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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

Saulet-Clotaire.JPG

 

Nous voulons assumer ici notre centrafricanité en criant : GLOIRE A DIEU ! Ce faisant, nous n’avons aucune propension pour un quelconque prosélytisme religieux dans la mesure où nous condamnons sans équivoque et par principe, tout intégrisme religieux, tout  intégrisme politico-religieux et tout intégrisme humanitaro-politico-religieux. Bien que cette dernière forme de courant obscurantiste, apparue en Centrafrique en juillet 2001, ait failli noyauter la société centrafricaine en raison de la démission de l’Etat face à ses devoirs naturels de satisfaction des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique, laquelle Internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001et 25 octobre 2002 et qui, aujourd’hui, se la coule douce en France sous un parapluie de mensonges politiques et historiques qu’il faut méthodiquement et patriotiquement démonter, nous voulons vous inviter à méditer avec sérénité, la victoire de François HOLLANDE…

 

Mes cher-e-s Compatriotes,

 

Pour notre part, nous ne sommes pas sans savoir qu’en politique et durant des campagnes électorales, des discours sont généralement tenus pour convaincre des électeurs ou pour stimuler des partisans, des promesses solennelles sont faites, le plus souvent sans lendemain, pour séduire, comme le fameux « nguinza ayèkè ga pan! » de 1992-1993 dont nous avons fait l’amère expérience…

Nous Centrafricain-e-s, devons nous départir de tout infantilisme politique, tant dans nos analyses que dans nos actes. Car, il n’appartient pas aux autres de trouver des solutions à nos problèmes ou au problème que nous représentons par notre passé politique…

 

Par contre, nous devons faire montre de maturité politique et non faire étalage de cet infantilisme politique dont la manifestation concrète a été cette annonce surréaliste que nous avons lue sur une ‘’TV sur Internet’’ d’un parti politique qui, au lieu de populariser les luttes que le peuple centrafricain mène quotidiennement pour sa survie (insécurité à Bria, les tongo tongo de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony qui écument l’Est du pays, les ponts qui n’existent plus dans la capitale centrafricaine, les graves dysfonctionnements des systèmes éducatif et sanitaire etc), ou bien faire des contre - propositions concrètes pour redresser le pays dans tous les domaines et prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale de l’obscurantisme supposé ou réel du Pouvoir établi à Bangui, ce parti politique a poussé à l’extrême ce qu’un compatriote a appelé depuis le début des années 2000, la « bêtise politique centrafricaine » pour annoncer l’inauguration de ce média par la retransmission en direct au profit des internautes Centrafricain-e-s qui, pour la plupart, sont en Europe et en Amérique et qui, comme nous, avons suivi plutôt à la télé, l’intégralité de cet exercice démocratique qui a opposé les deux finalistes des élections présidentielles françaises. Alors que le camarade François HOLLANDE que nous nous devons d’appeler maintenant « Monsieur le Président de la République », le Parti socialiste et l’Internationale socialiste ne pourraient qu’attendre de ce parti qu’il prouve ce dont il est capable de faire pour la défense des valeurs de gauche en République Centrafricaine, les responsables de ce parti se sont mis à plat ventre, comme au temps béni des colonies, alors que l’on ne leur a même pas demandé de le faire et que cette façon de faire est aux antipodes de la nouvelle pratique qu’entend mettre en place le 7ème Président de la Vè République !  

 

Au lieu de nous réjouir béatement en croyant tout aussi béatement que, par une baguette magique, ce parti politique centrafricain qui, répétons-le, par inadvertance politique, a réussi à être admis au sein de l’Internationale socialiste alors que sa place ne peut être que dans la poubelle de notre histoire, va être porté au pouvoir en République centrafricaine en 2016, pour prendre ainsi la place de ceux qui nous font encore descendre dans les bas fonds de la régression en Centrafrique et ce, encore par notre faute et à cause de la Transition Consensuelle 2003-2005 non balisée, nous ferons mieux de nous imprégner de ce que Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND, avait dit : ‘’ La considération que l’on accorde à un pays passe d’abord par la conviction partagée qu’il est capable d’inventer ses réponses et qu’il ne les attend pas seulement de l’extérieur, quitte à souhaiter une aide pour les appliquer’’.    

 

Puisque nous pensons que nous-mêmes, pris individuellement, avons aussi notre propre part de responsabilité - aussi minime soit-elle -, dans la DECHEANCE MORALE, SPIRITUELLE, INTELLECTUELLE, POLITIQUE, amorcée paradoxalement et véritablement depuis le 22 octobre 1993 en République centrafricaine, nous osons, sans faire du prosélytisme religieux et nous le répétons pour mieux nous faire comprendre,- tout en rappelant notre fort attachement à une ‘’ laïcité centrafricaine’’ et Jean JAURES, Aristide BRIAND en ont défini pour la France -  nous osons donc vous inviter, comme nous eûmes l’habitude de le faire à l’époque de KOLINGBA où la journée du 30 juin de chaque année fut consacrée aux jeûnes et aux prières, vous inviter à méditer ce passage :

 

« Si Mon peuple sur qui est invoqué Mon nom s’humilie, prie et recherche Ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, Moi, Je l’écouterai des cieux, Je lui pardonnerai son péché et Je guérirai son pays ». ( Second Livre des Chroniques 7/14)

 

Nous terminons, en raison de la forte religiosité des Centrafricain-e-s, et nous ne deviendrons jamais pour autant un Etat théocratique, en vous suggérant - et ce n’est pas un crime de « lèse - laïcité » pour certains anti-cléricaux invétérés - à méditer les 63 versets du chapitre 16 du livre d’Ezéchiel.

 

Que Dieu bénisse le Centrafrique !

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