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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 01:24


bonne-annee

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MALNUTRITION : DES INSULTES COMME REPONSE

( Yé so é lingbi ti kè )

Il n'y a guère longtemps, le médecin de Carnot informait la population centrafricaine ahurie que la malnutrition sévit dans sa ville, que de nombreux enfants en sont morts et que d'autres risquent de mourir si rien n'est fait.

De son côté, une association de lutte contre la pauvreté, pour ne pas dire contre la misère en milieu rural informait la population centrafricaine ahurie que la même situation prévaut à MABO, dans la Sous-Préfecture de NDJOUKOU. Cette association a donné la liste nominative des enfants de la localité déjà morts de malnutrition, ainsi que la liste nominative des enfants menacés de mort imminente pour cause de malnutrition si rien n'est fait.

«Que pensez-vous qu'il arriva », selon la fameuse question de Voltaire à propos de Jean FRERON? Le Gouvernement accusa les populations de ne pas savoir manger.

1. Compter sur ses propres forces

Les institutions internationales se sont mobilisées, ont décelé des cas de «malnutrition sévère» et l'on attendait la mobilisation du Gouvernement Centrafricain, le premier concerné car, comme le dit l'adage, «aide-toi et le ciel t'aidera ». Notre Pays devrait d'abord compter sur ses propres forces, et faire en sorte que l'aide extérieure comme les annulations de dettes pour cause de très grande pauvreté et de surendettement ne soient qu'un appoint; la véritable solution de nos problèmes doit consister à développer l'économie et à produire des richesses pour nous auto - suffire, en particulier dans le domaine alimentaire, au lieu de ne compter que sur les maigres impôts et droits de douane, dans ce Pays où, record négatif mondial, presque tous les commerces dans la capitale sont tenus par des commerçants accourus d'une même région du Monde, dont la réputation ne semble pas avoir été façonnée par leur horreur de la corruption.

A terme, la qualification de Pays Très Pauvre Très Endetté doit cesser d'être un trophée objet d'auto - congratulations, voire de boustifailles festives à la Présidence de la République, pour demeurer ce qu'elle ne devrait jamais cesser d'être : une qualification honteuse et infamante. Gâtés que nous sommes par Dieu avec les immenses richesses de notre sol et de notre sous-sol, nous devons cesser d'imiter les araignées, qui tissent chaque jour, mais qui se pavanent toutes nues.

Le Gouvernement issu des élections, fort de sa légalité et de sa stabilité, devrait s'atteler à développer prioritairement l'agriculture, l'élevage, l'artisanat, le tourisme et un minimum de transformation de nos produits, compte tenu de notre enclavement, évidemment après avoir restauré la paix, la sécurité et les infrastructures routières; le Ministre d'Etat aux Mines, Ministre Résident de la Mambéré Kadéî, devrait aussi faire la paix des braves avec la société américaine à qui l'ancien régime a attribué la recherche et l'exploitation de notre pétrole, au lieu de Transition consensuelle et paisible, pourquoi, à partir de 2006, nous avons vu « fleurir» les rébellions comme des champignons sur du fumier après la pluie. Les raisons sont le sectarisme, les nombreux assassinats crapuleux demeurés impunis, l'absence de liberté d'aller et de venir, de liberté de pensée et de débats démocratiques, "l'application, au sommet même de l'Etat, de la loi du talion (affaires SANZE et Eglise de KINA entre autres), la violation du principe de la séparation des Pouvoirs (fermeture militaire de la Cour Constitutionnelle pendant 6 mois), notamment.

L'on en passe et des pires, ou plutôt des meilleures et des plus savoureuses, puisque nous sommes au Merveilleux Pays des paradoxes et des records négatifs. Quand on éteint des incendies que l'on a soi-même provoqués, c'est mieux que de les laisser s'étendre, mais il n'y a pas de quoi pavoiser, c:a.rl'on est assimilable à un pompier - pyromane.

