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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:14

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

 

Dik 7 Décembre 2010 Le Phare

Me Zarambaud a, dans sa déclaration préliminaire, souligné que la nuit des Centrafricains s'est prolongée jusqu'au 22 novembre, en référence à l'ouverture de l'audience du procès avant de présenter l'accusé comme le « général autoproclamé à la tête d'une rébellion ». A l'en croire, Bemba avait crée un Etat au sud de la partie congolaise, frontalière avec la RCA et envoyé ses hommes pour « piller » et « violer très facilement » à Bangui.

« Comment ces pauvres femmes ont été violées en présence de leurs maris et de leurs enfants », a questionné l'avocat centrafricain. Il a, en outre, trouvé un lien historique entre le Congo et le Centrafrique pour trouver « incorrect » que les crimes soient commis par le ressortissant de l'un de ces Etats « frères ». « Comment les mercenaires pouvaient provenir du pays de Lumumba pour aller au pays de Barthélemy Boganda? C'est une insulte à la fraternité africaine ». Ce représentant légal des victimes a voulu connaître les raisons de l'intervention de Bemba « lui, dont le pays faisait face à d'autres mercenaires contre lesquels ses propres mercenaires auraient dû être utilisés ».

Pourquoi, n'étant pas un dirigeant d'un pays constitutionnellement constitué, Bemba a-t-il envoyé ses mercenaires en Centrafrique ? Est-ce que Patassé avait reçu le quitus du parlement ? « Je ne pense pas », a répondu l'avocat des victimes en posant les deux questions aux juges. « Bemba n'a pas nié s'être rendu à Bangui pour discuter avec Patassé », a-t-il, en outre, affirmé en ironisant qu « ils ne discutaient pas de la pluie et du beau temps mais de l'appui de l'un à l'autre ».

Dans sa déclaration, il a souligné être d'avis que « l'heure de la vérité a sonné », et affirmé, à la même occasion, que « les troupes de Bemba étaient intervenues en RCA un an plus tôt et sont revenues pour commettre des crimes abominables ». Au nombre des crimes commis, selon lui, « des civils centrafricains ont été égorgés, d'autres ont eu des proches enlevés pour toujours, les pillages étaient automatiques, ils emportaient tout, même les animaux domestiques ». Si à ses yeux, le viol constituait le principal crime, « la violence se faisait à main armée, (...), la plupart des personnes traumatisées étaient des personnes vulnérables, beaucoup sont infectées et sont mortes ».

La deuxième représentante des victimes, une avocate d'origine centrafricaine a estimé, pour sa part, que les hommes de Bemba ont « volé à la population en vue de la rendre pauvre » et qu' « il est temps de mettre fin à l'impunité ». Elle a insisté sur le fait qu'un commandant des troupes sur place à Bangui, s'adressant à ses subordonnés, avait déclaré : « Vous n'avez pas de femmes, Jean-Pierre Bemba vous a envoyé pour tuer (...) ».

L'autre intervention, c'était celle d'une autre avocate. Elle a pensé qu'on devait « briser le silence ». Des maisons ont été saccagées, tout a été pillé, lits, motocyclettes, sommes d'argent ; et les victimes ont été contraintes des porter leurs propres biens sur le dos au profit des Banyamulenge », a accusé l'avocate européenne qui a insisté sur le fait que « les pillages étaient accompagnés de blessures sur les civils ». D'autres, selon elle, ont même été sodomisés, d'autres rendues enceintes, a en en bouclant ainsi les déclarations préliminaires des représentants légaux des victimes.

 

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