coloniale.

Une mission de la Cédéao, composée des présidents béninois Boni Yayi, cap-verdien Pedro Pires et sierra-léonais Ernest Koroma, est attendue mardi à Abidjan.

Assurant ne pas croire "du tout" à un usage de la force par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui en a brandi la menace à son sommet de vendredi à Abuja (Nigeria), M. Don Mello a évoqué un risque de "guerre civile" si ce projet était mis à exécution.

"La Côte d'Ivoire est une terre d'immigration", a-t-il souligné. "Tous les pays (d'Afrique de l'Ouest) ont des ressortissants en Côte d'Ivoire, ils savent que s'ils attaquent la Côte d'Ivoire de l'extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l'intérieur", a-t-il averti.

"Est-ce que le Burkina Faso est prêt à accepter trois millions de Burkinabè de retour" de Côte d'Ivoire dans leur pays d'origine?, a-t-il interrogé. Les pays de la Cédéao "ne s'attaqueront pas eux-mêmes", a-t-il prédit.

La Cédéao a exigé une nouvelle fois vendredi le retrait de M. Gbagbo au profit d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale.

"Le peuple de Côte d'Ivoire va se mobiliser", a promis le porte-parole du gouvernement de M. Gbagbo. "Ca excite son patriotisme, ça renforce la foi dans le nationalisme ivoirien".

"Cette volonté de recolonisation du continent africain va prendre fin en Côte d'Ivoire, à moins d'exterminer tous les Ivoiriens", a-t-il prévenu.

"Nous sommes toujours ouverts au dialogue mais dans le respect strict des lois et règles de la République de Côte d'Ivoire", a également assuré Ahoua Don Mello.

L`un des avocats les plus enflammés de Gbagbo, Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes patriotes", a mobilisé ces derniers jours ses partisans à Abidjan en vue du "combat" pour la "souveraineté" ivoirienne. Il prévoit une grande manifestation mercredi dans la capitale économique.

En plus d`un recours à la force, l`organisation régionale a également menacé de poursuites internationales les responsables des violences récentes, qui ont fait 173 morts selon l`ONU entre le 16 et le 21 décembre.

Le ministre de l`Intérieur de Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a démenti samedi ce chiffre.

"Le bilan, nous l`avons donné, il est connu. Il n`est pas bon d`exagérer des choses parce qu`on cherche un but politique à atteindre", a-t-il dit. Le 20 décembre, il avait indiqué que 25 personnes avaient été tuées, dont 14 parmi les forces de l`ordre.

 Le pape Benoît XVI a appelé samedi, lors de son message traditionnel de Noël, à "une paix durable" en Côte d`Ivoire, où la fête avait un goût amer.

Le pays avait pourtant espéré, à la faveur de la présidentielle, clore une décennie de crises précisément ouverte le jour de Noël 1999, avec le premier coup d`Etat de l`histoire du pays.

Coincé dans un hôtel de luxe d`Abidjan soumis à un blocus des forces fidèles à Gbagbo, Ouattara était sorti vendredi d`un silence de plusieurs semaines pour appeler solennellement les militaires pro-Gbagbo à lui obéir et à protéger la population contre les "atrocités" commises notamment par "des mercenaires et des miliciens étrangers".

La Cédéao a annoncé "un dernier geste" avec l'envoi prochain d'"une délégation spéciale de haut niveau", dont on ignorait samedi la composition et la date d'arrivée à Abidjan.

Si l`armée lui fait toujours défaut, Ouattara a marqué un point jeudi quand
l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a décidé de lui accorder le contrôle des comptes ivoiriens à la Banque centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO).

Le gouvernement Gbagbo a rejeté une décision "illégale" qui pourrait s`avérer lourde de conséquences pour lui, même si les salaires des fonctionnaires de décembre ont commencé à être payés cette semaine.

 

(©)

 

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