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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 03:19

 

 

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« Si la « recréation est terminée » pourquoi Francis Bozizé et N’doutigaï ne sont-ils pas inquiétés ?

Pendant qu’à coup de décrets aussi surprenants les uns des autres, François Bozizé s’évertue comme un beau diable à distraire le peuple Centrafricain en essayant de démanteler le gang de Ministres prédateurs dit des « Darfouriens » qui écume l’administration du pays avec l’orchestration presque scientifique d’un insouciant brigandage économique frisant l’insolence , une partie du pays lui, ressemble de plus en plus au véritable  « Darfour » de  par les massacres qui s’y déroulent.

En effet pendant près de deux semaines, des tueries horribles  ont eu lieu entre  des ethnies qui ont cohabitées fort pacifiquement  dans cette région depuis des lurettes. L’armée Centrafricaine répondant comme toujours aux abonnés absents (sauf pour mater des opposants),  a une fois de plus  disparu de la circulation. Plus grave encore, des rapports précis et convergents auraient  fait état de véritables « négociations » entre  l’UFDR et les FACAS  demandant à ces derniers de libérer les zones sous leurs protections.

Ces macabres « pourparlers » ont effectivement abouti. Les FACAS ont littéralement, « évacué les lieux » et ouvert la voie à l’UDFR, laissant des milliers de pauvres civils sans protection se faire massacrer par ce qui est convenu d’appeler maintenant l’allié de l’armée nationale : l’UFDR. Un constat évidant s’impose : aucun officier sur le terrain n’aurait pris  sur lui le risque d’être garant d’une décision à la portée indéniablement  politique,  dangereuse et lourde de conséquence telle que celle de  livrer de pauvres civils sans défense à la furia vengeresse  d’une rébellion dont l’objectif  premier était de commettre des massacres à caractère purement génocidaire.

Il est donc évident que les Bozizé qui exercent un contrôle meurtrier et sans faille sur  l’armée depuis leur accession au pouvoir  n’ont pas pu ne pas être au courant. Francis Bozizé, catapulté  par une bienveillante décision paternelle  au sensible Ministère de la Défense et imposé de facto comme le véritable patron d’une armée ethnicisée a outrance et dont le champ de rayonnement ne s’arrêterait qu’à une dizaine de kilomètres autour de la capitale du pays devrait rendre des comptes à la Nation. Toujours aussi cocasse, le cabinet du « Colonel héréditaire  » pourtant apte à s’en prendre aux  journalistes dans l’exercice de leurs fonctions a préféré adopter cette fois ci un profil de chien battu.

Quoi qu’il en soit aujourd’hui, les responsabilités au niveau de nos forces armées doivent être clairement établies et conséquemment assumées. Car, cela est simplement inacceptable qu’une semaine durant presqu’une centaine de Centrafricains puissent perdre la vie et que le Ministre de la Défense se recroqueville derrière une forteresse de silence, sans explication, ni descente sur le terrain et continuer de se pavaner  à bord de luxueuses  4X4 comme si de rien n’était.

Il est donc urgent que l’illégitime Assemblée Familiale qui nous sert d’Assemblée Nationale, monocolore et manchote convoque le Ministre de la Défense et lui  demande des éclaircissements sur ce qui s’est réellement passé à Bria  en le questionnant de  fond en comble. Lui qui affiche un  mutisme de carpe depuis le début des massacres,  doit  dans les plus brefs délais expliquer au Centrafricains comment et pourquoi l’armée de leur pays a outrageusement faillit à son devoir et à sa mission : celui de les protéger. Bozizé de son côté,  devrait procéder au remplacement de son fils. Il pourrait le faire succéder par le Sous-chef d’État-major des Facas le Colonel Ludovic Ngaifei qui face au  galvaudeur   qu’est devenue Francis Bozizé serait un moindre mal.

D’autre part, l’intervention de notre illégitime et impopulaire Président n’a pas été pour apaiser les choses. Lui qui n’a  pas daigné rendre visite aux populations touchées dans leurs chair à plutôt pointer vers elle un doigt accusateur et dédaigneux.  Il a clairement et de façon éhontée déclaré : « Personne n’a incité les Ronga et les Goula à se battre. Je ne suis en rien responsable de ces combats et qu’on n’accuse pas Bozizé gratuitement  ». Nous disons à François Bozize au simple cas ou il l’aurait oublié que dans une République le Président  incarne l’autorité de l’État et de par son arbitrage veille au respect du texte constitutionnelle. Plus, la constitution faisant de lui le chef suprême des armées, lui donnant un rôle prépondérant dans toutes les questions de défense. Il est le responsable ultime de tout ce qui ce passe dans le pays, tout en incarnant son unité. Nous devrions donc demander des comptes à Bozizé et à son fils sur ces massacres, nous devons en leurs directions pointer un doigt suspicieux et accusateur.

Un vieil adage américain dit que : “When there’s blood in the street, somebody’s got to go to jail”. En d’autres termes : “Lorsqu’il y a du sang dans la rue, quelqu’un doit aller en prison”.  Francis Bozizé a failli lamentablement à son devoir, celui de protéger le peuple Centrafricain. Son inhabilité chronique à solutionner les problèmes relevant de sa « compétence »  maintenant proverbiale a permis ce massacre d’un autre temps.  Mais nous le savons tous, « Papa » ne permettra pas que « Francis » aille en prison, n’y qu’il réponde de ses actes, encore moins qu’il s’explique.  « Bozizé Jr. »  devrait donc avoir le courage de reconnaître son inaptitude et son incapacité désormais avérée  à diriger ce sensible ministère et fièrement proposer sa démission. Car son  entêtement nous dirige inexorablement vers un chaos qui ne dit pas son nom. Mais cela, nous le savons tous est le cadet de ses soucis.

 

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