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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:59

 

 

 

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WASHINGTON AFP / 31 janvier 2013 18h33- Un antibiotique bon marché combiné au traitement nutritif habituel peut sauver nombre d'enfants souffrant de malnutrition révèle un essai clinique publié dans la dernière édition de la revue médicale américaine, New England Journal of Medicine (NEJM).


L'étude clinique a été menée au Malawi avec 2.767 enfants de six mois à cinq ans par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université Washington à St Louis et paraît dans le NEJM daté de jeudi.


Ces enfants tous atteints de grave malnutrition ont été traités, soit avec un antibiotique (amoxicilline ou cefdinir) ou un placebo combiné à un traitement hautement nutritif pendant une semaine.


Chez ceux traités avec un de ces antibiotiques, le taux d'échec du traitement nutritif a été réduit de 24,4% avec l'amoxicilline et 39% avec le cefdinir comparativement au groupe témoin ayant pris un placebo.

Le taux de mortalité a également nettement baissé de 35,6% avec de l'amoxicilline et de 44,3% avec du cefdinir, par rapport aux enfants dans le groupe du placebo.


Le traitement nutritif était composé d'aliments à base de beurre d'arachide fortifié avec du lait en poudre, de l'huile, du sucre et des micronutriments.


L'efficacité des antibiotiques montrée par cet essai clinique devrait changer la pratique médicale actuelle pour traiter la malnutrition et conduire l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à recommander un plus grand recours à ces médicaments, selon ces chercheurs cités dans le New York Times.


Une autre étude publiée mercredi soir dans la revue américaine Science également menée au Malawi montre qu'une nourriture insuffisante ou médiocre n'est pas la seule cause de malnutrition infantile en Afrique sub-saharienne.


Un dérèglement de la flore intestinale peut aussi provoquer ce problème, selon des chercheurs américains de l'Université Washington à St Louis.


Cette recherche a été menée pendant trois ans au Malawi avec 377 paires de jumeaux dès leur naissance et des souris de laboratoire.


Elle montre comment un dysfonctionnement de la flore intestinale de ces enfants combiné à une mauvaise alimentation déclenche une forme de malnutrition grave appelée kwashiorkor dont les symptômes sont un gonflement du ventre, des lésions du foie, des ulcérations de la peau et une perte de l'appétit.


Selon ces chercheurs, la malnutrition sévère touche plus de 20 millions d'enfants dans le monde dont un million en meurent chaque année. 



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences