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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 21:08

 

 

En ouvrant le séminaire de formation destiné aux candidats de son parti aux prochaines élections, le président candidat du MLPC Martin Ziguélé a profité de l'occasion pour remettre à sa place sans le nommer, le président candidat François Bozizé et son parti le KNK qui, après avoir affamé les Centrafricains par sa mauvaise gouvernance du pays, s'amuse à distribuer ces derniers jours avec une scandaleuse démagogie, trois carcasses de boeufs par arrondissement de la capitale, comme si cela pouvait remplacer la cruelle absence totale de politique agricole  durant les sept années que Bozizé a passées à la tête du pays et combler les graves carences et dramatiques conséquences occasionnées aux populations dans l'ensemble du pays. Martin Ziguélé a naturellement relevé pour les condamner les incessantes déclarations belliqueuses de Bozizé annonçant sa volonté de dépecer ses opposants ainsi que les incessantes tracasseries qui leur sont faites pour les intimider en entravant de façon délibérée leur liberté d'aller et venir, autant de violations de la Constitution dont Bozizé prétend pourtant être le meilleur garant et sur lesquelles le candidat du MLPC a mis le doigt avec insistance. Martin Ziguélé a également saisi l'opportunité qui lui a été offerte pour dénoncer les incessantes et grossières ingérences de Bozizé  dans les situations relevant du pouvoir judiciaire comme on l'a encore constaté récemment dans l'ordre donné par sans scrupule par Bozizé qu'on arrête le bâtonnier de l'ordre des avocats et un autre citoyen dont il est le seul à avoir perçu la culpabilité dans un banal incendie. 

 

La Rédaction de C.A.P  

 

 

 

 

 

 

logo-MLPC.jpg

 

MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 DISCOURS D’OUVERTURE DU SEMINAIRE DE FORMATION DES CANDIDATS DU MLPC AUX ELECTIONS LEGISLATIVES ET PRESIDENTIELLES DE 2010, EN COLLABORATION AVEC LA FONDATION JEAN JAURES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE

 

 

Camarades membres du Conseil Politique National,

Camarades membres du Bureau Politique,

Camarades membres du Conseil des Sages,

Camarades membres de la  Commission de Contrôle et d’Arbitrage,

 Monsieur Didier CHOUAT, et cher ami, ancien député PS des Côtes d’Armor,

Honorables membres du groupe parlementaire MLPC,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

 Au nom du Bureau politique de notre Parti, et en mon nom propre, je voudrais tout d’abord m’acquitter d’un devoir, celui de souhaiter la bienvenue à Bangui à tous les séminaristes venus de tous les coins et recoins de notre pays. Depuis Obo, Zemio, Rafai, Ouadda-Djallé, Birao, Ouadda, Sam-Ouandja, Ndélé, Kabo, Batangafo, Markounda, Nanga-Boguila, Nola, et j’en passe, vous êtes venus très nombreux, bravant les intempéries, les menaces et les tracasseries de tous ordres, la fatigue et l’insécurité, pour prendre activement part à ce séminaire. Le Bureau Politique, à travers ma voix, est sensible à votre engagement jamais démenti pour notre Parti.

Vous êtes la preuve vivante et concrète qu’au MLPC, nous ne militons pas par pur appât du gain, mais bien parce que nous croyons réellement en ces valeurs que nous défendons tous comme un seul homme depuis 1979. Au MLPC, nous ne sommes pas un parti de l’administration, créée pour la circonstance et par les circonstances. Nous ne sommes pas un parti qui, comme nos rivières en période de crue, se gonfle d’eaux charriant diverses particules, et qui dès la saison sèche revenue, se réduit aux acquêts. 

Mes remerciements s’adressent également et particulièrement à notre Camarade et ami Didier CHOUAT, ancien député du Parti Socialiste français des Côtes d’Armor, cette terre de Bretagne tournée vers l’extérieur et vers l’autre. Si la Fondation Jean-Jaurès a choisi Didier CHOUAT pour venir partager avec nous deux journées de formation sur la conduite d’une campagne électorale, elle n’a pas fait ce choix par hasard. En effet, Didier a mené 14 campagnes électorales de terrain au sein du Parti Socialiste français, et a déjà eu à partager cette longue et fructueuse expérience avec d’autres partis frères africains membres, comme le MLPC, de cette grande union démocratique et progressiste qu’est l’Internationale Socialiste.

Cette session de formation dont nous ouvrons aujourd’hui les travaux, et qui succède à la première animée par notre ami Gérard Fuchs, lui aussi ancien député PS, s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de notre IIIème congrès de juin 2007. Comme vous le savez, à l’issue de ces assises, les congressistes ont décidé de placer la modernisation du Parti et de ses méthodes d’action et de travail comme une de ses trois priorités,  aux côtés de notre nécessaire restructuration et de notre ouverture aux forces vives de notre pays.