3. Malnutrition et famine

Tout cela ne peut que nous maintenir au hit parade du sous-développement dans la CEMAC et en Afrique et nous faire subir une malnutrition que nous n'avons jamais connue. Nous ne pouvons nous en sortir qu'en faisant le diagnostic sans complaisance du malade grabataire qu'est notre Pays, en cessant de faire semblant de croire que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles», en mettant fin aux exactions et aux violations impunies des droits de l'homme et en prenant conscience de ce que les débats contradictoires, loin de nuire à la démocratie, constituent au contraire son essence et la nourrissent. Point n'est besoin d'être titulaire du baccalauréat pour le comprendre, Messieurs les animateurs de l'émission « yé so é lingbi ti inga » !

Au lieu de tout cela, le Ministre Résident de la Mambéré Kadéi s'est rendu à Berberati pour fêter le 1er Décembre avec PAPA WEMBA et a dit à la population ahurie que si la faim sévit en ces lieux naguère prospères et si les enfants meurent de malnutrition, c'est en quelque sorte parce que la population ne sait pas (ou plus ?) manger. Selon le Ministre, il s'agirait d'un problème de qualité de la nourriture, et non d'un problème de quantité. Selon le Ministre d'Etat, il ne faut pas confondre malnutrition et famine. Ainsi, on mourrait de malnutrition sans qu'il y ait pour autant famine. Bizarre, bizarre, comme disait le grand acteur Français Louis JOUVET.

Pourquoi donc la population de la Mambéré Kadéi, qui a toujours su manger quantitativement et qualitativement, puisqu'elle n'a jamais souffert de malnutrition auparavant, pourquoi brusquement cette population ne saurait-elle plus bien manger? Serait-elle brusquement devenue bête et anorexique au point de ne plus savoir quoi et comment manger pour ne pas être victime de la malnutrition? On voudrait insulter la laborieuse population de la Mambéré Kadéi qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Qu'en disent les Députés et les intellectuels de la Mambéré Kadéi ? On attend impatiemment leurs réactions.

4. La cause de la malnutrition: notre «SANKARA»

En réalité, le Ministre sait pertinemment que si la malnutrition règne dans la Mambéré Kadéi, c'est parcequ'il a spolié les diamantaires, qui constituaient le moteur du développement dans cette Préfecture; il l'a fait au moment même où le prix du diamant avait vertigineusement chuté sur le marché international dans un contexte de crise mondiale, rendant difficile la vente de notre diamant. Les quelques bureaux de diamants, les quelques collecteurs et les quelques artisans épargnés par les mesures illégales de fermetures et d'interdiction d'exercer ont massivement procédé à des licenciements, à des compressions de personnels et à des mises en chômage technique. Il s'en est suivi la malnutrition des enfants et - - - des caisses du Trésor Public. N'empêche que, pour l'animateur lyot1'l1ais de l'émission KNK réservée aux seuls militants KNK de la diaspora et leurs sympathisants, émission où la contradiction démocratique est bannie, le Ministre d'Etat aux Mines, qui avait refusé naguère de communiquer aux élus du Peuple les conventions à bonus signées avec des sociétés de diamants est - - - notre SANKARA ! Rien moins!

Et le Président de la République? Notre GANDHI ou notre MANDELA? Ce serait le rétrograder, puisqu'il a déjà été comparé à MOISE ~ - - comme le fut l'ex­Président Ange Félix PATASSE.

De son côté, j'association qui avait eu le mérite de révéler les ravages de la malnutrition parmi les enfants de MASO a cru devoir « expliquer» cette situation par - - - l'alcoolisme des adultes qui ne nourriraient plus leurs enfants qu'avec de l'alcool, sous prétexte de leur donner des forces! Bizarre, bizarre! Pourquoi ne l'ont-ils pas fait depuis des temps immémoriaux?

Chacun sait pourtant que la laborieuse population de MABO produit massivement du manioc et autres aliments et qu'elle les vend tout aussi massivement aux commerçants qui approvisionnent la capitale. Pourquoi, brusquement, brutalement, cette population aurait-elle décidé de ne plus manger ce qu'elle produit? On est contraint de se demander si cette association n'a pas subi de pressions pour décharger l'Etat de toute responsabilité dans la situation qui prévaut à MABO. On voudrait insulter la laborieuse population de MASO qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Qu'en disent les Députés et les intellectuels de la KEMO ? On attend impatiemment leur réaction.

5. La politique de l'autruche et les deux illustres inconnus

La malnutrition dans certaines parties de notre Pays est un fait, et comme disait LENINE, «les faits sont têtus». Ce n'est pas en niant les faits, en niant l'évidence comme nous le sérine le Ministre Résident de la Mambéré Kadéi ou les deux animateurs de l'émission «yé so é Iingbi ti inga » que nous éradiquerons la malnutrition dans la Mambéré Kadéi, à MABO et ailleurs. Ne faisons pas comme l'autruche qui enfonce sa tête dans le sable pour ne plus voir le danger qui le menace, en croyant avoir conjuré le danger dès lors qu'il ne le voit plus.

Au fait, où étaient ces deux animateurs qui s'auto - proclament à présent chantres du changement, en mangeant les marrons que les démocrates ont tiré du feu, certains au prix de leurs vies, d'autres comme moi au prix de leur liberté, pour obtenir la destitution du précédent régime? On aimerait bien le savoir.

Qu'ils sachent en tout cas que ce sont les démocrates qui ont mené la lutte pour la destitution du régime défunt; les militaires ont pris le train en marche, lorsque la commission Mixte d'enquête judiciaire a convoqué le Général BOZIZE, demeuré loyaliste après la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001, pour l'embastiller. Comme disait le colonel BOKASSA, « l'auto - défense de ma tête m'a amené à prendre le Pouvoir au nom du Peuple Centrafricain ». Quand ces deux animateurs prétendent que le démocrate que je suis fait des critiques parce qu'il a faim, ils ne parlent en fait que d'eux-mêmes, sauf qu'en ce qui les concerne, ils flagornent pour obtenir leur pitance. Qu'ils disposent d'un pick up flambant neuf, avec lequel ils ont déjà fait un accident, alors que de valeureux journalistes de Radio- Centrafrique suent à pieds suffit à le démontrer. De quoi vivraient- ils s'ils ne flagornaient pas?

Qu'ils sachent que si le Président de la République m'avait nommé Ministre, ce n'était pas pour me faire je ne sais quel cadeau ou pour me récompenser d'avoir flagorné, mais c'était la reconnaissance de ma lutte courageuse et pacifique sous le régime défunt, pendant que ces deux animateurs demeuraient tapis dans on ne sait quel coin, exerçaient on ne sait quel métier et vivaient d'on ne sait quoi. Est - ce qu'il manque des journalistes talentueux et aguerris à Radio Centrafrique pour qu'on nous sorte ces deux flagorneurs comme un prestidigitateur sort des lapins de son chapeau, à seule fin de polluer nos esprits et de nous asséner à longueur de journée « la vérité officielle» et transformer Radio Centrafrique en « la voix de son maître» ?

Qu'ils sachent que dès que le Général BOZIZE est arrivé à Bangui après la chute de l'ancien régime, il m'a spontanément fait venir au Camp Béal pour me féliciter chaleureusement et saluer en moi l'un de ceux qui ont courageusement et pacifiquement lutté au prix de leurs vies et de leur liberté pour faire tomber l'ancien régime. Le Général BOZIZE connaissait-il à ce moment là les deux illustres inconnus qui s'auto-proclament aujourd'hui chantres d'un changement pour l'avènement duquel ils n'ont nullement contribué?

6. Ma lutte pour la démocratie

En ce qui me concerne, trois mois après la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001; j'ai été accusé d'en être « le cerveau» et de m'être rendu clandestinement à ZONGO pour remobiliser les militaires qui s'y étaient réfugiés, alors que je n'ai jamais mis les pieds à ZONGO de ma vie et que je suis un partisan de la non violence.

Il s'agissait en fait de me punir pour avoir courageusement entamé la publication d'une série d'articles dans le Journal Le Citoyen pour dénoncer les tueries aveugles et tribalistes ainsi que les nombreuses exactions qui avaient fait suite à la tentative de coup d'Etat.