Il n’y a de richesse que d’hommes, vous le savez tous, et la pérennité de notre Parti dans l’espace politique centrafricain ne sera garantie que par la qualité de ses cadres, à divers niveaux, acquise grâce à une politique soutenue de renforcement de leurs capacités.

C’est pourquoi, Camarades séminaristes, après avoir désigné et investi nos Camarades aux élections  législatives, l’Ecole du Parti, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès a souhaité doter nos futurs députés des connaissances indispensables à la gestion d’une campagne électorale locale efficiente. Mais le futur député MLPC est également cadre du Parti et les cadres non candidats sont également impliqués dans la campagne électorale.

C’est pour cette raison que nous avons associé à cette formation l’ensemble de nos cadres dirigeants, qu’ils soient candidats ou pas, de toutes les seize préfectures de notre pays sans exception aucune, afin que cette formation bénéficie aussi bien aux candidats d’aujourd’hui qu’à   ceux de demain, et sur la base géographique la plus large possible. Vous le savez comme moi, la roue tourne pour tout le monde, et parmi nous ici, nous avons nos députés de demain mais aussi ceux d’après-demain.

En plus de la formation strictement électorale disais-je, vous aurez également droit à des communications sur le renforcement de votre leadership personnel pour la gestion efficiente et locale de notre Parti en votre qualité de leader.

Pour être efficace, il faut maîtriser le savoir, le savoir-faire et le faire-savoir en matière politique, managerielle et électorale. Dotés de ces outils à la fin de cette formation, vous retournerez rapidement dans vos structures pour continuer à travailler efficacement, comme des fourmis, afin de renforcer notre maillage du territoire national par des actions de proximité bien ciblées, pour garantir la victoire au premier tour de notre Parti.

Vous travaillerez camarades, sans fanfaronnade et avec le respect dû à toutes les composantes de notre peuple, car le peuple est mûr et nous observe. Le peuple sait dans quel camp se trouvent ses oppresseurs sur tous les plans : notre peuple observe ceux-là même qui lui parlent de respect de la constitution, une bible dans une main et un revolver dans une autre, et qui marchent tous les jours sur les libertés les plus élémentaires, comme celles d’aller et de venir,  qui foulent au pied la présomption d’innocence et le principe de séparation des pouvoirs, et qui en réalité mènent une guerre qui ne dit pas son nom contre tout ce qui, en démocratie, équilibre les pouvoirs, et plus particulièrement contre l’institution judiciaire dans toutes ses composantes.

 Le peuple observe et connaît ses affameurs, ceux qui ont détruit les infrastructures agro-pastorales et  routières, plongeant tout notre peuple dans une économie de traite. Et comme si la tragi-comédie ne suffisait pas, à Bangui et uniquement à Bangui, le pouvoir jette à ce peuple qu’on a préalablement affamé par l’absence de toute politique crédible de développement, trois bœufs par arrondissement, mais durant un seul jour sur les 365 que compte l’année et au bout des cinq années qu’a compté un mandat présidentiel. Trois bœufs  pour 100 000 habitants par arrondissement de Bangui, comme le souligne un quotidien national. La manne de Moïse, c’était sur tout le peuple d’Israël. Mais c’est vrai que depuis 2003, la RCA s’est réduit à Bangui.

 Le peuple sait, voit et attend, nous attend…. Aux gesticulations et aux logorrhées pseudo-guerrières des uns, relayées par les agitations anti-démocratiques et anarcho- populistes de leurs moines-soldats rémunérés aux lance-pierre , et qui sont essentiellement destinées à nous distraire de notre objectif qui est la conquête du pouvoir par les urnes, nous devons opposer la sérénité du bon père de famille, et ne consacrer toute notre énergie qu’à la préparation rationnelle, méticuleuse et soutenue , sur le terrain,  des élections à venir et de notre victoire certaine. Le reste est simplement un écran de fumée, comme savent le faire nos paysans pour chasser les abeilles et récupérer leur miel.

Camarades séminaristes,

Je vous invite donc à être assidus, et participatifs. Dans l’humilité qui grandit, et débarrassés des fausses certitudes, profitez au maximum de la somme d’expériences pratiques de notre animateur principal, Didier, et des autres intervenants.

N’hésitez pas à poser vos questions, même en sango, car  notre objectif  est le renforcement de vos capacités.

C’est sur ces mots d’espoir, que je déclare ouverts les travaux de deuxième session de formation à l’attention de nos futurs députés et des cadres du Parti.

 

 TOUS UNIS NOUS VAINCRONS !      

Je vous remercie.

 

                                                                               Martin ZIGUELE

 

 

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