J'ai alors connu les geôles infectes de la Brigade Territoriale de Gendarmerie, avec leurs quatre murs et leur «plafond» en béton, qui en font une véritable fournaise dans laquelle, pendant les premiers jours, j'ai été enfermé 23H30 sur 24H ; je ne disposais donc que d'une demi-heure pour me débarbouiller comme un canard, faire mes besoins naturels si je ne les avais pas faits en geôle et manger. J'y ai découvert la valeur inestimable de l'air qu'on respire, air que chaque détenu venait respirer à tour de rôle sous la porte en fer, tant pour aérer ses poumons que pour rejeter les miasmes du seau où chacun faisait ses besoins en présence de tous les autres. J'ai vu à mon arrivée les affaires d'un détenu qu'on avait enlevé pour aller l'abattre au PK 26.

Je dénie donc aux deux illustres inconnus de « yé so é lingbi ti inga » le droit de m'enseigner ce que je dois savoir, eux qui, à ma connaissance, n'ont jamais lutté pour la démocratie et pour la destitution d'un régime qui, notamment, bombardait la paisible population de Boy - Rabé. Je l'avais vu de mes propres yeux depuis la concession de la Brigade Territoriale de Gendarmerie, lorsqu'enfin on m'avait autorisé à passer mes journées dans la Cour, avec entre autre autres l'Abbé Julien, le Père TONINO et le PDG Jean - Marie GUENGOUA ..

Qu'ils sachent que je n'ai pas faim, mais que j'ai honte de ne pas avoir faim pendant que la malnutrition décime des dizaines d'enfants qui sont l'avenir du Pays. Après 34 ans d'exercice effectif de la profession d'Avocat, manger à sa faim est la moindre des choses. Puisque les deux animateurs ont intitulé leur émission « Yé so é lingbi ti inga » (ce que nous devons savoir), ils devraient le savoir.

Qu'ils sachent qu'en 36 ans de vie professionnelle bien remplie, je n'ai été Ministre que pendant deux ans et demi, pour contribuer à édifier les fondations d'une démocratie élective et faire en sorte que les militaires ne s'incrustent pas au Pouvoir comme par le passé. A moins d'être de mauvaise foi comme c'est le cas, on ne peut donc pas soutenir effrontément que c'est grâce à l'éphémère fonction de Ministre que je suis ce que je suis.

7. Accuser son chien de rage pour l'abattre

Quant à prétendre que celui qui a soutenu les textes du processus électoral et référendaire devant le Conseil National de Transition et devant la Communauté Internationale que j'étais en ma qualité de Ministre Chargé du secrétariat Général du Gouvernement et de personne ressource que j'étais en même temps n'avait pas été à la hauteur de la tâche, il n'est pas nécessaire d'y répondre. J'en laisse le soin au Président de la République et à ceux de mes collègues qui sont encore au Gouvernement.

Outre ce travail et en seulement 3 mois à la tête du Ministère de la Justice, cumulativement avec mes fonctions de Ministre Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, j'avais initié le projet de loi portant organisation et fonctionnement des Tribunaux de Commerce; ces Tribunaux ne fonctionnaient qu'avec leurs seuls Présidents, en toute illégalité, sans cette loi prévue par la loi organique portant organisation judiciaire. Prétendre par ailleurs que je n'ai publié aucun compte rendu des Conseils de Ministres, c'est tout simplement mentir effrontément, c'est faire comme qui accuse son chien de rage pour l'abattre, malgré tous les services que le chien lui a rendus.

J'imagine que si le Président de la République n'avait pas cru devoir me reconduire au Gouvernement après les élections de 2005, c'était pour faire de la place aux forces organisées issues de ces élections, alors que moi je ne représentais que ma propre personne et une certaine idée de la démocratie qui n'était plus de mise.

Je ne crains donc pas que les deux animateurs de « yé so é lingbi ti inga » me citent nommément, bien au contraire! Ce serait la preuve que j'ai visé juste. En tous les cas, quand on plonge les mains dans la boue pour la jeter au visage d'autrui, l'on est assuré de se salir les mains, mais l'on n'est nullement assuré d'atteindre le visage.

8. «A cœur fermé»  

Il est piteux que l'animateur de l'émission de la diaspora improprement intitulée « A cœur ouvert» ait emboîté le pas aux animateurs de l'émission « yé so é Iingbi ti inga », lui qui est un intellectuel vivant à Lyon en France; lui qui sait donc qu'en France, quand la majorité fait une déclaration, la parole est systématiquement donnée à l'opposition pour faire connaître sont point de vue; lui qui sait qu'en France le temps de parole de chaque camp est comptabilisé par le Haut Conseil de l'Audio­visuel, pour maintenir le nécessaire et salvateur équilibre démocratique. Notre Haut Conseil de la Communication, qui semble en hibernation, gagnerait à prendre des leçons auprès de son homologue.

Hélas cet animateur, profitant de la confusion entre le nom de la philosophie du Président de la République et le nom du parti politique de celui-ci, a transformé l'émission «A cœur ouvert» en tribune de propagande du seul Parti KNK. Un auditeur qui a osé téléphoner pour s'en étonner a été vertement rabroué, y compris par l'animateur de Radio Centrafrique après l'émission. La parole n'est donnée qu'aux « ouvrières et ouvriers» en col blanc de KNK et aux Ministres pour s'auto ­féliciter.

Tous ceux qui auraient des points de vue contraires à la flagornerie ambiante des «yayas », « ngambés » et autres «babas» de cette émission sont d'avance traités de propagateurs de mensonges et de destructeurs du Pays (a zo so a yé ti fouti kodro). Internet, qui est l'une des plus grandes inventions de l'Humanité, ne trouve pas grâce à ses yeux.

Au cours de l'émission du Samedi 12 Décembre 2009, cet animateur a rassuré les militants KNK de France qu'il leur apportera dès que possible les pagnes et autres breloques de KNK ; il a appelé les populations à ne faire confiance qu'au KNK, où elles trouveront en quantité industrielle tout ce qu'elles veulent: stylos, porte-clés, pins, vélos, motos et même véhicules! Donnez leur plutôt de la nourriture, Cher Monsieur !

Les militants des sections de l'Etranger des autres Partis politiques ne font-ils pas partie de la diaspora? Leur donnera-t-on un jour la parole pour porter démocratiquement la contradiction au KNK? Comment envisager l'alternance qui doit être possible dans toute démocratie digne de ce nom si tout projet d'alternance est assimilé à une tentative de sabotage de l'œuvre prétendument grandiose et irréprochable qui serait en cours d'édification? Seul Dieu est infaillible et irréprochable.

9. Oser lutter

Pourquoi les Partis politiques de l'opposition ne saisissent-ils pas la Justice pour imposer leur libre accès aux médias d'Etat comme prescrit par la loi sur les partis politiques?

En ce qui me concerne, j'ai constitué Maître Mathias MOROUBA qui assignera incessamment le Directeur de Radio Centrafrique et les deux « PAPA» de « yé sa é lingbi ti inga » en justice pour obtenir d'exercer mon droit de réponse de vive voix dans cette émission.

Les animateurs des émissions « yé so é lingbi ti inga » et « A cœur ouvert » gagneraient à savoir qu'empêcher les gens de s'exprimer légalement, c'est les contraindre à s'exprimer illégalement. Une cocotte minute où la sortie de la vapeur est fermée risque l'implosion. Gare à l'effet boomerang du monologue, de la flagornerie et du sectarisme!

Comme tous les contrefacteurs de la vérité et tous les flagorneurs des anciens régimes, les contrefacteurs de la vérité sur la malnutrition et les flagorneurs du régime actuel passeront et, comme disait Barthélemy BOGANDA aux colons, nos femmes et nos enfants jetteront derrière eux et leurs piteuses flagorneries « le tison ardent, symbole d'un départ définitif et d'un souvenir couvert de honte et de malédiction populaire ». Ils devraient se demander pourquoi leurs «illustres» prédécesseurs, qui péroraient du haut de leur fumeuse suffisance et narguaient le Peuple, ont été balayés de la scène de l'Histoire comme des feuilles mortes qu'emporte le vent Maïgaro et sont devenus d'éminents Professeurs par l'exemple négatif. Il est vrai que le fait pour un papillon de nuit d'être brûlé par le feu n'a jamais empêché tous les autres d'aller s'y jeter et d'être brûlés à leur tour. Un flagorneur pensera toujours que son régime est éternel.

C'est ainsi.

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 15 Décembre 2009

PS: VOLTAIRE

« L'autre jour, au fond d'un vallon, un serpent piqua Jean Fréron. Que pensez-vous qu'il arriva? Ce fut le serpent qui creva ».

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